Qui aurait cru qu'un jour, au sein de la toute puissante et richissime Major League Baseball, on verrait une équipe se servir du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux États-Unis pour se protéger de ses créanciers?
C'est pourtant le triste sort de Frank McCourt. Il vient de mettre son équipe, les Dodgers de Los Angeles, dans les mains de la juridiction américaine. Voilà une belle patate chaude pour le commissaire Bud Selig, celui qui avait permis l'achat des Dodgers malgré des problèmes évidents de manque de liquidité.
Le résultat est atroce: dans un marché énorme, assez grand pour permettre la coexistence de deux franchises, les Dodgers essuient des revers, non seulement sur le terrain, mais aux guichets aussi, où l'année s'annonce catastrophique.
Le règne de McCourt, long de sept ans, aura été un désastre sur toute la ligne.
Et le pauvre Don Mattingly, à son année recrue à la barre des Dodgers, qui est pris au beau milieu de ce fiasco grossier. Évidemment, tout en classe, Mattingly refuse de faire une relation directe entre les problèmes de McCourt et les performances sur le terrain. Mais tout le monde sait que les Dodgers avaient autant besoin de ces problèmes administratifs qu'une série de bottés au derrière...
Mais, comme le dit Bill Plaschke, du L.A. Times, c'est Frank McCourt qui a tout perdu. Et les Dodgers, eux, ont encore tout.
L'histoire. Les victoires en Séries Mondiales. Vin Scully. La patte gauche de Fernando Valenzuela. Pedro Guerrero. Ron Cey. Le foutu circuit de Rick Monday.
Rien n'est vraiment perdu, finalement, à Los Angeles.
mardi 28 juin 2011
Nathan Beaulieu, un choix facile
Je suis certain que Pierre Gauthier fut agréablement surpris de voir le défenseur Nathan Beaulieu, des Sea Dogs de St. John, être encore disponible quand est venu le temps de prendre la parole lors de la première ronde du repêchage, vendredi dernier.
Classé dans le top 5 en Amérique du Nord par la centrale de recrutement à la fin de la saison, Beaulieu a de belles qualités, notamment dans la relance de l'attaque. Il ne représente pas un grand risque, mais à 6' 2'' et 174 livres, il devra prendre un peu de muscle s'il veut faire carrière dans la grande ligue.
On le reverra bien évidemment dans la LHJMQ l'an prochain, au sein d'une équipe qui aspirera, encore une fois, aux grands honneurs. C'est toujours bon de grandir dans une culture de gagnants, et le CH a cette chance d'avoir un de ses poulains au sein de l'organisation des Sea Dogs. Ce n'est pas pour rien que trois Sea Dogs sont sortis en première ronde.
Le Canadien continue de bâtir sa défensive. Après Carey Price et P.K. Subban, voilà maintenant Jarred Tinordi (2010) et Beaulieu. Sans oublier Brandon Nash, solide à Hamilton l'an dernier, et Alexeï Yemelin, dont on a hâte de voir le potentiel.
Dans les circonstances, le choix de Beaulieu était facile, surtout au 17e rang. Reste maintenant à savoir si ce choix était le bon. On ne le saura pas avant quatre ou cinq ans.
Classé dans le top 5 en Amérique du Nord par la centrale de recrutement à la fin de la saison, Beaulieu a de belles qualités, notamment dans la relance de l'attaque. Il ne représente pas un grand risque, mais à 6' 2'' et 174 livres, il devra prendre un peu de muscle s'il veut faire carrière dans la grande ligue.
On le reverra bien évidemment dans la LHJMQ l'an prochain, au sein d'une équipe qui aspirera, encore une fois, aux grands honneurs. C'est toujours bon de grandir dans une culture de gagnants, et le CH a cette chance d'avoir un de ses poulains au sein de l'organisation des Sea Dogs. Ce n'est pas pour rien que trois Sea Dogs sont sortis en première ronde.
Le Canadien continue de bâtir sa défensive. Après Carey Price et P.K. Subban, voilà maintenant Jarred Tinordi (2010) et Beaulieu. Sans oublier Brandon Nash, solide à Hamilton l'an dernier, et Alexeï Yemelin, dont on a hâte de voir le potentiel.
Dans les circonstances, le choix de Beaulieu était facile, surtout au 17e rang. Reste maintenant à savoir si ce choix était le bon. On ne le saura pas avant quatre ou cinq ans.
mercredi 22 juin 2011
Jack McKeon, 80 ans, nouveau gérant des Marlins...
Qui d'autre que Jeffrey Loria, l'embaumeur de nos Z'Amours, pour embaucher un homme de 80 ans pour diriger sa formation?
Le proprio des Marlins, reconnu pour avoir la mèche courte, a procédé à cette embauche suite à la démission d'Edwin Rodriguez. Le vénérable Jack McKeon, qui a déjà mené les Marlins à une victoire en Série Mondiale en 2003 (face aux Yankees, no less!), prend les guides d'un club qui se cherche: fiche de 2-19 depuis le début du mois de juin.
Tout ça me rappelle les bases conservatrices dans lesquelles le baseball majeur est ancré. Plutôt que de donner la chance à de jeunes gérants innovateurs et sur la montée, on préfère plutôt donner les pouvoirs à un vétéran qui n'est, probablement, qu'une solution temporaire. Et peu coûteuse.
