mardi 30 novembre 2010

Who ya' got? #2

LNH, Mercredi 1er décembre, Edmonton à Montréal, who ya' got?

Les jeunes Oilers s'amènent au Centre Bell demain soir. Me semble que ça fait 109 ans que ce club-là est en reconstruction. Année après année, ils trainent dans les bas-fonds du classement de l'Ouest, surtout depuis l'année où ils sont allés en finale de la Coupe Stanley.

Ils sont jeunes les Huileux, certes (salut Bob Hartley), mais ils ont du talent. Ça donne un bon spectacle, mais aussi des cheveux gris à leur entraîneur Tom Renney. L'expérience, ça ne s'achète pas, comme en fait foi leur fiche de 7-12-4.

J'ai hâte de voir quel Canadien va se pointer demain. Celui qui a été mauvais à souhait vendredi passé à Atlanta ou celui du lendemain, beaucoup plus solide, face aux Sabres de Buffalo? Un peu une boîte à surprises par les temps qui courent, mais je pense que ce sera la deuxième option...

Je vois mal le CH mal paraître contre les jeunots d'Edmonton. Mais n'empêche que c'est une belle occasion pour les montréalais de voir les Hall, Eberle et Paajarvi en action... I GOT MONTREAL. PAR TROIS BUTS.

Ça chauffe à Miami...

La venue de LeBron James et Chris Bosh avec le Heat de Miami, l'été dernier, a été perçu comme une trahison, non seulement à Cleveland, ville où jouait James avant de faire son choix, mais un peu partout à travers les États-Unis.

On reproche, notamment et avec raison, le gros show de boucane concocté par James lui-même pour l'annonce de sa décision (rappelez-vous la fameuse émission "The Decision", où même le réseau ESPN s'est mis à genou devant le King...)

L'aftermath de "The Decision", cette douloureuse et maladroite opération de relations publiques, a eu un effet marteau: everybody hates the Heat!!!

Le Heat de Miami, c'est maintenant les mauvais garçons du basket. Tout le monde veut battre le club paqueté que Pat Riley, du haut de sa back-coiffe, a réussi à assembler.

Or, avec une fiche de 9-8 avant la victoire d'hier, il n'y a pas grand monde qui la trouve bien drôle à Miami. Avec une équipe aussi puissante, trois joueurs aussi dominants (le trifecta est complété par Dwyane Wade), comment peut-on flirter avec une fiche de ,500?

Vous devinez la suite?

Et bien oui, on pointe maintenant l'entraîneur...

Erik Spoelstra devait l'attendre, celle-là. Apparemment qu'il y a de la grogne au sein du club face aux choix stratégiques de l'entraîneur. Il semble que Spoelstra dirige plus pour sauver son job que pour gagner des matchs.

Ah, ces athlètes professionnels. Rarement ils sont capables de prendre la responsabilité dans les périodes creuses. Au lieu de chercher des solutions, on pointe du doigt quelqu'un pour mieux se remonter. La loi du sport, c'est connu, est abominable: c'est plus facile de lincher le gars à cravate que d'échanger un club au complet.

On souhaite bonne chance à coach Spoelstra. Mais on doute qu'il garde son siège encore très longtemps.

AJOUT: le Heat a gagné, hier soir. Et il y a eu un meeting entre Spoelstra et James. Tout le monde est sur la même page. Du moins, jusqu'à temps que le Heat en perdent encore cinq de suite...

La dynastie du Rouge & Or

J'espère que les sceptiques sont maintenant convaincus et que le Rouge & Or de l'université Laval peut maintenant être élevé au rang de dynastie du football universitaire canadien. Si on ne peut appeler ça une dynastie, je me demande bien quand sera le jour où on pourra le faire...

Le duel de samedi contre les Dinos de Calgary s'annonçait intéressant. Plusieurs nous avaient mis en garde du bel équilibre de l'équipe de Blake Nill.

