mardi 30 juin 2009

Retour sur le repêchage 2009

Des pensées rapides ("quick thoughts") sur le repêchage du week-end dernier à Montréal:
  • John Tavares: les Insulaires, pas à la première gaffe près, aurait été fous de ne pas prendre le prodige de Oakville. C'était le choix qui faisait consensus et maintenant tous attendent de voir si Tavares fera partie d'un blockbuster trade à la Roberto Luongo d'ici 5 ans... parce qu'on sait que M. Wang est capable.

  • Victor Hedman: un solide défenseur autour duquel le Lightning pourra bâtir. À moins qu'Oren Koules et Len Barrie ne s'entendent pas sur le temps d'utilisation du grand Suédois...

  • Matt Duchene: en voilà un qui était heureux de finir troisième. Il pourra (peut-être) jouer avec son idole, Joe Sakic.

  • Louuuuuuuuuuuuis Leblanc: les pauvres amateurs dans les gradins qui réclamaient sa sélection avant même que Bob Gainey et sa bande ne prenne d'assaut le podium seront les mêmes qui le hueront à la moindre mauvaise passe dans 5 ans. Bienvenue dans ta ville mon Louis et on te souhaite tous bonne chance!

  • Les joueurs de la LHJMQ: on s'attendait à Dimitri Kulikov dans la première portion de la première ronde, mais on commençait à s'impatienter quand après 24 sélections, il était le seul de la ligue à avoir été sélectionné! Heureusement, Jordan Caron, Philippe Paradis et Simon Després auront donné le coup d'envoi à la sélection de 23 joueurs de la LHJMQ dans ce repêchage. Belle cuvée quand même...

  • Quatre heures, c'est trop long pour une première ronde! Je sais que c'est un moment unique, mais la plupart des espoirs choisis ont félicité en moyenne 14 personnes de son propre clan avant de pouvoir sortir de sa rangée... on est loin du draft de 1969 avec Piton Ruel au Queen Elizabeth de Montréal!

  • Maintenant, place à la folie des joueurs autonomes! On va être à l'affût. Surtout que les Habs est l'équipe qui a le plus de place sous le plafond salarial. On a hâte de voir comment Gainey va manoeuvrer avec ça...

Shame on you, Dany Heatley!

Quand on parle de bébés gâtés, le premier nom qui me vient en tête présentement, c'est Dany Heatley.

Le monsieur, pas content de son utilisation depuis l'arrivée de Cory Clouston, a demandé à être échangé il y a de cela quelques semaines. Même s'il y a seulement UNE année d'écouler à un contrat qui en contient quatre...

Avec l'arrivée de Clouston, les Sénateurs se sont drôlement bien ressaisis, allant même jusqu'à chauffer le CH pour une position dans les séries 2009. Le jeune entraîneur a instauré un système un peu plus défensif qui a visiblement eu du succès. Mais qui a, semble-t-il, déplu au plus haut point à Heatley.

Résultat: Heatley,
par la voie des médias, a demandé une transaction.

On souhaite
bonne chance à Bryan Murray, qui est pour ainsi dire menotté face aux 29 autres DG de la LNH. Les gars l'attendent avec une brique pis un fanal, comme on a pu le voir en fin de semaine au repêchage. Aucune offre sérieuse n'a été déposée à Murray.

Évidemment, tout le monde est amèrement déçu dans le camp des Sénateurs, à commencer par le proprio Eugene Melnyk, celui a consenti les beaux dollars au beau Dany...

Il y a de ces athlètes dont les intérêts personnels passent avec les succès de l'équipe. Dany Heatley fait partie du lot, aucun doute.


Il mériterait de poireauter chez lui pour une saison complète...

vendredi 26 juin 2009

Un mock draft pour se mettre en haleine

À quelques heures de la première sélection du repêchage 2009 de la LNH à Montréal, je vous propose un mock draft.

Quossé ça un mock draft???

C'est un ou des experts qui s'amusent à prédire quel joueur sera choisi à chacun des rangs de la première ronde du repêchage.

Je vous suggère celui de James Mirtle. Pour chacun des choix, il nous envoie à un lien vers un autre blogue pour une analyse encore plus poussée. Beau travail d'équipe.