Bob Klapisch nous apprend, justement, que tout ça ne serait qu'un gros nuage de fumée orchestré par Loria et menant à deux scénarios possibles: 1) McKeon est une solution temporaire avant l'embauche de Bobby Valentine, qui a considéré l'hiver dernier pour le poste mais qui, visiblement, exigeait une enveloppe salariale trop élevée; 2) McKeon, une figure populaire, pourrait aider à augmenter la valeur du club dans le but, éventuellement, de vendre l'équipe à d'autres achteurs. Scénario funeste, mais très plausible, surtout quand on connaît Loria et son président (et gendre) David Samson.
Pas pour rien que les gradins sont vides depuis des lunes à Miami...
Jeffrey Loria, pire proprio que George Steinbrenner? Je n'en ai jamais douté.
Le proprio des Marlins, reconnu pour avoir la mèche courte, a procédé à cette embauche suite à la démission d'Edwin Rodriguez. Le vénérable Jack McKeon, qui a déjà mené les Marlins à une victoire en Série Mondiale en 2003 (face aux Yankees, no less!), prend les guides d'un club qui se cherche: fiche de 2-19 depuis le début du mois de juin.
Tout ça me rappelle les bases conservatrices dans lesquelles le baseball majeur est ancré. Plutôt que de donner la chance à de jeunes gérants innovateurs et sur la montée, on préfère plutôt donner les pouvoirs à un vétéran qui n'est, probablement, qu'une solution temporaire. Et peu coûteuse.
Bob Klapisch nous apprend, justement, que tout ça ne serait qu'un gros nuage de fumée orchestré par Loria et menant à deux scénarios possibles: 1) McKeon est une solution temporaire avant l'embauche de Bobby Valentine, qui a considéré l'hiver dernier pour le poste mais qui, visiblement, exigeait une enveloppe salariale trop élevée; 2) McKeon, une figure populaire, pourrait aider à augmenter la valeur du club dans le but, éventuellement, de vendre l'équipe à d'autres achteurs. Scénario funeste, mais très plausible, surtout quand on connaît Loria et son président (et gendre) David Samson.
Pas pour rien que les gradins sont vides depuis des lunes à Miami...
Jeffrey Loria, pire proprio que George Steinbrenner? Je n'en ai jamais douté.
lundi 20 juin 2011
La leçon a été retenue
C'est la victoire fracassante de Rory McIlroy au Congressional qui aura retenu l'attention de bien des gens, ce week-end.
Certes, la facilité déconcertante avec laquelle le Nord-Irlandais a pulvérisé l'opposition aura marqué l'histoire de cette classique vieille de 111 ans. Mais ce que je retiendrai, surtout, c'est que la leçon apprise à la dure au Masters, qui avait vu McIlroy trébucher en laissant filer une avance de quatre coups lors de la dernière journée, aura servi le jeune golfeur de 22 ans.
Samedi soir, il affirmait sans gêne qu'il savait ce qu'il avait à faire pour boucler la boucle afin de ne pas louper la chance de mettre la main sur un premier titre du Grand Chelem.
Ce que McIlroy a démontré, c'est une maturité hors du commun pour un golfeur de son âge. Plutôt que de voir ça trop gros, il a plutôt géré l'hécatombe d'Augusta de la meilleure manière possible en mettant le golf en juste perspective, dans le but de devenir un meilleur golfeur et pour mieux réagir dans de pareilles circonstances. Chapeau.
Pas de doute, le golf, et le sport en général aussi, s'internationalise. C'est un cinquième tournoi majeur de suite qui échappe aux golfeurs américains.
Maintenant, les yeux seront dorénavant tournés vers McIlroy. Il est devenu le 2e plus jeune gagnant d'un tournoi du Grand Chelem (22 ans et un mois), devançant même Jack Nicklaus (Tiger Woods est le seul à avoir gagné un tournoi majeur à 21 ans).
Il n'en fallait pas plus pour lancer les comparaisons...
Certes, la facilité déconcertante avec laquelle le Nord-Irlandais a pulvérisé l'opposition aura marqué l'histoire de cette classique vieille de 111 ans. Mais ce que je retiendrai, surtout, c'est que la leçon apprise à la dure au Masters, qui avait vu McIlroy trébucher en laissant filer une avance de quatre coups lors de la dernière journée, aura servi le jeune golfeur de 22 ans.
Samedi soir, il affirmait sans gêne qu'il savait ce qu'il avait à faire pour boucler la boucle afin de ne pas louper la chance de mettre la main sur un premier titre du Grand Chelem.
Ce que McIlroy a démontré, c'est une maturité hors du commun pour un golfeur de son âge. Plutôt que de voir ça trop gros, il a plutôt géré l'hécatombe d'Augusta de la meilleure manière possible en mettant le golf en juste perspective, dans le but de devenir un meilleur golfeur et pour mieux réagir dans de pareilles circonstances. Chapeau.
Pas de doute, le golf, et le sport en général aussi, s'internationalise. C'est un cinquième tournoi majeur de suite qui échappe aux golfeurs américains.
Maintenant, les yeux seront dorénavant tournés vers McIlroy. Il est devenu le 2e plus jeune gagnant d'un tournoi du Grand Chelem (22 ans et un mois), devançant même Jack Nicklaus (Tiger Woods est le seul à avoir gagné un tournoi majeur à 21 ans).