Faut croire que Glen Constantin et ses ouailles ont fait leur devoir. Ils étaient bien préparés. Ils ont attaqué en partant et ce fut payant. Dans le temps de le dire, c'était 17-0 et la Coupe Vanier était, à toute fin pratique, déjà décidé.

Un sixième titre canadien pour les Rouges, un cinquième en huit ans, et les québécois ont de quoi fêter.

Et pendant que les gens fêtent, que fais Constantin? Il est déjà au travail, à faire du recrutement...

Ne cherchez pas plus loin pour connaître la recette du succès chez le Rouge & Or.

jeudi 25 novembre 2010

Who ya' got? #1

Nouvelle chronique, basée sur les deux clowns que sont Tony Kornheiser et Mike Wilbon, animateurs/débatteurs de l'émission PTI sur ESPN et TSN.

Durant le Big Finish à la fin, ils finissent souvent ce segment (et l'émission) en y allant d'une prédiction sur un match quelconque en répondant à la phrase Who ya' got? (pour qui prends-tu?)

Voici donc le premier chapitre.

Coupe Vanier, samedi: Calgary contre Laval. Who ya' got?
La beauté du football, c'est qu'un 4 de 7, ça n'existe pas! C'est un match sec qui décide du gagnant et on sait qu'il peut s'en passer des choses... Nul n'est à l'abri de la surprise majeure. Je penche, par contre, pour le Rouge et Or, qui a (enfin) été testé au cours de leurs derniers matchs (contre Sherbrooke et Western). Je respecte beaucoup les Dinos, ils vont donner une bonne opposition, mais j'ai de la misère à croire que les protégés de Glen Constantin vont rater leur coup devant leur partisans... I GOT LAVAL.

NFL, dimanche: Green Bay à Atlanta. Who ya' got?
Le match de l'année dans la NFC jusqu'à date cette saison. J'adore Aaron Rodgers. Il s'améliore de semaine en semaine et il fait des Packers des prétendants de premier ordre dans cette saison pour le moins rocambolesque. Peut-être un prélude au championnat de conférence? I GOT GREEN BAY.

LNH, vendredi: Montréal à Atlanta. Who ya' got?
Alex Auld a un deuxième départ et les Thrashers sont en feu par les temps qui courent. Des éléments qui pointent vers une contre-performance du CH, mais il sera tout autre. Jacques Martin s'est fait entendre cette semaine et ses hommes vont encore avoir frais à la mémoire ses remontrances de milieu de semaine. I GOT MONTRÉAL.

LNH, samedi: Buffalo à Montréal. Who ya' got?
Buffalo. Dites-moi où se trouve le gars du calendrier de la LNH pour que je lui lance un marteau! T'as beau être en charter, voyager Atlanta—Montréal en pleine nuit et arriver en forme pour un match le lendemain soir, ça ne rime pas ensemble. À moins que le reposé Carey n'en fasse à sa tête... Quand même, I GOT BUFFALO.

Coupe Grey, dimanche: Montréal contre Saskatchewan. Who ya' got?
Un rematch de l'an passé et pas besoin de vous dire que les Verts crient vengeance. Surtout qu'ils avaient gagné le match en premier, l'an dernier. Par contre, ils n'ont pas été aussi dominants cette année, notamment dans l'Ouest, où ils ont tiré de la patte toute l'année derrière Calgary. Les Alouettes, eux, ont franchement été impressionnants la semaine dernière contre les Argos en leur infligeant une raclée. Ça va être serré, mais pas autant qu'en 2009. Et j'ai à ne pas parier contre coach Trestman dans les matchs importants... I GOT MONTRÉAL.

Les dindes de l'année

C'est le week-end du Thanksgiving chez nos voisins du Sud et, comme le veut la tradition, le magazine Sports Illustrated nous arrive ce matin avec sa dernière version des "Turkeys of the Year", un excellent ramassis des événements les plus déplorables au cours de l'année dans le monde sportif, qui valent à leurs auteurs le titre de dindon de l'année...