Un autre mock draft que je vous suggère fortement: celui du réputé Hockey News.

Finalement, sur tsn.ca, l'analyste Pierre McGuire et l'ancien DG des Flames de Calgary, Craig Button, y vont également d'une prédiction.

De mon côté, je n'ai pas préparé de mock draft. Je vais plutôt prédire que, 1-2-3, ce sera Tavares, Hedman et Duchene, et que nous aurons deux Québécois (Leblanc, Després) et trois joueurs de la LHJMQ (Kulikov, Després, Caron) sélectionnés en première ronde.

Bon repêchage!

mardi 23 juin 2009

Tavares ou Hedman?

Oui, la question se pose.

John Tavares, un lock depuis des lunes pour sortir premier overall au repêchage de vendredi, a toujours le grand Victor Hedman qui lui souffle dans le cou.

Faut avouer que le dilemme n'a d'égal que la différence qui existe entre les styles des joueurs: un attaquant qui marque des buts et qui peut changer un match à lui seul (Tavares); un défenseur format géant, un quart-arrière que toutes les équipes rêveraient d'avoir pour bâtir autour.

Le toujours très crédible Bob McKenzie, de TSN, a une intuition: il pense que les Islanders de New York iront avec Hedman.

Ça serait franchement décevant, mais pas surprenant. On connaît tous l'historique de cette franchise, qui a multiplié les bourdes au fil du temps... Et on sait aussi à quel point McKenzie est branché sur les bonzes de la LNH

Il me semble que le choix à faire est Tavares. Surtout pour relancer une concession, vendre des billets et bâtir un nouvel amphithéâtre. Il est, de loin, le sexy pick entre les deux joueurs.

On verra vendredi soir.

vendredi 19 juin 2009

Ça sent le #15 pour Rodgeur...

C'est fait, le champion en titre, l'Espagnol Rafael Nadal, vient de déclarer forfait pour le tournoi de Wimbledon, troisième tranche du Grand Chelem de tennis qui débute lundi à Londres.

Il a mal aux genoux et ne se sent pas en mesure de défendre son succès de l'an dernier, alors qu'il avait vaincu Roger Federer dans un match épique.

La perte pourrait être double pour Nadal: advenant une victoire de Federer ou du Britannique Andy Murray, Nadal perdrait son 1er rang mondial au classement des joueurs.

La porte est donc grande ouverte pour Federer. Il est en quête d'un 15e triomphe en tournoi majeur; advenant le cas, il abaisserait
la marque qu'il détient conjointement avec Pete Sampras.

La Machine est à Montréal

Non, je ne parle pas de la défunte équipe de la non-moins-morte World League of American Football...

Il est plutôt question ici de Michael Phelps, la légende vivante de la natation américaine. Il est de passage pour courir le Grand Prix Coupe du Canada/Coupe du Québec au parc Olympique de Montréal.

Chanceux ceux qui pourront voir un des athlètes les plus complets présentement sur la planète.

Je me rappelle, durant mes vacances estivales l'an dernier, avoir été témoin, devant le petit écran, de la domination totale de Phelps face au monde entier. Un à un, il a pulvérisé les records dans le bassin tout en dominant de façon outrageuse. J'étais simplement captivé.

Pensez-y deux secondes: 8 médailles d'or dans la même olympiade. 14 au total si on ajoute les six qu'il a gagné à Athènes...

Simon Drouin, de Cyberpresse.ca, nous propose un avant-goût de la compétition. Il nous apprend d'ailleurs que Phelps est à faire quelques expériences, notamment au niveau de sa technique en style libre. C'est ce qui explique sûrement pourquoi il a fini deuxième dans 4 des 8 courses auxquels il a pris part cette saison.

jeudi 18 juin 2009

La popularité de Fenway

La plus longue série de matchs consécutifs à guichets fermés de l'histoire des ligues majeures de baseball a atteint le chiffre magique de 500, hier soir.

À nul part ailleurs qu'à Fenway Park...

C'était beau de voir un immense "500" sur le gazon du champ extérieur.

Le secret des Sox?