Il n'en fallait pas plus pour lancer les comparaisons...
vendredi 17 juin 2011
McIlroy en tête... pour combien de temps?
Rory McIlroy est encore en tête. Encore, vous dites? Oui, c'est la troisième fois au cours des quatre derniers tournois majeurs que l'Irlandais vient en tête de liste après la première ronde. Cette fois, on parle du U.S. Open, disputé sur le capricieux Congressionnal, dans le Maryland, jusqu'à dimanche (c'tu moi, ou les verts ont l'air plutôt étranges sur ce terrain?)
Ah, ce qu'un voyage à Haïti peut faire...
Mais le problème avec McIlroy, c'est qu'il part en fou, mais qu'il finit souvent en mouton. Qui ne se rappelle pas de sa débarque monumentale au dernier Masters, alors qu'il était confortablement installé en tête à la veille de la dernière ronde? J'ai très hâte de voir si, cette fois-ci, la magie va opérer au cours des quatre rondes ou si Rory va nous faire le même coup qu'avant et s'écroulera en cours de route...
Parlant d'écroulement, plusieurs "big guns" ont décidé que ça se passait en première ronde. Phil Mickelson a déjà mieux paru que son 74 (+3) d'hier, le même score que Luke Donald, un prétendu aspirant au titre de meilleur joueur au monde.
Le Congressionnal a été aussi impitoyable pour les deux autres membres du top 3 mondial, Martin Kaymer (74) et Lee Westwood (75). Ça sent les vacances sur les plages de la Virginie ce week-end pour ces derniers... ou peut-être qu'ils gardent le meilleur pour la fin? Contrairement à Rory...
AJOUT: Non, Rory n'a pas compris. Il vide ses meilleurs coups encore ce matin et ne garde rien pour le week-end! Déjà -4 après 11 trous aujourd'hui, cumulatif de -10...
Ah, ce qu'un voyage à Haïti peut faire...
Mais le problème avec McIlroy, c'est qu'il part en fou, mais qu'il finit souvent en mouton. Qui ne se rappelle pas de sa débarque monumentale au dernier Masters, alors qu'il était confortablement installé en tête à la veille de la dernière ronde? J'ai très hâte de voir si, cette fois-ci, la magie va opérer au cours des quatre rondes ou si Rory va nous faire le même coup qu'avant et s'écroulera en cours de route...
Parlant d'écroulement, plusieurs "big guns" ont décidé que ça se passait en première ronde. Phil Mickelson a déjà mieux paru que son 74 (+3) d'hier, le même score que Luke Donald, un prétendu aspirant au titre de meilleur joueur au monde.
Le Congressionnal a été aussi impitoyable pour les deux autres membres du top 3 mondial, Martin Kaymer (74) et Lee Westwood (75). Ça sent les vacances sur les plages de la Virginie ce week-end pour ces derniers... ou peut-être qu'ils gardent le meilleur pour la fin? Contrairement à Rory...
AJOUT: Non, Rory n'a pas compris. Il vide ses meilleurs coups encore ce matin et ne garde rien pour le week-end! Déjà -4 après 11 trous aujourd'hui, cumulatif de -10...
Enfin une saison gagnante?
Après 18 ans de misère, où les Pirates de Pittsburgh ne sont jamais parvenu à finir le calendrier avec une fiche gagnante, il y a peut-être un peu de lumière au bout du tunnel...
Les joueurs du gérant Clint Hurdle ont encore gagné hier, balayant du coup la série face aux pauvres Astros à Houston. Et les Pirates sont maintenant deux matchs au-dessus de la barre de ,500.
Ces dernières années, les Pirates n'ont pas eu souvent le luxe d'avoir une fiche de ,500 à ce stade-ci de la saison, même si nous ne sommes qu'à la mi-juin! La dernière fois que c'est arrivé: 1999, ce qui en dit long sur cette franchise, établie dans un petit marché et qui semble destiné à faire du sur-place.
Hurdle marque des points avec ses jeunots et il est sûrement, à l'heure actuelle, un candidat au titre de gérant de l'année.
Les joueurs du gérant Clint Hurdle ont encore gagné hier, balayant du coup la série face aux pauvres Astros à Houston. Et les Pirates sont maintenant deux matchs au-dessus de la barre de ,500.
Ces dernières années, les Pirates n'ont pas eu souvent le luxe d'avoir une fiche de ,500 à ce stade-ci de la saison, même si nous ne sommes qu'à la mi-juin! La dernière fois que c'est arrivé: 1999, ce qui en dit long sur cette franchise, établie dans un petit marché et qui semble destiné à faire du sur-place.
Hurdle marque des points avec ses jeunots et il est sûrement, à l'heure actuelle, un candidat au titre de gérant de l'année.
jeudi 16 juin 2011
Chapeau aux Bruins!
Pas besoin d'être visionnaire ou prophète pour deviner l'ambiance qui plane au-dessus de la ville de Vancouver au lendemain de cette défaite sans équivoque dans l'ultime match de la finale de la Coupe Stanley.
Mais plutôt que de planter les frères Sedin pour leur émigration vers on-ne-sait-où durant la finale, plutôt que de mettre tout le blâme de la défaite sur le dos (déjà assez large) de Roberto Luongo, plutôt que de trouver une faible excuse comme les blessures pour expliquer la défaite, je préfère aussi donner tout le crédit aux Bruins de Boston, une grande équipe!
