jeudi 20 octobre 2011

Le cran de LaRussa

Une décision audacieuse aura été le point tournant de ce premier match de la Série Mondiale, hier soir à St. Louis.

Nous sommes devant une égalité de 2-2 en fin de 6e manche et des coureurs au 1er et 3e sacs, deux retraits. Chris Carpenter, magistral à nouveau hier soir et en plein contrôle de ce match jusque là, s'apprête à se pointer au bâton.

Tony LaRussa n'a pas le choix. Il prend la décision de retirer Carpenter du match (il peut se fier à sa relève, dominante à souhait) et il place plutôt un frappeur suppléant dans la boîte: le jeune Allen Craig. Ron Washington réplique avec le droitier Alexi Ogando, intouchable jusqu'à date en séries (imaginez, un WHIP de 0,13 avant le match d'hier).

Craig frappe un simple et fait produire le point de la victoire. Le reste est de l'histoire. La grosse barbe Jason Motte (quel trouvaille que cette version 2011 de Brian Wilson) se charge de la 9e des Rangers et au final, victoire des Cards, 3-2.

(Merci, Ligue Nationale. Le règlement du frappeur désigné, ça favorise l'offensive, oui, mais avouons que de se retrouver devant un tel dilemme, ça fait appelle au talent de stratège des gérants.)

Une décision audacieuse et courageuse de LaRussa, qui va simplement ajouter à la mythique entourant cet énigmatique légende qui est là depuis, au moins, 108 ans!

Quel spectacle! On prend une décision d'un côté, on rapplique de l'autre. De la stratégie à l'état pur, qu'on voit seulement en octobre, quand les stakes sont à leur apogée...

Prise 2 ce soir, toujours à St. Louis, qui avait mystérieusement l'air d'un gros frigo, hier soir.

mercredi 19 octobre 2011

The name of the game is pitching?

À quoi doit-on s'attendre pour cette Série Mondiale, version 2011, qui débute ce soir à St. Louis entre les Rangers du Texas et les Cardinals? Certainement beaucoup de points et beaucoup de changements de lanceurs...

Les séries de cette année ont été de véritables festivals offensifs, comme en fait foi le nombre de points marqués dans les deux séries de championnats, qui ont nécessité six parties chacune: 64 dans l'Américaine et 69 dans la Nationale. "The name of the game is pitching" qu'ils disent... Pas vraiment pour cette année, à tout le moins!

Et ce sera vrai encore en Série Mondiale. Il n'y a pas vraiment de lanceur partant dominant, mis à part peut-être Chris Carpenter du côté des Cards. Par contre, là où les Rangers sont vraiment bons, c'est dans l'enclos des releveurs, où ce groupe a vraiment été dominant jusqu'à maintenant.

L'occasion est belle pour les Cards, à leur 18e présence à cette classique annuelle, de remporter une 11e Série Mondiale. Albert Pujols, probablement le meilleur frappeur des majeures, est en feu et il voudrait bien terminer son contrat avec une bague de championnat. Restera-t-il à St. Louis, malgré une défaite? Le suspense va durer encore un temps au Missouri...

Avec Carpenter qui pourrait oeuvrer durant trois matchs (matchs 1, 4 et 7), les Cards sont quand même en bonne position. Sans oublier l'avantage du terrain. Pas un facteur majeur... jusqu'au 7e match!

Mais je favorise les Rangers. Pour l'offensive et pour leur relève. Nelson Cruz, le SEPTIÈME frappeur dans l'alignement, a frappé six longues balles contre les Tigers. Il ne répètera pas l'exploit, mais quand on peut compter sur une telle profondeur dans un alignement, ça en dit beaucoup sur l'arsenal qui est en place au Texas...

On y va donc avec les RANGERS EN SIX.

