Une décision audacieuse aura été le point tournant de ce premier match de la Série Mondiale, hier soir à St. Louis.
Nous sommes devant une égalité de 2-2 en fin de 6e manche et des coureurs au 1er et 3e sacs, deux retraits. Chris Carpenter, magistral à nouveau hier soir et en plein contrôle de ce match jusque là, s'apprête à se pointer au bâton.
Tony LaRussa n'a pas le choix. Il prend la décision de retirer Carpenter du match (il peut se fier à sa relève, dominante à souhait) et il place plutôt un frappeur suppléant dans la boîte: le jeune Allen Craig. Ron Washington réplique avec le droitier Alexi Ogando, intouchable jusqu'à date en séries (imaginez, un WHIP de 0,13 avant le match d'hier).
Craig frappe un simple et fait produire le point de la victoire. Le reste est de l'histoire. La grosse barbe Jason Motte (quel trouvaille que cette version 2011 de Brian Wilson) se charge de la 9e des Rangers et au final, victoire des Cards, 3-2.
(Merci, Ligue Nationale. Le règlement du frappeur désigné, ça favorise l'offensive, oui, mais avouons que de se retrouver devant un tel dilemme, ça fait appelle au talent de stratège des gérants.)
Une décision audacieuse et courageuse de LaRussa, qui va simplement ajouter à la mythique entourant cet énigmatique légende qui est là depuis, au moins, 108 ans!
Quel spectacle! On prend une décision d'un côté, on rapplique de l'autre. De la stratégie à l'état pur, qu'on voit seulement en octobre, quand les stakes sont à leur apogée...
Prise 2 ce soir, toujours à St. Louis, qui avait mystérieusement l'air d'un gros frigo, hier soir.
jeudi 20 octobre 2011
mercredi 19 octobre 2011
The name of the game is pitching?
À quoi doit-on s'attendre pour cette Série Mondiale, version 2011, qui débute ce soir à St. Louis entre les Rangers du Texas et les Cardinals? Certainement beaucoup de points et beaucoup de changements de lanceurs...
Les séries de cette année ont été de véritables festivals offensifs, comme en fait foi le nombre de points marqués dans les deux séries de championnats, qui ont nécessité six parties chacune: 64 dans l'Américaine et 69 dans la Nationale. "The name of the game is pitching" qu'ils disent... Pas vraiment pour cette année, à tout le moins!
Et ce sera vrai encore en Série Mondiale. Il n'y a pas vraiment de lanceur partant dominant, mis à part peut-être Chris Carpenter du côté des Cards. Par contre, là où les Rangers sont vraiment bons, c'est dans l'enclos des releveurs, où ce groupe a vraiment été dominant jusqu'à maintenant.
L'occasion est belle pour les Cards, à leur 18e présence à cette classique annuelle, de remporter une 11e Série Mondiale. Albert Pujols, probablement le meilleur frappeur des majeures, est en feu et il voudrait bien terminer son contrat avec une bague de championnat. Restera-t-il à St. Louis, malgré une défaite? Le suspense va durer encore un temps au Missouri...
Avec Carpenter qui pourrait oeuvrer durant trois matchs (matchs 1, 4 et 7), les Cards sont quand même en bonne position. Sans oublier l'avantage du terrain. Pas un facteur majeur... jusqu'au 7e match!
Mais je favorise les Rangers. Pour l'offensive et pour leur relève. Nelson Cruz, le SEPTIÈME frappeur dans l'alignement, a frappé six longues balles contre les Tigers. Il ne répètera pas l'exploit, mais quand on peut compter sur une telle profondeur dans un alignement, ça en dit beaucoup sur l'arsenal qui est en place au Texas...
On y va donc avec les RANGERS EN SIX.
Les séries de cette année ont été de véritables festivals offensifs, comme en fait foi le nombre de points marqués dans les deux séries de championnats, qui ont nécessité six parties chacune: 64 dans l'Américaine et 69 dans la Nationale. "The name of the game is pitching" qu'ils disent... Pas vraiment pour cette année, à tout le moins!
Et ce sera vrai encore en Série Mondiale. Il n'y a pas vraiment de lanceur partant dominant, mis à part peut-être Chris Carpenter du côté des Cards. Par contre, là où les Rangers sont vraiment bons, c'est dans l'enclos des releveurs, où ce groupe a vraiment été dominant jusqu'à maintenant.
L'occasion est belle pour les Cards, à leur 18e présence à cette classique annuelle, de remporter une 11e Série Mondiale. Albert Pujols, probablement le meilleur frappeur des majeures, est en feu et il voudrait bien terminer son contrat avec une bague de championnat. Restera-t-il à St. Louis, malgré une défaite? Le suspense va durer encore un temps au Missouri...