En tête de liste? Facile, Tiger Woods. On ne peut pas dire que l'ami Tiger l'a eu facile depuis un an, date de son accident en SUV. On connaît le scandale qui s'en est suivi...

Mention honorable à LeBron James, pour son ridicule set-up (l'émission "The Decision"...) lors de l'annonce de la nouvelle équipe à laquelle il allait se joindre. De la bien mauvaise publicité pour Miami.

Brett Favre, avec son 72e retour au jeu (et tout le scénario qui vient avec), en est un autre qui nous en a fait baver cette année. Mais pas plus que Brad Childress.

Clin d'oeil à Ilya Kovalchuk, pour son contrat aussi absurde qu'interminable (quoiqu'ici, une moitié de dindon aurait pu aller à Lou Lamoriello, le DG des Devils du New Jersey...)

Happy Thanksgiving!

Le message de Jacques Martin

Belle performance inspirée du Tricolore hier soir au Centre Bell. Les Kings de Los Angeles, une des meilleures équipes du plateau depuis le début des hostilités, n'y ont vu que du feu. Les Rouges étaient partout et c'est sans crainte qu'ils ont gagné facilement 4-1, devant une autre salle comble ravie.

Faut croire que le message du coach Jacques Martin, un peu bougonneux suite à la défaite face aux Flyers lundi, a été bien reçu par ses joueurs.

J'ai noté la performance inspirée de Mike Cammalleri. Même s'il a ralenti un peu dernièrement, il revient tranquillement et il n'hésite jamais (comme toujours) à se mettre le nez dans la cuisine. Andreï Kostitsyn? Ça lui tentait, hier soir. Et enfin un premier but en carrière pour Lars Eller. Ses détracteurs (ou plutôt les fefans de Jaroslav Halak) vont se calmer pour un boutte...

Carey Price, avec la victoire hier, a déjà égalé son nombre de victoires au TOTAL de l'an dernier. Quand ils nous disent que ce gars-là est un joueur transformé...

Martin va d'ailleurs lui donner congé, demain, à Atlanta. Alex Auld vient d'être confirmé pour une deuxième match cette saison. Price devrait être à son poste face à Buffalo samedi, dans un 2 en 2 pour le moins fatiguant. Je veux croire qu'ils volent en nolisé, reste que Atlanta, c'est un peu plus loin que Brossard!

Mais avant de penser aux Sabres, il y a les Thrashers, qui viennent de battre à plate couture (5-1) les Wings de Détroit. Intéressant.

mardi 23 novembre 2010

Cette fois, le R&O sera du party

Le Rouge et Or de l'université Laval n'a pas loupé la deuxième occasion qui lui était offerte de participer au match de la Coupe Vanier devant ses partisans. Après l'échec de l'an dernier face aux Gaels de Queen's, qui avait un peu gâcher le party, le R&O s'est repris, samedi dernier, en coiffant au fil d'arrivée les Mustangs de Western, champions de l'Ontario.

Une courte victoire de 13-11. Mais une victoire qui permettra aux troupiers de Glen Constantin d'accéder à la finale nationale, qui sera disputée samedi midi, au PEPS.

On a vu en partant que le duel serait défensif à souhait. On ne cédait pas grand chose, autant d'un côté comme de l'autre. Les deux défenses ont joué à la hauteur de leur réputation.

J'ai cru que le touché inscrit par Western, au sol, à la toute fin de la première demie, ferait mal au lavallois. Mais, loin de paniquer, ces derniers ont continué de garder les jeux simples et à suivre le plan de match, malgré l'inertie de l'offensive, qui n'arrivait pas à faire grand chose. C'est finalement deux placements et un simple du botteur Christopher Milo dans les six dernières minutes du match, qui auront fait la différence.

Le R&O fera face aux Dinos de Calgary. Et si vous pensez que le match contre Western était la finale avant la finale (les deux équipes étaient classés #1 et #2 au pays avant le match), détrompez-vous. Comme le souligne Justin Éthier, ce matin, Calgary est une équipe beaucoup plus équilibrée.