Tout d'abord, depuis que le proprio John Henry a pris les guides des Red Sox, l'équipe est compétitive année après année. D'ailleurs, avec la victoire hier de 6-1 sur les Marlins de la Floride, la fiche des Sox pour ces 500 matchs est de 327-173, pour un pourcentage de 0,654.

D'autre part, l'ambiance qui règne, non seulement dans le stade, mais également dans les environs avant un match, y ait également pour beaucoup.

Le Fenway Park, c'est le parc des blue collars, le stade où les tickets sont accessibles pour Monsieur Tout-le-Monde et où ça sent le baseball à plein nez, même sur Yawkey Way...

J'y ai mis les pieds pour la première fois l'an dernier. Je compte y retourner cette année.

La séquence est la troisième plus longue de l'histoire du sport professionnel. Les Trail Blazers de Portland, de la NBA, détiennent le record absolu avec 744 matchs, répartis entre 1977 et 1995. Une autre équipe de Boston, les Celtics, toujours dans la NBA, sont deuxièmes avec une séquence de 567 parties, entre 1980 et 1995.

mercredi 17 juin 2009

Qui a dit que Don Cherry n'aimait pas les "Quebecers"???

Il a fait l'éloge de Maxime Talbot entre la première et la deuxième période du match #7. Le pointage était de 0-0 à ce moment.

Talbot s'est donc chargé de faire passer Cherry pour un véritable prédicateur en comptant les deux buts des Penguins, en route vers une troisième Coupe Stanley.

Cherry, reconnu mondialement pour ses blasts à répétition, notamment à propos des joueurs québécois et européens, a un peu fait ravaler les paroles de tous ses détracteurs en flattant Talbot dans le sens du poil.

Malgré toute la controverse qu'il peut susciter, Cherry est un homme brillant et surtout un gars qui connaît le hockey quand même. C'est pas un hasard s'il a déjà coaché dans la LNH...

Il va s'en dire que Grapes a dû étourdir son entourage après le match avec ses talents de devin.

Parlant de Nostradamus, l'excellent Dan Pou, du FM93 à Québec, y est allé de la déclaration suivante vendredi après-midi dernier, à quelques heures du match fatidique: "Les Penguins vont gagner, ça va être un match serré et Maxime Talbot sera la grande vedette de ce match."

Comme on dit, il l'a tapé sur le nez celle-là...

Chercher des bibittes...

On fait tout un plat au fait que Sidney Crosby n'ait pas serré la pince au capitaine Lidstrom des Wings après le 7e match de la finale, vendredi passé.

Commentaire de Kris Draper: il est un mauvais gagnant.

Le vénérable Jack Todd, du Montreal Gazette, n'y va pas avec le dos de la main morte non plus...

My take: c'est n'importe quoi. J'opte plutôt pour la version de Crosby, qui prétend avoir été un peu surpris alors qu'il était au banc à ramasser des casquettes de champion...

Crosby est tout sauf un mauvais gagnant. C'est un leader et un gars qui affiche de la classe, dans la victoire comme dans la défaite.

Crosby mauvais gagnant ou Wings mauvais perdants?

Excellente question...

lundi 15 juin 2009

Les Penguins champions de la Coupe Stanley

Les Penguins de Pittsburgh ont fait fi des statistiques et ils ont renversé les Red Wings de Détroit 2-1, vendredi soir, pour gagner leur 3e Coupe Stanley de leur histoire.



Je retiens deux héros dans ce match ultime. Maxime Talbot, le grinder du 3e trio, est celui qui a marqué les deux buts des siens. Son premier, compté après un échec-avant soutenu, illustre bien la nature du joueur: combatif, travaillant et la pédale à fond de train peu importe la situation. Il a pressé le jeu de Brad Stuart; ce dernier a commis un revirement et dans le temps de le dire, le premier but du match était inscrit...

Ça m'a rappelé le valeureux guerrier qui agissait de la sorte quand ça comptait vraiment,
dans ses beaux jours de la LHJMQ...

Le deuxième héros? Marc-André Fleury. Son arrêt dans la dernière seconde du match face à Nicklas Lidstrom en est un d'anthologie. On va s'en rappeler toute notre vie.