Avec Carpenter qui pourrait oeuvrer durant trois matchs (matchs 1, 4 et 7), les Cards sont quand même en bonne position. Sans oublier l'avantage du terrain. Pas un facteur majeur... jusqu'au 7e match!
Mais je favorise les Rangers. Pour l'offensive et pour leur relève. Nelson Cruz, le SEPTIÈME frappeur dans l'alignement, a frappé six longues balles contre les Tigers. Il ne répètera pas l'exploit, mais quand on peut compter sur une telle profondeur dans un alignement, ça en dit beaucoup sur l'arsenal qui est en place au Texas...
On y va donc avec les RANGERS EN SIX.
Packers: il reste une intrigue
J'ai beau aimé Tom Brady et les Pats avec leur offensive assassine; j'ai beau pavoisé d'admiration devant le retour en force des Lions de Détroit, eux qui ont croupi dans les bas-fonds de la ligue durant une bonne quinzaine d'années; oui, je suis impressionné par la tenue des 49ers de San Francisco et de leur quart Alex Smith, qui rempli (enfin) les promesses qu'on doit tenir d'un premier choix universel.
Il n'en demeure pas moins que l'histoire du début de saison jusqu'à maintenant dans la NFL, c'est la tenue des Packers de Green Bay.
Avec la pression d'être les champions défendants du Super Bowl, les Packers performent, semaine après semaine, et ils forment dorénavant la seule formation toujours invaincue dans la Ligue. Leur meneur, le quart Aaron Rodgers, est encore meilleur que l'an dernier. Une bien mauvaise nouvelle pour les autres formations...
Devant ces faits, inclinons-nous devant une unité aussi puissante et on va leur concéder le championnat de la NFC et la meilleure fiche de la ligue à la fin de la saison. Même devant mes chers Patriots...
En fait, il ne reste plus qu'une intrigue à cette saison 2011 des Packers: pourra-t-elle rééditer l'exploit des Pats qui, en 2007, avait connu un parcours sans faille en saison régulière.
Don Banks, de SI.com, chronique sur cette question en y allant d'une analyse poussée du calendrier des Packers pour leurs dix derniers matchs. Il énumère les facteurs qui pourront jouer en faveur de la victoire ou de la défaite...
Les plus beaux défis pour les Verts viendront sans doute des Chargers de San Diego et des Lions.
À la semaine 9, Green Bay se rendra à San Diego, où il affrontera une attaque capable de feux d'artifices à tout moment. Philip Rivers peut être aussi bon que Rodgers, mais Green Bay aura eu deux semaines pour se préparer à ce match, étant en congé dans la semaine 8.
Deux affrontements face aux Lions, un rival de division, durant les semaines 12 et 17, pourraient s'avérer du bonbon. Une lutte est à finir entre ces deux équipes pour le championnat de la division Nord de la NFC.
mardi 18 octobre 2011
Qui avait vu venir l'Avalanche?
La plus grande surprise de ce jeune début de saison dans la LNH est sans aucun doute l'Avalanche du Colorado. Les hommes de Joe Sacco, à la surprise de tous, trônent au sommet du classement général. Ils viennent de remporter cinq matchs de suite sur la route après avoir perdu leur match inaugural à domicile.
Pas si mal pour une équipe destinée, selon les observateurs, aux bas-fonds du classement de l'association de l'Ouest.
On convient que la saison est jeune encore, mais c'est quand même rafraîchissant de voir cette bande de jeunes loups sans pression s'amuser comme des petits gamins à causer des surprises soir après soir...
Parmi ceux-ci, il y a David Jones. Cet obscur choix de 8e ronde en 2003, qui a marqué 27 buts l'an dernier, a un départ canon avec quatre buts en six matchs. On peut en dire autant du jeune Gabriel Landeskog, 18 ans et premier choix du club l'été dernier, qui semble bien s'adapter à sa nouvelle équipe (trois points).
L'équipe ne maintiendra pas le rythme, mais les points de classement qu'ils viennent d'encaisser pourraient devenir précieux dans une éventuelle course aux séries.
Reste maintenant à l'Avalanche à offrir le même rendement à domicile.
Pas si mal pour une équipe destinée, selon les observateurs, aux bas-fonds du classement de l'association de l'Ouest.
On convient que la saison est jeune encore, mais c'est quand même rafraîchissant de voir cette bande de jeunes loups sans pression s'amuser comme des petits gamins à causer des surprises soir après soir...