Un beau défi, donc. Mais, en attendant, place aux nombreuses festivités qui entourent cette 46e Coupe Vanier.

lundi 22 novembre 2010

Va-t-on avoir un match?

Difficile d'être satisfait du spectacle offert au Stade Olympique, hier après-midi, pour la finale de l'Est entre les Argonauts de Toronto et les Alouettes de Montréal. J'ai ouvert la télé à 13h30 et c'était déjà 17-0 pour les Moineaux, au milieu du premier quart.

Force est d'admettre que les protégés de Marc Trestman font bande à part dans leur division. Ils dominent depuis longtemps et, avec leur victoire d'hier, ils accèdent à une troisième finale de la Coupe Grey consécutive.

Ils affronteront les Roughriders de la Saskatchewan, dans ce qui s'avère être un match revanche. Rappelez-vous, les Alouettes avaient gagné de façon dramatique, l'an dernier, profitant d'une pénalité pour trop de joueurs sur le terrain à la toute fin du match.

J'ai bien hâte de voir l'opposition que les Riders offriront cette fois aux Alouettes. On s'entend que tout le monde attendait les favoris, les Stampeders de Calgary, pour affronter Montréal. J'ai bien peur que, de la façon qu'ils ont joué hier, les Alouettes soient trop forts pour les verts...

Mais attendons voir. Les conditions à Edmonton risquent d'être périlleuses la semaine prochaine (il faisait -20 hier soir à Calgary...) et la Rider Nation va bien faire sentir sa présence dans la capitale de l'Alberta.

vendredi 19 novembre 2010

Tomber dans le piège

C'était sûrement trop beau pour être vrai. Avec la visite des Predators de Nashville, hier, et des Leafs de Toronto, demain, l'occasion était belle pour coller six victoires de suite pour la première fois en 108 ans.

Et oui, c'était trop beau, en effet! Les Habs sont tombés dans le panneau de Pekka Rinne et des Preds, s'inclinant 3-0 au Centre Bell. Nashville y est allé d'une performance pour le moins somnifère pour endormir complètement l'attaque montréalaise.

Oui, les hommes de Barry Trotz ont bien joué, mais faut reconnaître que l'effort n'était pas aussi louable chez les Rouges par rapport aux dernières prestations inspirées.

Difficile de les "sizer", ces Canadiens. Capable du meilleur comme du pire, d'une soirée à l'autre. J'imagine que ce n'est pas ça, la marque des équipes championnes...

Les Leafs demain soir, maintenant. S'ils faut qu'ils la perdent, celle-là, on va entendre des huées dans le Centre Bell en fin de match...

jeudi 18 novembre 2010

Plaster Oden

Une triste nouvelle pour les fans de basket et des Trailblazers de Portland: le gros Greg Oden, le premier choix universel du repêchage de 2007, est encore blessé. À l'autre genou. Une autre opération pour le centre de sept pieds et, par conséquent, il ratera le reste de la saison.

Franchement, ce n'est pas un début de carrière rêvé pour le produit de l'université Ohio State. Il doit renoncer à une deuxième saison complète depuis son repêchage, après avoir raté l'entière saison 2007-08 pour un autre problème à un genou.

Au cours de ces quatre années, il aura joué le quart des matchs de son équipe seulement, soit 82 des 328 matchs de saison régulière des Blazers.

Le contrat initial de Oden vient à échéance à la fin de la saison et, malgré la précarité de sa santé, les Blazers semblent vouloir lui offrir un nouveau contrat. C'est toujours ça de gagner pour le 52...

Pas de sentiment: Brett Sutter se retrouve en Caroline!

C'est connu, les frères Sutter, c'est des durs de durs. On ne fait pas dans la dentelle quand tu as été élevé sur une ferme à Viking, en Alberta. Sept gars, sept frères, ça donne un caractère plutôt fort et ça devait sentir la virilité dans ce maison-là.