J'ai l'impression que la mise en échec d'Aaron Rome sur Nathan Horton, qui a sorti les deux joueurs de la série, aura été le point qui a fait tourner la série de côté. On dirait que les joueurs des Bruins se sont réunis autour de la cause de Horton pour aller chercher la Coupe. Peut-être que je me trompe. Mais peu importe, il faut souligner le caractère de cette équipe là. Gagner 4 des 5 derniers matchs face à la meilleure équipe de la ligue, ça relève quasiment du miracle!
Sans oublier qu'ils étaient à un but de se faire éliminer par le Canadien...
La différence aura été Tim Thomas. Il a fait les arrêts, Luongo non. Un trophée Conn Smythe bien mérité pour l'américain de 37 ans. Et justice aura été rendu lors de cette finale. La meilleure équipe a gagné; les Bruins ont d'ailleurs totalement dominé le total des buts marqués dans cette série (23-8).
Et on va peut-être arrêter de dire que la LHJMQ ne fournit pas grand chose à la LNH. Qui ont été les héros offensifs de la victoire décisive d'hier? Patrice Bergeron et Brad Marchard, deux produits dérivés de la "Q", qui se sont élevés alors que les enjeux étaient les plus grands. Chapeau!
Chapeau aussi à Claude Julien. J'étais content de le voir soulever la Coupe, lui qui avait été cavalièrement viré à la fin d'une saison remplie de succès par Lou Lamoriello chez son employeur précédent, les Devils du New Jersey.
Mais plutôt que de planter les frères Sedin pour leur émigration vers on-ne-sait-où durant la finale, plutôt que de mettre tout le blâme de la défaite sur le dos (déjà assez large) de Roberto Luongo, plutôt que de trouver une faible excuse comme les blessures pour expliquer la défaite, je préfère aussi donner tout le crédit aux Bruins de Boston, une grande équipe!
J'ai l'impression que la mise en échec d'Aaron Rome sur Nathan Horton, qui a sorti les deux joueurs de la série, aura été le point qui a fait tourner la série de côté. On dirait que les joueurs des Bruins se sont réunis autour de la cause de Horton pour aller chercher la Coupe. Peut-être que je me trompe. Mais peu importe, il faut souligner le caractère de cette équipe là. Gagner 4 des 5 derniers matchs face à la meilleure équipe de la ligue, ça relève quasiment du miracle!
Sans oublier qu'ils étaient à un but de se faire éliminer par le Canadien...
La différence aura été Tim Thomas. Il a fait les arrêts, Luongo non. Un trophée Conn Smythe bien mérité pour l'américain de 37 ans. Et justice aura été rendu lors de cette finale. La meilleure équipe a gagné; les Bruins ont d'ailleurs totalement dominé le total des buts marqués dans cette série (23-8).
Et on va peut-être arrêter de dire que la LHJMQ ne fournit pas grand chose à la LNH. Qui ont été les héros offensifs de la victoire décisive d'hier? Patrice Bergeron et Brad Marchard, deux produits dérivés de la "Q", qui se sont élevés alors que les enjeux étaient les plus grands. Chapeau!
Chapeau aussi à Claude Julien. J'étais content de le voir soulever la Coupe, lui qui avait été cavalièrement viré à la fin d'une saison remplie de succès par Lou Lamoriello chez son employeur précédent, les Devils du New Jersey.
mardi 14 juin 2011
Daniel Sedin: "on va gagner le match #7"...
Vous avez bien lu.
Venant d'un gars qui s'est transformé en fantôme depuis le début de la finale de la Coupe Stanley, on peut facilement dire que la prédiction du Suédois est pour le moins audacieuse.
Difficile à suivre, ces Canucks. Impeccable à domicile, mais carrément mauvais à Boston. Grâce à la générosité de Roberto Luongo, l'affaire était déjà réglé après dix minutes de jeu.
Quand même absurde de voir que les Canucks et les Bruins sont à égalité 3 partout même si les Bruins ont marqué... 11 buts de plus que leurs adversaires!
Revenons à Roberto Luongo. Il a paru faible sur les deux premiers buts des Bruins hier et Alain Vigneault a rapidement sorti le crochet après le troisième. Le mal était déjà fait et les Canucks ne s'en sont jamais remis.
Néanmoins, la décision de Vigneault de revenir avec Luongo est la bonne. Il n'a pas le choix, de toute évidence, d'y aller avec le cheval qui t'a amené là où tu es aujourd'hui. Maintenant, la question est de savoir si c'est le Luongo local ou celui qui se fait percer sur la route qui se présentera demain soir?
Parce que, pas de doute, Daniel Sedin aura besoin d'un gardien en grande forme, demain soir, pour réaliser la prédiction divine d'hier soir!
Venant d'un gars qui s'est transformé en fantôme depuis le début de la finale de la Coupe Stanley, on peut facilement dire que la prédiction du Suédois est pour le moins audacieuse.
Difficile à suivre, ces Canucks. Impeccable à domicile, mais carrément mauvais à Boston. Grâce à la générosité de Roberto Luongo, l'affaire était déjà réglé après dix minutes de jeu.
Quand même absurde de voir que les Canucks et les Bruins sont à égalité 3 partout même si les Bruins ont marqué... 11 buts de plus que leurs adversaires!
Revenons à Roberto Luongo. Il a paru faible sur les deux premiers buts des Bruins hier et Alain Vigneault a rapidement sorti le crochet après le troisième. Le mal était déjà fait et les Canucks ne s'en sont jamais remis.