Parmi ceux-ci, il y a David Jones. Cet obscur choix de 8e ronde en 2003, qui a marqué 27 buts l'an dernier, a un départ canon avec quatre buts en six matchs. On peut en dire autant du jeune Gabriel Landeskog, 18 ans et premier choix du club l'été dernier, qui semble bien s'adapter à sa nouvelle équipe (trois points).
L'équipe ne maintiendra pas le rythme, mais les points de classement qu'ils viennent d'encaisser pourraient devenir précieux dans une éventuelle course aux séries.
Reste maintenant à l'Avalanche à offrir le même rendement à domicile.
jeudi 13 octobre 2011
Sideshow Don...
Je n'ai pas vraiment été surpris, jeudi dernier, quand j'ai entendu Don Cherry passé à tabac les anciens "toughs" Chris Nilan, Stu Grimson et Jim Thomson, pour leurs commentaires contre les bagarres dans la LNH.
"The new NHL"... Visiblement, Cherry n'est pas très impressionné par la tangente vers laquelle la LNH s'en va pour ce qui est du jeu physique. La preuve, c'est que le type n'a même pas pris la peine de voir un de ces vidéos explicatifs, applaudis d'à peu près tous, où Brendan Shanahan prend le temps de bien nous expliquer ses décisions...
Comme bonhomme old school bien à cheval sur ses principes et qui a sans doute toujours l'impression d'avoir raison, on peut difficilement trouver mieux!
Non, on n'est donc pas surpris. Cherry nous vend des DVD à la pocheté et fait des millions de dollars grâce aux mises en échec vicieuses et aux bagarres qui éclatent à tout bout de champ. C'est normal qu'il parte en croisade contre des anciens qui ont eu le courage de leurs opinions, voyant les plus jeunes de leur race se détruirent à petit feu (Boogaard, Rypien, Belak...), puisque ça pourrait nuire aux affaires de la famille!
Dommage. Autant Cherry peut être pertinent par moments, autant il recule à l'ère des dinosaures quand il y va de sorties de la sorte. Et la CBC qui est derrière ça et qui ne dit rien. Ça ne fait que me montrer qu'elle cautionne le discours de Cherry. On a le droit d'être déçu de notre société d'État...
Si vous croyez qu'elle va foutre Cherry dehors, c'est que vous ignorez la popularité du personnage dans le "ROC"...
"The new NHL"... Visiblement, Cherry n'est pas très impressionné par la tangente vers laquelle la LNH s'en va pour ce qui est du jeu physique. La preuve, c'est que le type n'a même pas pris la peine de voir un de ces vidéos explicatifs, applaudis d'à peu près tous, où Brendan Shanahan prend le temps de bien nous expliquer ses décisions...
Comme bonhomme old school bien à cheval sur ses principes et qui a sans doute toujours l'impression d'avoir raison, on peut difficilement trouver mieux!
Non, on n'est donc pas surpris. Cherry nous vend des DVD à la pocheté et fait des millions de dollars grâce aux mises en échec vicieuses et aux bagarres qui éclatent à tout bout de champ. C'est normal qu'il parte en croisade contre des anciens qui ont eu le courage de leurs opinions, voyant les plus jeunes de leur race se détruirent à petit feu (Boogaard, Rypien, Belak...), puisque ça pourrait nuire aux affaires de la famille!
Dommage. Autant Cherry peut être pertinent par moments, autant il recule à l'ère des dinosaures quand il y va de sorties de la sorte. Et la CBC qui est derrière ça et qui ne dit rien. Ça ne fait que me montrer qu'elle cautionne le discours de Cherry. On a le droit d'être déçu de notre société d'État...
Si vous croyez qu'elle va foutre Cherry dehors, c'est que vous ignorez la popularité du personnage dans le "ROC"...
mercredi 12 octobre 2011
Déjà un obstacle: les blessures!
La nouvelle saison vient juste de débuter que déjà le CH doit composer avec un obstacle de taille: une infirmerie qui déborde!
Après Andreï Markov et Chris Campoli, voilà que Mike Cammalleri et Jaroslav Spacek ont rejoint la liste des blessés. Même si leurs blessures semblent moins sérieuses que prévu, il n'en demeure pas moins que ça doit donner un sacré mal de tête à Jacques Martin... Qui faire jouer et sur quel trio?
Promouvoir Travis Moen sur la première unité? Non, ne riez pas, Martin vient de poser ce geste. Paraît qu'il le mérite. J'ose pas imaginer ce qu'un gars comme David Desharnais, qui se démène et qui se débrouille franchement bien depuis le début de la saison, doit penser quand il voit ça...