Packers: il reste une intrigue

J'ai beau aimé Tom Brady et les Pats avec leur offensive assassine; j'ai beau pavoisé d'admiration devant le retour en force des Lions de Détroit, eux qui ont croupi dans les bas-fonds de la ligue durant une bonne quinzaine d'années; oui, je suis impressionné par la tenue des 49ers de San Francisco et de leur quart Alex Smith, qui rempli (enfin) les promesses qu'on doit tenir d'un premier choix universel.

Il n'en demeure pas moins que l'histoire du début de saison jusqu'à maintenant dans la NFL, c'est la tenue des Packers de Green Bay.

Avec la pression d'être les champions défendants du Super Bowl, les Packers performent, semaine après semaine, et ils forment dorénavant la seule formation toujours invaincue dans la Ligue. Leur meneur, le quart Aaron Rodgers, est encore meilleur que l'an dernier. Une bien mauvaise nouvelle pour les autres formations...

Devant ces faits, inclinons-nous devant une unité aussi puissante et on va leur concéder le championnat de la NFC et la meilleure fiche de la ligue à la fin de la saison. Même devant mes chers Patriots...

En fait, il ne reste plus qu'une intrigue à cette saison 2011 des Packers: pourra-t-elle rééditer l'exploit des Pats qui, en 2007, avait connu un parcours sans faille en saison régulière.

Don Banks, de SI.com, chronique sur cette question en y allant d'une analyse poussée du calendrier des Packers pour leurs dix derniers matchs. Il énumère les facteurs qui pourront jouer en faveur de la victoire ou de la défaite...

Les plus beaux défis pour les Verts viendront sans doute des Chargers de San Diego et des Lions.

À la semaine 9, Green Bay se rendra à San Diego, où il affrontera une attaque capable de feux d'artifices à tout moment. Philip Rivers peut être aussi bon que Rodgers, mais Green Bay aura eu deux semaines pour se préparer à ce match, étant en congé dans la semaine 8.

Deux affrontements face aux Lions, un rival de division, durant les semaines 12 et 17, pourraient s'avérer du bonbon. Une lutte est à finir entre ces deux équipes pour le championnat de la division Nord de la NFC.

mardi 18 octobre 2011

Qui avait vu venir l'Avalanche?

La plus grande surprise de ce jeune début de saison dans la LNH est sans aucun doute l'Avalanche du Colorado. Les hommes de Joe Sacco, à la surprise de tous, trônent au sommet du classement général. Ils viennent de remporter cinq matchs de suite sur la route après avoir perdu leur match inaugural à domicile.

Pas si mal pour une équipe destinée, selon les observateurs, aux bas-fonds du classement de l'association de l'Ouest.

On convient que la saison est jeune encore, mais c'est quand même rafraîchissant de voir cette bande de jeunes loups sans pression s'amuser comme des petits gamins à causer des surprises soir après soir...

Parmi ceux-ci, il y a David Jones. Cet obscur choix de 8e ronde en 2003, qui a marqué 27 buts l'an dernier, a un départ canon avec quatre buts en six matchs. On peut en dire autant du jeune Gabriel Landeskog, 18 ans et premier choix du club l'été dernier, qui semble bien s'adapter à sa nouvelle équipe (trois points).

L'équipe ne maintiendra pas le rythme, mais les points de classement qu'ils viennent d'encaisser pourraient devenir précieux dans une éventuelle course aux séries.

Reste maintenant à l'Avalanche à offrir le même rendement à domicile.

jeudi 13 octobre 2011

Sideshow Don...

Je n'ai pas vraiment été surpris, jeudi dernier, quand j'ai entendu Don Cherry passé à tabac les anciens "toughs" Chris Nilan, Stu Grimson et Jim Thomson, pour leurs commentaires contre les bagarres dans la LNH.

"The new NHL"... Visiblement, Cherry n'est pas très impressionné par la tangente vers laquelle la LNH s'en va pour ce qui est du jeu physique. La preuve, c'est que le type n'a même pas pris la peine de voir un de ces vidéos explicatifs, applaudis d'à peu près tous, où Brendan Shanahan prend le temps de bien nous expliquer ses décisions...