Néanmoins, la décision de Vigneault de revenir avec Luongo est la bonne. Il n'a pas le choix, de toute évidence, d'y aller avec le cheval qui t'a amené là où tu es aujourd'hui. Maintenant, la question est de savoir si c'est le Luongo local ou celui qui se fait percer sur la route qui se présentera demain soir?
Parce que, pas de doute, Daniel Sedin aura besoin d'un gardien en grande forme, demain soir, pour réaliser la prédiction divine d'hier soir!
lundi 13 juin 2011
Se relever de brillante façon
Il a franchement été impressionnant, vendredi, dans le 5e match de la finale. Les tirs venaient de partout: puissants, précis, parfois faibles, un rebond ici et là, mais il les a tous stoppés. Un à un. Comme si à chaque arrêt, la confiance, déjà très présente, était devenu de plus en plus solide, inébranlable, à la manière des grands gardiens de son temps.
Depuis les Jeux de Vancouver, je savais que Roberto Luongo était capable de briller dans les grandes occasions. Depuis vendredi soir, je connais maintenant la force de caractère de celui qui a mené son équipe à cette victoire cruciale de 1-0.
Il s'est fait passé 12 buts en cinq périodes et il n'en fallait pas plus pour que les gens doutent. Les journalistes aussi. Est-il aussi bon qu'on peut le prétendre? A-t-il été éclipsé par un gardien (Tim Thomas) qui a le même style que mon fils de 6 ans devant son filet? Peut-il s'élever aux rangs des meilleurs dans le moment le plus opportun?
Oui, non et oui.
Reste maintenant une question: peut-il s'imposer en terrain hostile? À Boston, ce soir, il sera de retour à l'endroit exact où il s'est fait découpé en pièces la semaine passée. Pourra-t-il encore nous surprendre et aller chercher la Coupe qu'il manque au Canada depuis 1993.
Sur papier, Luongo est confiant. Mais il faut toujours et encore qu'il fasse ses preuves. Au même titre qu'il devait les faire même s'il avait couvert son pays d'une médaille d'or en février 2010...
Depuis les Jeux de Vancouver, je savais que Roberto Luongo était capable de briller dans les grandes occasions. Depuis vendredi soir, je connais maintenant la force de caractère de celui qui a mené son équipe à cette victoire cruciale de 1-0.
Il s'est fait passé 12 buts en cinq périodes et il n'en fallait pas plus pour que les gens doutent. Les journalistes aussi. Est-il aussi bon qu'on peut le prétendre? A-t-il été éclipsé par un gardien (Tim Thomas) qui a le même style que mon fils de 6 ans devant son filet? Peut-il s'élever aux rangs des meilleurs dans le moment le plus opportun?
Oui, non et oui.
Reste maintenant une question: peut-il s'imposer en terrain hostile? À Boston, ce soir, il sera de retour à l'endroit exact où il s'est fait découpé en pièces la semaine passée. Pourra-t-il encore nous surprendre et aller chercher la Coupe qu'il manque au Canada depuis 1993.
Sur papier, Luongo est confiant. Mais il faut toujours et encore qu'il fasse ses preuves. Au même titre qu'il devait les faire même s'il avait couvert son pays d'une médaille d'or en février 2010...
Un échec, vraiment?
Peut-on vraiment parler d'échec quand on s'incline en finale de la NBA?
Voilà une excellente question que plusieurs tentent de répondre, aujourd'hui, suite à la défaite de LeBron James et du Heat de Miami face aux Mavericks de Dallas, hier, lors du sixième match de cette finale.
James, dont l'arrivée à Miami avait soulevé les passions, l'été dernier, chez nos voisins du Sud, a donc mordu la poussière dans sa première tentative de mettre la main sur le gros trophée en compagnie des deux autres membres du trifecta floridien, Dwyane Wade et Chris Bosh.
Soyez sans crainte, la chance de le remporter va revenir assez vite.
En attendant, c'est peut-être un peu prématuré de dire que James a croulé sous la pression. Attendons encore une couple d'années pour vraiment comment se comportera le Heat en séries avant de pouvoir porter jugement.
Comme le dit si bien Mike Wilbon, sur ESPN.com, Il me semble qu'on disait la même chose, dans un passé pas si lointain, à propos d'un certain Dirk Nowitski... qui est champion de la NBA depuis hier!
Rappelez-vous qu'il y en avait une maudite gang qui écoutaient la finale assis sur leur pouf pendant que James en découdait avec les Mavs en finale.
Donc, avant de parler d'échec...
Pendant ce temps, à Cleveland, le proprio des Cavaliers s'est évidemment réjoui de la défaite du Heat...
Voilà une excellente question que plusieurs tentent de répondre, aujourd'hui, suite à la défaite de LeBron James et du Heat de Miami face aux Mavericks de Dallas, hier, lors du sixième match de cette finale.
James, dont l'arrivée à Miami avait soulevé les passions, l'été dernier, chez nos voisins du Sud, a donc mordu la poussière dans sa première tentative de mettre la main sur le gros trophée en compagnie des deux autres membres du trifecta floridien, Dwyane Wade et Chris Bosh.
Soyez sans crainte, la chance de le remporter va revenir assez vite.