J'ai bien hâte de voir la réaction des jeunes. Notamment, Yannick Weber, a qui on va donner une autre chance à la ligne bleue. Même chose pour Andreï Kostitsyn. Le Ténébreux tarde encore à décoller cette année...
On ne va pas pavoiser avec une victoire à Winnipeg, mais elle a dû faire du bien quand même, celle là.
L'ouverture locale, donc, demain soir, avec la visite des Flames de Calgary.
Après Andreï Markov et Chris Campoli, voilà que Mike Cammalleri et Jaroslav Spacek ont rejoint la liste des blessés. Même si leurs blessures semblent moins sérieuses que prévu, il n'en demeure pas moins que ça doit donner un sacré mal de tête à Jacques Martin... Qui faire jouer et sur quel trio?
Promouvoir Travis Moen sur la première unité? Non, ne riez pas, Martin vient de poser ce geste. Paraît qu'il le mérite. J'ose pas imaginer ce qu'un gars comme David Desharnais, qui se démène et qui se débrouille franchement bien depuis le début de la saison, doit penser quand il voit ça...
J'ai bien hâte de voir la réaction des jeunes. Notamment, Yannick Weber, a qui on va donner une autre chance à la ligne bleue. Même chose pour Andreï Kostitsyn. Le Ténébreux tarde encore à décoller cette année...
On ne va pas pavoiser avec une victoire à Winnipeg, mais elle a dû faire du bien quand même, celle là.
L'ouverture locale, donc, demain soir, avec la visite des Flames de Calgary.
jeudi 14 juillet 2011
Brian Wilson a soif des réflecteurs
Le releveur Brian Wilson, des Giants de San Francisco, est un joyeux drille!
Assoiffé des réflecteurs, comme toujours, Wilson a profité de la tribune qui lui a été offerte au Match des étoiles pour mousser la candidature de Carlos Beltran comme futur coéquipier au sein des Giants! Beltran, on le sait, joue pour les Mets et les Mets, ça aussi on le sait, ne vont nulle part.
Excellente stratégie. Beltran s'avèrerait une addition de taille pour les Giants, leur attaque étant une des plus anémiques dans les majeures depuis le début de la saison.
(D'ailleurs, le DG Brian Sabean sait bien que son équipe a besoin de punch en offensive et il n'a jamais eu peur de transiger quand la situation l'exige.)
Wilson a également honoré de sa présence hier soir, au gala des ESPYS, les prix annuels remis par la chaîne ESPN. Et, une fois de plus, le barbu a volé la vedette avec un costume des plus exotiques...
Certains ont aimé, j'imagine. Mais d'autres, comme John Madden, ne l'ont pas trouvé très drôle!
Brian Wilson est un personnage. Il est un releveur aussi, avec un travail à faire, mais sa personnalité pour le moins fracassante est une présence très rafraîchissante dans le monde hyper-traditionnel du baseball américain. Je ne suis pas de ceux qui trippe sur les "attention-magnet" comme celui-là, mais j'avoue lâcher un p'tit rire quand un moineau comme Wilson sort des sentiers battus comme il le fait régulièrement.
J'aimerais connaître la réaction de Bud Selig!
Assoiffé des réflecteurs, comme toujours, Wilson a profité de la tribune qui lui a été offerte au Match des étoiles pour mousser la candidature de Carlos Beltran comme futur coéquipier au sein des Giants! Beltran, on le sait, joue pour les Mets et les Mets, ça aussi on le sait, ne vont nulle part.
Excellente stratégie. Beltran s'avèrerait une addition de taille pour les Giants, leur attaque étant une des plus anémiques dans les majeures depuis le début de la saison.
(D'ailleurs, le DG Brian Sabean sait bien que son équipe a besoin de punch en offensive et il n'a jamais eu peur de transiger quand la situation l'exige.)
Wilson a également honoré de sa présence hier soir, au gala des ESPYS, les prix annuels remis par la chaîne ESPN. Et, une fois de plus, le barbu a volé la vedette avec un costume des plus exotiques...
Certains ont aimé, j'imagine. Mais d'autres, comme John Madden, ne l'ont pas trouvé très drôle!
Brian Wilson est un personnage. Il est un releveur aussi, avec un travail à faire, mais sa personnalité pour le moins fracassante est une présence très rafraîchissante dans le monde hyper-traditionnel du baseball américain. Je ne suis pas de ceux qui trippe sur les "attention-magnet" comme celui-là, mais j'avoue lâcher un p'tit rire quand un moineau comme Wilson sort des sentiers battus comme il le fait régulièrement.
J'aimerais connaître la réaction de Bud Selig!
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