Donc, pas de place pour les sentiments quand on fait de la business. La preuve, Darryl Sutter, DG des Flames, qui a comme coach son frère Brent, vient d'échanger son fils Brett aux Hurricanes de la Caroline, après un incident qui a mené à l'arrestation de Brett lors du passage de l'équipe à Phoenix la semaine dernière.

On dit que les événements de Phoenix n'ont rien à voir avec l'échange, mais je doute. Le jeune Sutter venait d'être rétrogradé dans la Ligue Américaine.

Les Sutter niaisent pas avec le puck. Tu as une attitude douteuse, peu importe qui tu es, on va régler le problème assez rapidement, crois-nous.

Je sais pas, mais je me sentirais un peu mal si j'étais Brett. Jouer pour son père et son oncle, me semble que ça doit être excitant. Et me semble que tu t'arranges pour ne pas gaspiller pareil occasion.

Les Cowboys m'écoeurent

On l'avait deviné dans les semaines précédentes, mais là, on en a eu la preuve, dimanche passé à New York: les joueurs des Cowboys de Dallas voulaient la tête à Wade Phillips.

Comment alors expliquer que les Boys, sous la tutelle de l'entraîneur-chef par intérim Jason Garrett, ait pu gagner aussi facilement un match (33-20) face aux meneurs de leur division (les Giants) et sur leur terrain par-dessus le marché? Et avec Jon Kitna comme quart-arrière partant en plus...

Jerry Jones n'a pas dû la trouver drôle, malgré la victoire.

Manque de professionalisme. Bande d'égocentriques. Qu'a fait Wade Phillips pour se faire traiter ainsi?

Apparemment que le vieux Wade, c'était un bon gars. Un trop bon gars peut-être. La réputation d'être un player's coach. Mais, à vrai dire, cette philosophie semble avoir perdu son effet à long terme. La preuve, tous ces jeux ratés et le manque d'effort flagrant dont on fait preuve les joueurs des Cowboys au cours des dernières semaines.

Et, en bout de ligne, pour Jones, c'est toujours plus facile de changer le conducteur que de remplacer des passagers sur qui le proprio a investi...

Garrett, lui, a déjà affiché ses couleurs en resserrant les règles autour de l'équipe. La récréation vient de sonner pour les joueurs et c'est peut-être ce que cette bande avait besoin, mais n'empêche que les Cowboys ont beaucoup trop de talent pour trainer une fiche de 2-7. Surtout quand le Super Bowl est présenté dans ton stade cette année...

Non, Jerry Jones n'a pas retrouvé le sourire. Et j'espère que ce n'est pas seulement le personnel d'entraîneurs qui aura des comptes à rendre en bout de ligne.

mercredi 17 novembre 2010

Un autre clown: Antonio Margarito

Je comprends qu'à l'approche d'un combat de boxe, il faut vendre la carte et, surtout, le combat principal.

On est tous témoin de temps à autre de mise en scène que font les pugilistes dans l'espoir de faire parler d'eux et, en bout de ligne, vendre le plus de "tickets" possibles... Et il arrive que certains artistes du noble art perdent carrément la tête en transformant la promotion d'un combat en un véritable cirque.

Le dernier de la liste: Antonio Margarito. Le Mexicain, qui affrontait Manny Pacquiao samedi dernier, s'est moqué de l'entraîneur de se dernier, Freddy Roach, qui est atteint de la maladie de Parkinson. En somme, il a incarné un homme tramblottant dans une performance pour le moins gratuite.

Comme crampe au cerveau, c'en fut toute une! Il a eu beau s'excuser, le beau Antonio, mais il n'en fallait pas plus pour motiver Pacquiao, qui a complètement démoli Margarito le soir venu, lui infligeant au passage une fracture de l'os orbital. Quin toé!!!

Il y en a dans ce monde qui auraient tout intérêt à se la boucler...