Ceci dit, j'ai un clin d'oeil ce matin à Michel Therrien. Il est quand même celui qui a accompagné cette jeune équipe dans les étapes de l'apprentissage. Néanmoins, il faut reconnaître que le changement d'entraîneur commandé par Ray Shero, qui a profité à Dan Bylsma, a été bénéfique. Ce fut le point tournant de la saison des Penguins. Un club qui pataugeait en 10e place de l'Est à un moment donné dans la saison...

Personnellement, je suis content. Je favorisais les Wings, mais mon coeur était avec les Penguins.

La parade est prévue aujourd'hui à Pittsburgh.

vendredi 12 juin 2009

Match #7: L'avant-match...

Question de se mettre l'eau à la bouche, voici le preview concocté par le site web de la LNH.

Ce que je retiens:
  1. On aura un match serré ce soir. Des 14 parties décisives dans l'histoire de la finale, seulement 2 se sont terminés avec un écart de plus de 2 buts. Pour les 12 autres matchs, ça s'est terminé par un ou deux buts.

  2. L'équipe locale a une fiche de 12-2 dans ce genre de situation. 1945 (Toronto sur Détroit) et 1971 (Montréal sur Chicago) sont les deux seules fois où l'équipe visiteuse a remporté le dernier match. Donc, gager sur les Penguins ce soir pourrait être payant. Et qui a dit qu'avoir l'avantage de la glace en série, c'était overrated???

  3. Avec une victoire, les Wings égaleront une marque détenue par les Devils de 2003: le plus de victoires à domicile durant les séries. Détroit est présentement 11-1 à domicile durant les séries 2009.

  4. Détroit est en quête d'une troisième coupe en 7 ans et d'une cinquième coupe en 12 ans. En ces temps où la parité est présente plus que jamais, il faut lever notre chapeau au DG Ken Holland. Année après année, il a su s'adapter au marché et bâtir des équipes compétitives qui ont toujours fait belle figure. Et quand vous êtes la référence, tout le monde veut vous battre. N'empêche, les Wings ont clairement établi un standard d'excellence au fil des ans.

  5. Quatre vétérans des Pens (Satan, Gonchar, Gill et Boucher) et un des Wings (Hossa) ont tous joué au moins 750 matchs dans la LNH sans avoir gagné la Coupe. Une chance s'offre à eux ce soir d'enfin mettre la main sur la Coupe. Satan est celui qui revendique le plus de match, avec 1012.

  6. Nicklas Lidstrom passera seul au 4e rang pour le nombre de matchs joués en série; il en sera à un 235e match ce soir. Son coéquipier Chris Chelios est le meneur avec 266.

  7. En terminant premier pointeur des séries, Evgeni Malkin serait seulement le 5e joueur de l'histoire (et le premier Européen) à gagner les deux courses aux championnats des points, c'est à dire saison et séries. Le club sélect est composé de Mario Lemieux (1 fois, 1992), Wayne Gretzky (4 fois, 1983-85, 1987), Guy Lafleur (2 fois, 1977 et 1978) et Phil Esposito (2 fois, 1969 et 1972). Belle compagnie. Malkin mène Sidney Crosby par 4 points avant le match de ce soir.

  8. Deux des quatre officiels en devoir ce soir sont des Québécois. Les juges de lignes Jean Morin et Pierre Racicot ont été sélectionnés pour travailler le match #7. L'autre Québécois choisi pour la finale, le Verdunois Marc Joannette, qui a travaillé le match #6, n'a pas été retenu pour le match ultime. C'est plutôt les vétérans Paul Devorski et Bill McCreary qui seront d'office.

L'ère des nouveaux stades

Capitalisme et appât du gain obligent, la plupart des organisations sportives se tournent aujourd'hui vers des stades modernes, où s'allient à la fois la fonctionnalité, le luxe... et le prix qui vient avec pour le consommateur!

Par chance, il existe encore des endroits vétustes qu'il fait bon visiter et qui ont su préserver le côté traditionnel de ce que doit être une visite dans un stade. Je pense au Fenway Park, bien sûr, et à Wrigley Field aussi. (Est-ce une question de temps avant de voir ces bons vieux stades passer sous le pic des démolisseurs?)