En attendant, c'est peut-être un peu prématuré de dire que James a croulé sous la pression. Attendons encore une couple d'années pour vraiment comment se comportera le Heat en séries avant de pouvoir porter jugement.
Comme le dit si bien Mike Wilbon, sur ESPN.com, Il me semble qu'on disait la même chose, dans un passé pas si lointain, à propos d'un certain Dirk Nowitski... qui est champion de la NBA depuis hier!
Rappelez-vous qu'il y en avait une maudite gang qui écoutaient la finale assis sur leur pouf pendant que James en découdait avec les Mavs en finale.
Donc, avant de parler d'échec...
Pendant ce temps, à Cleveland, le proprio des Cavaliers s'est évidemment réjoui de la défaite du Heat...
jeudi 9 juin 2011
La recette pour répondre aux critiques
Au cours des dernières semaines, plusieurs, dont l'auteur de ces lignes, ont commencé à s'inquiéter du rendement pour le moins inhabituel du joueur-étoile Albert Pujols, des Cards de St. Louis.
Et bien, le gros Albert a répondu... par la bouche de son canon, soit son bâton!
Sûrement agacé par les questions répétitives sur les causes de cette disette (rappelez-vous, il a été un MOIS sans frapper de circuit à un moment donné), Pujols a explosé le week-end dernier dans un balayage face aux Cubs de Chicago: 6 coups sûrs en 11 présences, 4 circuits, 7 points produits, un double et trois buts sur balles...
Comme moyen pour fermer la boîte à tout le monde, on a rarement vu mieux!
Pas étonnant que le gros Albert a été nommé le joueur de la semaine dans la Nationale.
Et bien, le gros Albert a répondu... par la bouche de son canon, soit son bâton!
Sûrement agacé par les questions répétitives sur les causes de cette disette (rappelez-vous, il a été un MOIS sans frapper de circuit à un moment donné), Pujols a explosé le week-end dernier dans un balayage face aux Cubs de Chicago: 6 coups sûrs en 11 présences, 4 circuits, 7 points produits, un double et trois buts sur balles...
Comme moyen pour fermer la boîte à tout le monde, on a rarement vu mieux!
Pas étonnant que le gros Albert a été nommé le joueur de la semaine dans la Nationale.
La finale réduite à un 2 de 3...
Les Bruins de Boston ont su, à leur tour, gagné leur service! Ils ont dominé une fois de plus les Canucks de Vancouver hier soir pour niveler la série après 4 matchs. Les deux clubs devront maintenant en découdre dans un 2 de 3 pour connaître l'identité des champions de la Coupe Stanley.
Difficile d'expliquer la déconfiture subite des Canucks. En plein contrôle après les deux premiers matchs à Vancouver, les Canucks sont méconnaissables depuis qu'ils ont atterri à Boston...
Soudainement, Roberto Luongo n'arrête plus rien et, évidemment, c'est rien pour inspirer ses coéquipiers. Luongo vient de donner 12 buts sur 70 lancers en cinq périodes... on est loin des standards auxquels on est habitué.
Quelqu'un devra dire aux jumeaux Sedin que la série est commencée! Henrik surtout, blanchi en quatre matchs jusqu'à date en finale.
La venue de Keith Ballard, atroce hier soir, n'a pas vraiment aidé. Avec un échec-avant soutenu, les défenseurs des Canucks se sont fait frapper toute la soirée.
Chapeau aux Bruins. Du caractère, pas de doute, il y en a dans ce vestiaire là. Et que dire de Tim Thomas. Pas de style, il goale tout croche, mais il l'arrête, la petite noire.
J'ai hâte de voir la réaction des joueurs d'Alain Vigneault, demain soir. Pas lieu encore de paniquer, mais ses joueurs devront à leur tour montrer du caractère. Le momentum est clairement du côté des Bruins.
Difficile d'expliquer la déconfiture subite des Canucks. En plein contrôle après les deux premiers matchs à Vancouver, les Canucks sont méconnaissables depuis qu'ils ont atterri à Boston...
Soudainement, Roberto Luongo n'arrête plus rien et, évidemment, c'est rien pour inspirer ses coéquipiers. Luongo vient de donner 12 buts sur 70 lancers en cinq périodes... on est loin des standards auxquels on est habitué.
Quelqu'un devra dire aux jumeaux Sedin que la série est commencée! Henrik surtout, blanchi en quatre matchs jusqu'à date en finale.
La venue de Keith Ballard, atroce hier soir, n'a pas vraiment aidé. Avec un échec-avant soutenu, les défenseurs des Canucks se sont fait frapper toute la soirée.
Chapeau aux Bruins. Du caractère, pas de doute, il y en a dans ce vestiaire là. Et que dire de Tim Thomas. Pas de style, il goale tout croche, mais il l'arrête, la petite noire.
J'ai hâte de voir la réaction des joueurs d'Alain Vigneault, demain soir. Pas lieu encore de paniquer, mais ses joueurs devront à leur tour montrer du caractère. Le momentum est clairement du côté des Bruins.
jeudi 2 juin 2011
Que se passe-t-il avec Albert Pujols?
La question mérite d'être posée quand on constate le départ plutôt modeste de Pujols cet été. Le gros Albert est nettement sous les standards qu'il a lui-même établi au fil des ans.