Après 10 semaines dans la NFL

La saison 2010 en est une de fou dans la NFL. C'est à croire qu'aucune équipe ne veut vraiment se démarquer et les courses au championnat sont encore ouvertes dans la majorité des huit divisions qui la composent. Même les champions défendants, les Saints de La Nouvelle-Orléans, ont l'air de tout, sauf de champions défendants.

Don Banks, de SI.com, nous trace ce matin un intéressant portrait des séries à l'heure actuelle.

Bref, rien n'est décidé et bien malin celui qui peut prédire l'ordre des classements à l'issue de la saison régulière.

La NFL a d'ailleurs eu la brillante idée de présenter, dans la 17e et dernière semaine d'activité, que des matchs intra-divisions. Pas besoin de vous dire qu'il y a sûrement quelques courses au championnat qui se décideront lors de ce week-end de janvier...

On va suivre ça!

Carey Price fait sa job

Vous vous souvenez, mes amis, comment la grogne était pogné dans les chaumières québécoises, cet été, quand Pierre Gauthier a envoyé Jaroslav Halak à St-Louis.

Bizarre... la même grogne fait place maintenant à des "Carey, Carey, Carey" bien sentis dans les hauteurs du Centre Bell! Bipolaire, les partisans du Canadien.

Les qualificatifs ne manquent pas pour souligner comment Carey Price est brillant par les temps qui courent. Un deuxième blanc en quatre matchs hier soir, dans une victoire de 3-0 contre les Flyers de Philadelphie.

Price se comporte comme un choix de première ronde depuis le début de la saison. Il est gros dans le filet, il est fluide et il a surtout l'air tellement confiant. J'ai l'impression que la fameuse "compétition interne" que Halak lui amenait, la saison dernière, ça l'écrasait plus qu'autre chose. Avec tout le plancher (Alex Auld n'a gardé qu'un match depuis le début de la saison), Price semble dans son élément.

Oui, il est époustouflant, splendide, remarquable, solide et phénoménal. Mais, avant tout, Carey Price fait sa job. Point. Il est payé pour développer son énorme potentiel et il livre la marchandise jusqu'à maintenant.

Plus personne ne nous parle de Halak. Encore moins depuis qu'il a donné 6 buts sur 23 lancers lundi soir à Denver...

Un mot sur les Flyers. Ce n'est pas ce matin que je vais commencer à les aimer, ceux-là. Même Claude Giroux se prend pour Cam Neely! Sauf que Neely, lui, ne se servait pas de son bâton pour cingler ses opposants...

Le comble, ça été de voir Jody Shelley écopé une mineure inutile pour double-échec dans une fin de match interminable comme seul les Flyers sont capables de faire. Ça faisait pitié à voir.

Mike Richards qui ramassent P.K. Subban dans les médias après le match et Scott Hartnell qui se plaint d'avoir été étranglé... Oui, les gars, vous faites vraiment pitié. On peut dire qu'ils ont goûté à leur propre médecine.

Ça promet pour lundi prochain à Philadelphie!

mardi 2 novembre 2010

Lendemain de veille douloureux à Arlington

Une des premières réflexions que j'ai eu, hier, suite à la victoire des Giants de San Francisco sur les Rangers du Texas en Série Mondiale, c'est le sentiment qui doit habiter l'organisation au complet des Rangers dans une telle situation. Être passé si près du but, mais raté l'objectif. Tu sens le championnat, seulement pour te le faire "chipper" sous le nez...

J'ai, en fait, toujours un peu ce même sentiment à chaque fois que je vois une équipe championne se faire consacrer. Ça doit être frustrant pas à peu près, dans une ère où la parité est à son comble et où la compétition est très forte, de louper une chance inouie de mettre la main sur le grand prix.

Ce n'est pas différent au Texas ce matin, où les Rangers se réveillent de leur cauchemar.