Comme bonhomme old school bien à cheval sur ses principes et qui a sans doute toujours l'impression d'avoir raison, on peut difficilement trouver mieux!

Non, on n'est donc pas surpris. Cherry nous vend des DVD à la pocheté et fait des millions de dollars grâce aux mises en échec vicieuses et aux bagarres qui éclatent à tout bout de champ. C'est normal qu'il parte en croisade contre des anciens qui ont eu le courage de leurs opinions, voyant les plus jeunes de leur race se détruirent à petit feu (Boogaard, Rypien, Belak...), puisque ça pourrait nuire aux affaires de la famille!

Dommage. Autant Cherry peut être pertinent par moments, autant il recule à l'ère des dinosaures quand il y va de sorties de la sorte. Et la CBC qui est derrière ça et qui ne dit rien. Ça ne fait que me montrer qu'elle cautionne le discours de Cherry. On a le droit d'être déçu de notre société d'État...

Si vous croyez qu'elle va foutre Cherry dehors, c'est que vous ignorez la popularité du personnage dans le "ROC"...

mercredi 12 octobre 2011

Déjà un obstacle: les blessures!

La nouvelle saison vient juste de débuter que déjà le CH doit composer avec un obstacle de taille: une infirmerie qui déborde!

Après Andreï Markov et Chris Campoli, voilà que Mike Cammalleri et Jaroslav Spacek ont rejoint la liste des blessés. Même si leurs blessures semblent moins sérieuses que prévu, il n'en demeure pas moins que ça doit donner un sacré mal de tête à Jacques Martin... Qui faire jouer et sur quel trio?

Promouvoir Travis Moen sur la première unité? Non, ne riez pas, Martin vient de poser ce geste. Paraît qu'il le mérite. J'ose pas imaginer ce qu'un gars comme David Desharnais, qui se démène et qui se débrouille franchement bien depuis le début de la saison, doit penser quand il voit ça...

J'ai bien hâte de voir la réaction des jeunes. Notamment, Yannick Weber, a qui on va donner une autre chance à la ligne bleue. Même chose pour Andreï Kostitsyn. Le Ténébreux tarde encore à décoller cette année...

On ne va pas pavoiser avec une victoire à Winnipeg, mais elle a dû faire du bien quand même, celle là.

L'ouverture locale, donc, demain soir, avec la visite des Flames de Calgary.

jeudi 14 juillet 2011

Brian Wilson a soif des réflecteurs

Le releveur Brian Wilson, des Giants de San Francisco, est un joyeux drille!

Assoiffé des réflecteurs, comme toujours, Wilson a profité de la tribune qui lui a été offerte au Match des étoiles pour mousser la candidature de Carlos Beltran comme futur coéquipier au sein des Giants! Beltran, on le sait, joue pour les Mets et les Mets, ça aussi on le sait, ne vont nulle part.

Excellente stratégie. Beltran s'avèrerait une addition de taille pour les Giants, leur attaque étant une des plus anémiques dans les majeures depuis le début de la saison.

(D'ailleurs, le DG Brian Sabean sait bien que son équipe a besoin de punch en offensive et il n'a jamais eu peur de transiger quand la situation l'exige.)

Wilson a également honoré de sa présence hier soir, au gala des ESPYS, les prix annuels remis par la chaîne ESPN. Et, une fois de plus, le barbu a volé la vedette avec un costume des plus exotiques...

Certains ont aimé, j'imagine. Mais d'autres, comme John Madden, ne l'ont pas trouvé très drôle!

Brian Wilson est un personnage. Il est un releveur aussi, avec un travail à faire, mais sa personnalité pour le moins fracassante est une présence très rafraîchissante dans le monde hyper-traditionnel du baseball américain. Je ne suis pas de ceux qui trippe sur les "attention-magnet" comme celui-là, mais j'avoue lâcher un p'tit rire quand un moineau comme Wilson sort des sentiers battus comme il le fait régulièrement.