Pas surprenant qu'il fasse partie des déceptions de l'année dans les majeurs jusqu'à présent. Pujols n'est d'ailleurs pas le seul gros nom à faire partie de cette liste peu enviable. On y retrouve également Dan Uggla, Carl Crawford, John Lackey et Chris Carpenter, entre autres.
Plusieurs se questionnent sur l'état de santé de Pujols. On semble penser qu'il traîne encore cette légère blessure à la cuisse qu'il a subi au mois d'avril dernier et qui pourrait le ralentir quand vient le temps de s'élancer à la plaque.
La signature d'un futur et lucratif contrat pourrait être aussi une distraction de premier ordre. On a beau être le meilleur frappeur des majeures, la pression de produire est toujours là, surtout quand on écoule la dernière année d'une entente. Les attentes, elles, autant chez les amateurs que pour la direction de l'équipe, sont énormes et il se peut que ce soit une des raisons pour ce début de saison plutôt tiède.
Je crois que Pujols saura retrouver son rythme. Ce n'est pas la première fois qu'il est plongé dans une léthargie et le dominicain de 31 ans en a vu d'autres.
Pas surprenant qu'il fasse partie des déceptions de l'année dans les majeurs jusqu'à présent. Pujols n'est d'ailleurs pas le seul gros nom à faire partie de cette liste peu enviable. On y retrouve également Dan Uggla, Carl Crawford, John Lackey et Chris Carpenter, entre autres.
Plusieurs se questionnent sur l'état de santé de Pujols. On semble penser qu'il traîne encore cette légère blessure à la cuisse qu'il a subi au mois d'avril dernier et qui pourrait le ralentir quand vient le temps de s'élancer à la plaque.
La signature d'un futur et lucratif contrat pourrait être aussi une distraction de premier ordre. On a beau être le meilleur frappeur des majeures, la pression de produire est toujours là, surtout quand on écoule la dernière année d'une entente. Les attentes, elles, autant chez les amateurs que pour la direction de l'équipe, sont énormes et il se peut que ce soit une des raisons pour ce début de saison plutôt tiède.
Je crois que Pujols saura retrouver son rythme. Ce n'est pas la première fois qu'il est plongé dans une léthargie et le dominicain de 31 ans en a vu d'autres.
Premier round aux Canucks
Très bon match, hier soir, en levée de rideau de la finale de la Coupe Stanley. Un match qui a permis aux Canucks de Vancouver de prendre les devants dans la série grâce à l'unique but du match, marqué dans la dernière demi-minute du match.
La glace est donc brisée et on peut dire que la table est mise pour le reste de la série. Ça patiné, ça frappé solidement et les nerfs étaient à fleur de peau, comme l'indiquent les 12 avantages numériques distribué équitablement par les arbitres Stephen Walkom et Dan O'Rourke au cours des 40 premières minutes de jeu.
Pas de doute, la hargne et l'intensité étaient au rendez-vous même si ces deux équipes ne se voient pas souvent au cours de la saison régulière.
Alex Burrows a peut-être poussé la chose un peu loin en mordant l'attaquant des Bruins Patrice Bergeron. On a beau être en finale, mon beau Alex, mais il faudrait quand même rester à l'intérieur de certaines limites... Si Burrows a posé un tel geste (on n'a pas de preuve concrète), je souscris à la l'opinion de Claude Julien, comme quoi ce geste manque de classe.
La glace est donc brisée et on peut dire que la table est mise pour le reste de la série. Ça patiné, ça frappé solidement et les nerfs étaient à fleur de peau, comme l'indiquent les 12 avantages numériques distribué équitablement par les arbitres Stephen Walkom et Dan O'Rourke au cours des 40 premières minutes de jeu.
Pas de doute, la hargne et l'intensité étaient au rendez-vous même si ces deux équipes ne se voient pas souvent au cours de la saison régulière.
Alex Burrows a peut-être poussé la chose un peu loin en mordant l'attaquant des Bruins Patrice Bergeron. On a beau être en finale, mon beau Alex, mais il faudrait quand même rester à l'intérieur de certaines limites... Si Burrows a posé un tel geste (on n'a pas de preuve concrète), je souscris à la l'opinion de Claude Julien, comme quoi ce geste manque de classe.
mercredi 1 juin 2011
Hystérie à Winnipeg
Bravo à la ville de Winnipeg, qui a réussi à mettre la main sur les Thrashers d'Atlanta, afin de les déménager dans la capitale manitobaine. Rayé de la mappe de la LNH depuis 1996, je pense que Winnipeg était prêt à revenir dans les rangs du circuit Bettman. Le MTS Centre, déjà en place avec ses 15 015 places, leur donnait un net avantage sur les autres villes qui ont comme visée, un jour, d'accueillir un club de la LNH.
Pas besoin de vous dire que c'était l'euphorie au centre-ville de Winnipeg, suivant l'annonce, hier.
Maintenant, il faut se demander à quand sera le tour de la ville de Québec?
S'il faut en croire Gary Bettman, le déménagement des Thrashers vers Winnipeg n'est pas un signe avant-coureur, ni une tendance que l'on répétera pour les années à venir. Même si ce discours peut paraître négatif aux yeux de la population québécoise, c'est normal que Bettman agisse de la sorte. Il a comme mandat de protéger les marchés actuels. La preuve a souvent été faite que Bettman est très patient avant de procéder à un déménagement.