Pour un, Josh Hamilton aura des comptes à régler avec certains, j'imagine. On a beau connaître une saison régulière du tonnerre, il faut avouer que le gros 32 a perdu son bâton à quelque part entre New York et San Francisco. Même chose pour les Vladimir Guerrero, Michael Young et Ian Kinsler. De vrais fantômes. L'ensemble de l'offensive de Ron Washington a trouvé un bien mauvais moment pour ralentir la cadence.

Oui, donnons le crédit aux artilleurs des Giants. Néanmoins, les fans des Rangers étaient en droit de voir de meilleures performances de la part de leurs frappeurs, si redoutés avant le début de la série.

De plus, l'incertitude règne quant au retour de Cliff Lee. Le partant-vedette, libre comme l'air, pourra offrir ses services à tout le monde et, évidemment, la surenchère favorise les clubs comme les Yankees et les Red Sox. Par contre, on apprend ce matin que 1) Lee aimerait peut-être rester et 2) le DG Jon Daniels est prêt à dépenser davantage durant l'entre-saison. C'est toujours ça de pris.

Un bel hiver en perspective. Avec tous ces agents libres, il risque d'y avoir passablement d'action dans les coulisses des majeures.

Tim Lincecum brille, les Giants sont champions

52 ans après s'être établi dans le nord de la Californie, les Giants de San Francisco sont finalement parvenus à procurer une victoire à leurs fidèles partisans. Ils sont champions de la Série Mondiale et on peut dire qu'ils ont gagné avec éclat.

Tim Lincecum a battu son rival Cliff Lee pour donner la victoire aux Giants, 3-1. Les hommes de Bruce Bochy remporte donc la série en cinq petits matchs.

En fait, Lincecum et Lee ont commis chacun une erreur. Le problème avec Lee, c'est que son erreur, un tir en plein coeur du marbre à Edgar Renteria avec un compte de 2-0, a valu trois points aux Giants. Lincecum, lui, à donné un circuit en solo à Nelson Cruz, toujours en 7e manche.

Mais pour le reste, "a performance for the ages" pour l'artilleur qui a l'air d'un ado de 14 ans. Après huit manches (trois coups sûrs alloués, un point mérité, deux buts sur balles, 10 retraits au bâton), il a laissé la balle à Brian Wilson, qui est venu fermer les livres comme à l'habitude.

Renteria est le MVP de la série. Oui, c'est mérité. Et c'est sûrement un baume incroyable pour celui qui a vécu une saison difficile avec plusieurs blessures.

On va se souvenir d'une équipe championne qui n'avait pas vraiment de vedette offensive. Le DG, Brian Sabean, a tout bâti en fonction d'un monticule solide et c'est exactement ce qui a donné la victoire aux Giants. Quoi à reprocher aux Lincecum, Cain et Bumgarner? Que dire de l'enclos? Wilson, pour un, a sauvegardé six des onze victoires des Giants.

Bochy avait un plan et les joueurs l'ont tout bonnement acheté et éxécuté. Une belle chimie, ça peut battre n'importe quelle équipe, la plus talentueuse soit-elle.

Les Giants de San Francisco, ce n'est vraiment pas l'équipe qu'on attendait en bout de ligne. Et c'est ce qui est rafraichissant finalement...

HÉROS DU MATCH: Tim Lincecum. Tout a été dit sur lui et ça n'aurait pas été un vol s'il avait été nommé le MVP. Une performance magistrale. En quatre ans dans les majeures, il a deux Cy Young et une bague de la Série Mondiale. Pas si mal!

ZÉROS DU MATCH: Josh Hamilton et Vladimir Guerrero. Les deux plus gros bâtons des Rangers se sont montrer silencieux à un bien mauvais moment. Hamilton a frappé pour ,100 dans la série (0 en 4 hier) et Guerrero encore pire à ,071 (0 en 4 aussi). T'as beau avoir le meilleur lanceur, ça te prend quand même plus qu'un point pour espérer l'emporter...

lundi 1 novembre 2010

Les Giants en plein contrôle

Les Giants de San Francisco peuvent, ce matin, sentir de près le trophée de la Série Mondiale. Après un petit cahot sur le chemin du titre dans le troisième match, le jeune Madison Bumgarner est venu cloué le bec aux frappeurs des Rangers en lançant sept manches de qualité dans le match #4 hier soir à Arlington.