J'aimerais connaître la réaction de Bud Selig!

mercredi 13 juillet 2011

Rory McIlroy sera-t-il prêt?

Depuis que je suis tout petit, soit depuis que je pratique le sport, peu importe la discipline, qu'on me répète que la préparation est importante. Et, croyez-moi, ça l'est encore plus quand on est un arbitre dans la mi-trentaine qui en décout avec des jeunes de 16 à 20 ans sur la patinoire.

Préparation physique: se mettre en forme durant la période estivale, bien s'alimenter, bien dormir et s'offrir une discipline pour ne pas commettre d'excès, garder la forme durant la saison. Préparation mentale: exercices de visualisation, renforcement positif, connaître l'importance du match à venir, connaître aussi les joueurs, les brasseurs de merde, connaître les entraîneurs et leurs habitudes.

Tout ça dans le but certain d'accéder au succès.

Pour des athlètes, tout ces éléments pour aller chercher le dixième de seconde, la mille à l'heure ou les dix verges qui, en bout de ligne, feront la différence entre le gagnant, celui dont on se rappellera, et l'éternel deuxième, celui qui est relégué aux oubliettes!

Ça m'amène à Rory McIlroy. L'Irlandais de 22 ans a soufflé tout le monde au U.S. Open et il ira en découdre au Royal St. George's cette semaine pour l'Omnium Britannique.

Ouf... le St. George's... un endroit pas très hospitalier pour les golfeurs. Attendez-vous à un fort vent, peut-être nordet, pour ralentir les ardeurs des joueurs. Le St. George's est ce qui se rapproche le plus de la lune, apparemment...

Or, combien de ronde de golf a joué McIlroy depuis sa victoire au Congressional le mois dernier?

Zéro.

Désistement à l'Open de France. Idem au tournoi d'Écosse.

Je crois aux aptitudes de McIlroy. Je pense que, mentalement, sa victoire au U.S. Open a fait oublié sa déconfiture au Masters. Mais de ne pas jouer de golf compétitif entre deux tournois majeurs avant de s'attaquer à un monstre, où vous devez battre non seulement le field, mais aussi le terrain... sans oublier les attentes, inévitables attentes, qui ont gonflé de manière démesurée depuis un mois. Je me dis alors que c'est un suicide professionel. Pour ce week-end, en tout cas.

C'est une drôle d'approche. Je comprends qu'il pratique. Qu'il frappe des balles. Mais de jouer en compétition nous amène des situations qu'on ne peut vivre seul sur le terrain de pratique.

McIlroy, bien sûr, ne s'en fait pas avec ça. Pour lui, c'était la meilleure préparation que de prendre congé.

À lui de me faire mentir, maintenant.

mardi 28 juin 2011

Le triste sort des Dodgers de Los Angeles

Qui aurait cru qu'un jour, au sein de la toute puissante et richissime Major League Baseball, on verrait une équipe se servir du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux États-Unis pour se protéger de ses créanciers?

C'est pourtant le triste sort de Frank McCourt. Il vient de mettre son équipe, les Dodgers de Los Angeles, dans les mains de la juridiction américaine. Voilà une belle patate chaude pour le commissaire Bud Selig, celui qui avait permis l'achat des Dodgers malgré des problèmes évidents de manque de liquidité.

Le résultat est atroce: dans un marché énorme, assez grand pour permettre la coexistence de deux franchises, les Dodgers essuient des revers, non seulement sur le terrain, mais aux guichets aussi, où l'année s'annonce catastrophique.

Le règne de McCourt, long de sept ans, aura été un désastre sur toute la ligne.