Ça prouve à quel point la situation était cahotique à Atlanta. Le hockey n'a jamais vraiment levé dans cette ville du Sun Belt américain et Bettman l'a constaté. Et il constatera la même chose en Floride, à Phoenix et à Columbus. Un jour ou l'autre.
Ce qui ouvrira la porte éventuellement à Québec.
Pendant ce temps, le maire Labeaume est amer. On le comprend. Il doit se battre en commission parlementaire, cette semaine, sur le projet du nouvel amphithéâtre, pendant que Winnipeg, elle, fête l'arrivée de sa nouvelle équipe. Déjà que Monsieur le Maire n'est pas un modèle de patience...
Pas besoin de vous dire que c'était l'euphorie au centre-ville de Winnipeg, suivant l'annonce, hier.
Maintenant, il faut se demander à quand sera le tour de la ville de Québec?
S'il faut en croire Gary Bettman, le déménagement des Thrashers vers Winnipeg n'est pas un signe avant-coureur, ni une tendance que l'on répétera pour les années à venir. Même si ce discours peut paraître négatif aux yeux de la population québécoise, c'est normal que Bettman agisse de la sorte. Il a comme mandat de protéger les marchés actuels. La preuve a souvent été faite que Bettman est très patient avant de procéder à un déménagement.
Ça prouve à quel point la situation était cahotique à Atlanta. Le hockey n'a jamais vraiment levé dans cette ville du Sun Belt américain et Bettman l'a constaté. Et il constatera la même chose en Floride, à Phoenix et à Columbus. Un jour ou l'autre.
Ce qui ouvrira la porte éventuellement à Québec.
Pendant ce temps, le maire Labeaume est amer. On le comprend. Il doit se battre en commission parlementaire, cette semaine, sur le projet du nouvel amphithéâtre, pendant que Winnipeg, elle, fête l'arrivée de sa nouvelle équipe. Déjà que Monsieur le Maire n'est pas un modèle de patience...
Le choix du Trente: la finale de la Coupe Stanley
Enfin. Ça va enfin commencer cette finale de la Coupe Stanley...
Avouez que 4 jours complets de congé entre le septième à Boston vendredi dernier et le début de la finale, ce soir, à Vancouver, c'est beaucoup trop. Only in the NHL...
Bon, la question qui tue: qui va gagner?
On commence devant le filet. Roberto Luongo est meilleur que Tim Thomas. Oui, Thomas est spectaculaire, mais Luongo est plus technique, beaucoup moins loufoque aussi et il a le mérite d'avoir déjà gagné, même si ce n'était pas la Coupe (plutôt une médaille d'or. C'est bien, quand même!)
Défensivement, ça s'équivaut. Le gros Chara fait peur (surtout avec sa barbe des séries), mais après ça, c'est mince. Tomas Kaberle est une grosse déception depuis son acquisition (à fort prix) des Leafs à la date limite des échanges. Johnny Boychuk, Dennis Seidenberg et Andrew Ference font du bon boulot. Idem du côté des Canucks où on a un bon mélange avec Kevin Bieksa, Dan Hamhuis, Christian Ehrhoff et Alex Edler.
Là où je favorise largement les Canucks, c'est à l'attaque. Surtout que les frères Sedin se sont réveillés face aux Sharks, avec un total combiné de 18 points en cinq matchs. Ça pourrait faire encore plus mal en finale... Ryan Kesler est un candidat logique présentement au trophée Conn Smythe même s'il a ralenti face à San Jose. Alex Burrows et Mason Raymond contribue. Je trouve même Maxim Lapierre et Chris Higgins bons! Ça en dit long sur le travail qu'effectue Alain Vigneault avec ses trios #3 et 4...
Les Canucks vont donc rappatrier la Coupe au Canada après une absence de 18 ans. En six matchs.
Avouez que 4 jours complets de congé entre le septième à Boston vendredi dernier et le début de la finale, ce soir, à Vancouver, c'est beaucoup trop. Only in the NHL...
Bon, la question qui tue: qui va gagner?
On commence devant le filet. Roberto Luongo est meilleur que Tim Thomas. Oui, Thomas est spectaculaire, mais Luongo est plus technique, beaucoup moins loufoque aussi et il a le mérite d'avoir déjà gagné, même si ce n'était pas la Coupe (plutôt une médaille d'or. C'est bien, quand même!)
Défensivement, ça s'équivaut. Le gros Chara fait peur (surtout avec sa barbe des séries), mais après ça, c'est mince. Tomas Kaberle est une grosse déception depuis son acquisition (à fort prix) des Leafs à la date limite des échanges. Johnny Boychuk, Dennis Seidenberg et Andrew Ference font du bon boulot. Idem du côté des Canucks où on a un bon mélange avec Kevin Bieksa, Dan Hamhuis, Christian Ehrhoff et Alex Edler.
Là où je favorise largement les Canucks, c'est à l'attaque. Surtout que les frères Sedin se sont réveillés face aux Sharks, avec un total combiné de 18 points en cinq matchs. Ça pourrait faire encore plus mal en finale... Ryan Kesler est un candidat logique présentement au trophée Conn Smythe même s'il a ralenti face à San Jose. Alex Burrows et Mason Raymond contribue. Je trouve même Maxim Lapierre et Chris Higgins bons! Ça en dit long sur le travail qu'effectue Alain Vigneault avec ses trios #3 et 4...
Les Canucks vont donc rappatrier la Coupe au Canada après une absence de 18 ans. En six matchs.
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