On a beau dire ce qu'on veut du Centre Bell, jamais il ne recréra l'ambiance du vétuste Forum de Montréal. L'exemple est, paraît-il, encore plus frappant quand on compare le Boston Garden au nouveau TD BankNorth Garden. Qui ne se rappelle pas de l'intimidant Spectrum de Philadelphie? Le Tiger Stadium? La liste est longue...

Tim Cowlishaw, du Dallas Morning News, plonge dans la nostalgie et y va de sa liste des 50 stades dont il n'aura plus la chance de visiter, parce qu'ils sont fermés ou détruits. Une liste personnelle, certes, mais une liste intéressante qui nous fait revivre un peu le passé glorieux de certains stades.

Surprise, le Big "O" est sur sa liste au #23! Mais on découvre que le vieux Tim aimait bien la ville comparé au stade...

Personnellement, j'allais au Stade parce que je suis un fan de baseball. Certainement pas pour l'ambiance. Après avoir assisté à un premier match à vie à Fenway, l'an dernier, j'ai vite compris pourquoi les joueurs de la MLB détestaient jouer à Montréal. On comparait le Stade, ni plus ni moins, à un salon funéraire!

Le vieux Forum de Montréal réussit même à craquer le top 5. Cowlishaw, faut le rappeler, est un ancien du beat des Stars de Dallas, l'équipe qui a joué le dernier match au Forum. Il a donc assisté à la cérémonie de fermeture et l'ovation monstre qui a été réservé à Rocket Richard. Il qualifie ce moment d'une des cinq grands moments auquel il a assisté. Élogieux.

Ceci dit, je vous invite à faire une tournée des stades du passé, du présent et du futur ICI.

jeudi 11 juin 2009

Lucratifs transferts

Quand on est capable de faire passer les Yankees de New York pour une gang de cheaps, c'est qu'on est à la tête du Real Madrid.

Ces derniers viennent de dépenser la bagatelle de 145 millions $ pour le transfert de Cristiano Ronaldo, en provenance de Man U.

Vous aviez bien lu.

Pas besoin de vous dire que c'est un record.

Voici la liste des 10 plus lucratifs transferts dans l'histoire du sport:
1. Cristiano Ronaldo (POR), de Manchester U. au Real Madrid (2009): 93 M EUR
2. Zinedine Zidane (FRA), de la Juventus au Real Madrid (2001): 75 M EUR
3. Kaka (BRA), de l'AC Milan au Real Madrid (2009): 65 M EUR
4. Luis Figo (POR), du FC Barcelone au Real Madrid (2000): 61 M EUR
5. Hernan Crespo (ARG), de Parme à la Lazio Rome (2000): 56 M EUR
6. Gaizka Mendieta (ESP), de Valence à la Lazio Rome (2001): 48 M EUR
7. Rio Ferdinand (ENG), de Leeds United à Manchester U. (2002): 47 M EUR
8. Andreï Shevchenko (UKR), de l'AC Milan à Chelsea (2006): 46 M EUR
9. Juan Sebastian Veron (ARG), de la Lazio à Manchester U. (2001): 46 M EUR
10. Ronaldo (BRA), de l'Inter Milan au Real Madrid (2002): 45 M EUR


Le Real est donc l'acquéreur des quatre premières positions, ainsi que cinq des 10 premiers au total. Somme impliquée: 339 M EUR...

C'est pas des pinottes...

mercredi 10 juin 2009

La finale de la Coupe Stanley 2009 en bref (4)

Chapeau les Pens, il y aura un match #7.

Ils sont carrément sortis comme des enragés, dominant complètement les 40 premières minutes. Par contre, en troisième, ça s'est gâté un peu et les protégés de Dan Bylsma ont protégé leur avance. Résultat: Marc-André Fleury a dû se surpasser à plus d'une reprise pour conserver l'avance des siens. D'ailleurs, Fleury a été colossal tout au long du match. On a l'impression que ça va peut-être se jouer devant le filet vendredi...

Parce qu'à l'autre bout, Chris Osgood a, lui aussi, été sublime. Il a multiplié les arrêts-clés et surtout, il a réussi à garder les siens dans le match. Il est mon vote pour le Conn Smyth advenant une victoire des Wings vendredi.