Bumgarner, 21 ans, a confirmé une fois de plus la réputation des artilleurs des Giants en ne cédant que trois petits simples et deux buts sur balles à l'alignement plutôt impressionant (Josh Hamilton, Ian Kinsler, Vladimir Guerrero, Michael Young, Nelson Cruz) des Texans.

Ron Washington est à court de solutions quand vient le temps de solutionner l'énigme que représente un monticule occupé par un lanceur des Giants. Blanchi deux fois à leur trois derniers matchs, les Rangers n'ont marqué que quatre points dans cette séquence. Bien mauvais moment pour les ténors de se tenir silencieux...

Pour un, Josh Hamilton n'est pas l'ombre de celui qui est un candidat logique au MVP de la ligue. On l'a perdu entre la fin de la série contre les Yankees et le début de la Série Mondiale. Il ne frappe que pour ,125 depuis le début de la série. Nettement insuffisant, dirait mon boss.

Les Giants s'approchent à une victoire du titre. Ce titre pourrait être gagné ce soir, mais, tout comme Washington, je doute d'une deuxième performance moche de suite pour Cliff Lee...

HÉROS DU MATCH: Madison Bumgarner, 21 ans, que la plupart d'entre vous ne connaissaient pas avant le début du match! Le jeune blanc-bec a eu le culot de battre les Rangers sur leur propre terrain. Brillant avenir pour celui qui aurait dû prendre la place à Jonathan Sanchez dans la rotation.

ZÉROS DU MATCH: La quintette des gros canons des Rangers: ,181 de moyenne, un circuit, 5 points produits en 72 présences au bâton depuis le début de la série. Si vous cherchez la défaillance dans la série, elle est là!

Match #5 ce soir à 20h. Tim Lincecum contre Lee, dans un re-match du match #1. Avantage à Lee pour ce soir. Mon favori Matt Cain ira fermer les livres à San Francisco mercredi.

Brière l'a échappé, celle-là...

Soirée mouvementée à Philadelphie, samedi soir. Pour résumer: les Islanders de New York se font clencher 6-1 par les Flyers, on est en fin de match et on est à l'étape de passer des messages.

Les joueurs des Islanders ont abusé un peu et les Flyers ont fait attention pour ne pas tomber dans le panneau jusqu'à ceci...



Oui,
LE Daniel Brière, celui qui mesure 5 et 10, qui se fait justice en se servant de son bâton comme d'un sabre. Il vise la tête de Franz Nielsen, coupable d'avoir nargué le Gatinois tout juste avant la mise en jeu.

J'imagine que le niveau de courage de Brière a monté d'un cran quand il a aperçu à ses côtés le toujours très subtil Dan Carcillo. Avec un monkey comme Carcillo pour te défendre, j'imagine qu'on devient plus game un peu.

Et qui vient s'occuper du gardien Rick DiPietro quand celui-ci commence à enlever ses pièces d'équipements? Je vous le donne en mille... oui, les 6 pieds et 6 pouces de Chris Pronger! (D'ailleurs, DiPietro a indiqué que le dernier client avec qui il voulait avoir du trouble, c'était Pronger...)

Si on résume: Carcillo, Pronger et aussi Mike Richards, un good ol' canadian boy. Je comprends maintenant pourquoi le beau "Danny" l'a échappé, celle-là...

Il visite Colin Campbell aujourd'hui. Suspension à prévoir. Laquelle? Je dirais 5 matchs, mais connaissant la ligue, ça va être deux ou trois. Pas d'antécédent grave, pas de blessure grave. Une sentence bonbon comme seul la LNH sait le faire...