C'est la cinquième fois au cours des huit dernières saisons que la série finale s'étire jusqu'à la limite de sept matchs. À chaque fois, le club local l'a emporté. En fait, les locaux sont 12-1 en situation de match #7 dans l'histoire de la finale (l'exception? Les Habs de 1971, victorieux à Chicago).

Un autre qui a été très bon est Jordan Staal. En plus de compter, il a été sur la patinoire dans des situations défensives importantes, notamment face au gros trio des Red Wings. D'ailleurs, l'excellent James Mirtle ne manque pas de souligner que les ajustements apportés par Bylsma au cours de ce match ont rapporté des dividendes.

Les Staal, Maxime Talbot et Tyler Kennedy ont brillé parce qu'ils se comportent bien dans leur zone. Par conséquent, on a moins vu les trios 1 et 2 dans les moments clés puisqu'il y avait une avance à protéger. Et, comme bonus, Kennedy marque le but vainqueur et termine avec deux points.

Rob Scuderi a joué du hockey inspiré également à la défense. Il a notamment bloqué 4 tirs, donc un qui aurait pu donner un but en troisième période.

On a droit à une belle série tout de même. Tout le monde, en passant des acteurs de premier plan à ceux qui jouent des rôles de soutien, aura contribué à cette série pour le moins passionnante.

mardi 9 juin 2009

La finale de la Coupe Stanley 2009 en bref (3)

C'est ce soir le match #6 de la finale de Coupe Stanley. Les Penguins font face à l'élimination, mais ils ont l'avantage d'être à domicile. Lors des 5 premiers matchs, c'est toujours l'équipe receveuse qui a remporté le match.

C'était un peu triste de voir aller Sidney Crosby et sa bande, samedi soir à Détroit. Rien ne fonctionnait pour le 87, qui a encore eu droit à un traitement spécial de Mike Babcock. Rarement a-t-on donné autant d'importance dans une série au dernier changement de joueur. Ce sera au tour de Dan Bylsma, ce soir, de riposter et de forcer la tenue d'un 7e match.

Le retour au jeu de Pavel Datsyuk aura donné un regain de vie aux Rouges. Le Russe a eu un effet tonifiant sur sa troupe et son talent est indéniable. Même après 6 matchs d'absence, il a dominé par moment. Quel beau joueur, qui allie vitesse, finesse et intelligence. Une menace constante.

Bon geste de Bylsma de revenir avec Marc-André Fleury, ce soir. Le Québécois n'en est rien pour la défaite de samedi. Ce fut une défaite d'équipe et Fleury n'avait pas à payer pour cette contre-performance. Restera à savoir si les autres joueurs répondront "présent" à l'appel de leur entraîneur...

Ça sera intéressant de voir l'effet des deux jours de congé sur les joueurs des deux équipes. Je pense que les Wings bénéfieront beaucoup plus de ce repos. Dans un éreintant tournoi éliminatoire comme les séries de la Coupe Stanley, chaque jour de congé est important et les vieilles jambes des Wings devraient en bénéficier.

Ceci dit, un autre bravo à la LNH pour cet horaire complètement tordu. Le but de la série finale est de ne pas chevaucher la finale de la NBA, qui domine l'auditoire (un certain Kobe Bryant prend l'affiche...). Pourtant, c'est ce soir que se joue, à Orlando, le 3e match dans la NBA. Belle ligue de broche!

Enfin, Federer entre dans la légende

C'est maintenant fait: Roger Federer a finalement conquis la terre battue de Roland-Garros. Il s'est imposé face au suédois Robin Soderling en trois manches, dimanche à Paris.

Pour le Suisse, un 14e titre du Grand Chelem, mais surtout, enfin un premier titre à ces Internationaux où il avait été le finaliste malheureux au cours des trois années précédentes, face à Rafael Nadal.

Plusieurs diront que Federer n'a pas eu à battre Nadal pour sa conquête du saladier des Mousquetaires. Vrai, mais c'est la loi du sport et tu dois battre l'opposant qui est devant toi, peu importe ce qui advient du ou des favoris. À mes yeux, ça ne diminue en rien au mérite et au crédit que doit recevoir le Fed Express pour ce championnat.

Maintenant, la question qui est sur toutes les lèvres: est-il le plus grand de tout les temps?

À mon humble avis, oui. Peut-être jusqu'à ce Nadal parvienne à lui chauffer ce titre, mais j'en doute. Je sens Nadal plus vulnérable aux blessures.

Comme guide à cette réponse, Jean-François Bégin, sur Cyberpresse.ca, nous donne un juste regard sur la comparaison qui peut être fait entre Federer et les autres grands de l'histoire du sport. En bref, il est difficile de comparer différentes époques, mais la domination outrageuse qu'a eu le Suisse sur son sport, sans compter sur sa polyvalence sur les différentes surfaces de jeu, nous amène à penser qu'il est le plus grand de tous.

Même Pete Sampras, dont le record pour le plus grand nombre de victoires dans un tournoi du Grand Chelem vient d'être atteint par Federer, est d'accord.

Et c'est sans compter sur le caractère du personnage. Gracieux, élégant, à sa place. Des gars comme lui, on n'en trouve pas à tous les coins de rue!

vendredi 5 juin 2009

Mario Tremblay, adjoint à Montréal?

C'est la fin pour Mario Tremblay comme entraîneur au Minnesota. Après 7 ans de service aux côtés de Jacques Lemaire, le contrat du Bleuet Bionique ne sera pas renouvelé.

Tremblay a pris du gallon avec le Wild. On est loin du gars inexpérimenté qui a chassé Patrick Roy de Montréal et qui prenait des décisions douteuses, en tandem avec l'excellent Réjean Houle comme DG...

Pourrait-il devenir un adjoint à Jacques Martin, nouvellement nommé entraîneur-chef du Canadien? La question se pose. Et Tremblay a fourni une partie de la réponse en affirmant qu'il écouterait tout offre.

jeudi 4 juin 2009

NBA: place à la finale

On attendait King James, mais c'est plutôt Dwight Howard qui a un rendez-vous avec Kobe Bryant... au grand dam des hautes instances de la NBA!!!

Tout le monde salivait à l'idée d'une confrontation LeBron James vs. Kobe Bryant, deux des vedettes les plus en vue de la ligue, mais les amateurs devront plutôt se "rabattre" vers Howard. Quand même pas méchant comme affrontement...

Une série qui promet quand même. On apprend d'ailleurs que Kobe attend ce moment depuis un certain temps... c'est à dire depuis l'an dernier et la défaite en finale face à Boston.

Je favorise les Lakers en 5. Un choix sentimental, mais aussi j'ose croire que Bryant démontrera son savoir-faire dans ce qui pourrait devenir son 4e titre en carrière.

En attendant: un "tale of the tape" des plus amusants, comparant d'une autre façon l'affrontement entre les deux équipes.

La finale de la Coupe Stanley 2009 en bref (2)

Avouons qu'une victoire des Penguins donne maintenant une nouvelle saveur à cette série. On a une vraie finale et on peut commencer à penser que ça pourrait être long. Néanmoins, je persiste à croire que les Pens n'ont pas le choix ce soir: ils doivent gagner, sinon... trois de suite contre les Wings, ça ne sera pas de la tarte.

Les joueurs de soutien des Penguins ont fait le travail au cours du match #3. Maxime Talbot, un gagnant, un vrai du temps des Olympiques de Gatineau, a choisi le bon moment pour briller. Sergei Gonchar aussi, sans oublier Kris Letang, qui prend du galon à la ligne bleue.

On a beau dire que c'est les succès de ce club repose sur Crosby et Malkin, n'empêche qu'une équipe a besoin de ses 20 soldats et le match de mardi en fut une preuve éloquente.

Du côté des Wings, on a semblé manquer de gaz en troisième période. Après avoir dominé dans les lancers après 40 minutes, les Wings se sont écrasés et n'ont testé Marc-André Fleury qu'à trois reprises en troisième. Vivement le retour de Pavel Datsyuk, qui devrait revenir ce soir à temps pour le match #4.

Expérimentés comme ils sont, il n'y a pas de panique dans l'entourage des Red Wings. On a déjà vu neigé et il ne faut pas oublier qu'à pareille date l'an dernier, ils se retrouvaient dans la même situation. Avec le résultat qu'on connaît...

Rendez-vous ce soir, 20h.

mardi 2 juin 2009

Bravo

Pour une fois, le système judiciaire a fait son travail.

(Honnêtement, y avait-il une autre issue possible?)

Ça ne ramène pas la victime, mais ça aide au processus de guérison.

Bravo, M. Casgrain. Vous êtes solide. Digne.

OK, je donne la chance au coureur...

Bon, je fais amende honorable.

Je lis ce matin et tout le monde semble emballé par l'embauche de Jacques Martin. Visiblement, le choix d'oncle Bob fait l'unanimité, ou presque.

Un homme droit et respecté, qui mettra fin aux hostilités du Country Club, selon l'article d'Yvon Pedneault ce matin.

Un fin stratège, un homme taillé sur mesure pour le CH, qui ressemble beaucoup à Bob Gainey.

Un pas dans la bonne direction, même si les points de presse risquent d'être un peu plus drabes...

Donc je donne la chance au coureur. J'avoue que cet entraîneur de carrière a connu beaucoup de succès un peu partout où il est passé.

J'ai été surpris de cette embauche. Faut avouer que Gainey a bien caché son jeu, mais peut-on vraiment s'en étonner. Oncle Bob est passé maître dans l'art de fausser la route des journalistes, qui n'avaient pas vu venir le scoop. On le croyait un peu tous dans un cul-de-sac, or il en était rien.

Un été intéressant qu'on vous disait.

lundi 1 juin 2009

La finale de la Coupe Stanley 2009 en bref (1)

Je retiens deux noms après les deux premiers matchs: Henrik Zetterberg et Mike Babcock.

Zetterberg est l'ombre de Sidney Crosby à l'heure actuelle. Partout où le 87 va, Zetterberg y ait aussi. Crosby joue dans un range limité et ça réduit de beaucoup ses chances de marquer. Moins d'espace, donc moins de place pour prendre de la vitesse et ainsi créer une occasion offensive intéressante. En plus d'être une menace constante à l'attaque, Zetterberg contribue en défensive et c'est franchement impressionnant de le voir suivre Crosby, partout, pas à pas.

En voilà un donc le travail n'est peut-être pas reconnu à juste titre.

Babcock, un gradué de l'univerisité McGill, s'est bien servi du dernier changement accordé à l'équipe locale pour opposer les bonnes combinaisons face aux attaquants menaçants des Pens. Il a dirigé de main de maître un banc qui est tout aussi dédié. Il faut une certaine discipline pour se plier aux matchups apportés par les entraîneurs.

Ceci dit, je ne pense pas que la série soit finie pour autant. Contrairement à la série précédente (Blackhawks), je crois que les Penguins sont en mesure de battre les Wings 4 fois en 5 matchs. Ils ont le talent en tous cas, et une certaine expérience acquise l'an dernier.

On ne peut pas dire qu'ils ont nécessairement mal joué hier, donc pas de panique. Les joueurs vont se regrouper et un retour au Mellon Arena va faire du bien aussi.

Par contre, ils se doivent de gagner leurs deux matchs à la maison. 4 en 5 je veux bien, mais trois de suite (dont deux à Détroit), ça risque d'être une commande assez lourde...

Jacques Martin à Montréal...

...selon La Presse, sous la plume de Marc-Antoine Godin.

Personnellement, j'ai un peu de misère avec celle là. Pas que M. Martin n'est pas compétent, loin de là. Mais je le trouve un peu fade, sans saveur. Et, malgré des clubs "paquetés" à répétition, il n'a jamais été capable de gagner la Coupe Stanley avec les Sénateurs d'Ottawa.

Un autre qui va durer deux ans et qu'on remerciera en bout de ligne parce qu'il sera à la tête d'une bande de underachievers. Le problème du CH n'a jamais été derrière le banc. La preuve? Claude Julien, Alain Vigneault et Michel Therrien. Tous ont du succès ailleurs dans la Ligue et on s'en reparlera quand Carbo se sera trouvé un travail ailleurs lui aussi...

Parlant de job vacante, il y en aura peut-être un à un endroit que Carbo connaît très bien...