Et le pauvre Don Mattingly, à son année recrue à la barre des Dodgers, qui est pris au beau milieu de ce fiasco grossier. Évidemment, tout en classe, Mattingly refuse de faire une relation directe entre les problèmes de McCourt et les performances sur le terrain. Mais tout le monde sait que les Dodgers avaient autant besoin de ces problèmes administratifs qu'une série de bottés au derrière...

Mais, comme le dit Bill Plaschke, du L.A. Times, c'est Frank McCourt qui a tout perdu. Et les Dodgers, eux, ont encore tout.

L'histoire. Les victoires en Séries Mondiales. Vin Scully. La patte gauche de Fernando Valenzuela. Pedro Guerrero. Ron Cey. Le foutu circuit de Rick Monday.

Rien n'est vraiment perdu, finalement, à Los Angeles.

Nathan Beaulieu, un choix facile

Je suis certain que Pierre Gauthier fut agréablement surpris de voir le défenseur Nathan Beaulieu, des Sea Dogs de St. John, être encore disponible quand est venu le temps de prendre la parole lors de la première ronde du repêchage, vendredi dernier.

Classé dans le top 5 en Amérique du Nord par la centrale de recrutement à la fin de la saison, Beaulieu a de belles qualités, notamment dans la relance de l'attaque. Il ne représente pas un grand risque, mais à 6' 2'' et 174 livres, il devra prendre un peu de muscle s'il veut faire carrière dans la grande ligue.

On le reverra bien évidemment dans la LHJMQ l'an prochain, au sein d'une équipe qui aspirera, encore une fois, aux grands honneurs. C'est toujours bon de grandir dans une culture de gagnants, et le CH a cette chance d'avoir un de ses poulains au sein de l'organisation des Sea Dogs. Ce n'est pas pour rien que trois Sea Dogs sont sortis en première ronde.

Le Canadien continue de bâtir sa défensive. Après Carey Price et P.K. Subban, voilà maintenant Jarred Tinordi (2010) et Beaulieu. Sans oublier Brandon Nash, solide à Hamilton l'an dernier, et Alexeï Yemelin, dont on a hâte de voir le potentiel.

Dans les circonstances, le choix de Beaulieu était facile, surtout au 17e rang. Reste maintenant à savoir si ce choix était le bon. On ne le saura pas avant quatre ou cinq ans.

mercredi 22 juin 2011

Jack McKeon, 80 ans, nouveau gérant des Marlins...

Qui d'autre que Jeffrey Loria, l'embaumeur de nos Z'Amours, pour embaucher un homme de 80 ans pour diriger sa formation?

Le proprio des Marlins, reconnu pour avoir la mèche courte, a procédé à cette embauche suite à la démission d'Edwin Rodriguez. Le vénérable Jack McKeon, qui a déjà mené les Marlins à une victoire en Série Mondiale en 2003 (face aux Yankees, no less!), prend les guides d'un club qui se cherche: fiche de 2-19 depuis le début du mois de juin.

Tout ça me rappelle les bases conservatrices dans lesquelles le baseball majeur est ancré. Plutôt que de donner la chance à de jeunes gérants innovateurs et sur la montée, on préfère plutôt donner les pouvoirs à un vétéran qui n'est, probablement, qu'une solution temporaire. Et peu coûteuse.

Bob Klapisch nous apprend, justement, que tout ça ne serait qu'un gros nuage de fumée orchestré par Loria et menant à deux scénarios possibles: 1) McKeon est une solution temporaire avant l'embauche de Bobby Valentine, qui a considéré l'hiver dernier pour le poste mais qui, visiblement, exigeait une enveloppe salariale trop élevée; 2) McKeon, une figure populaire, pourrait aider à augmenter la valeur du club dans le but, éventuellement, de vendre l'équipe à d'autres achteurs. Scénario funeste, mais très plausible, surtout quand on connaît Loria et son président (et gendre) David Samson.

Pas pour rien que les gradins sont vides depuis des lunes à Miami...

Jeffrey Loria, pire proprio que George Steinbrenner? Je n'en ai jamais douté.

lundi 20 juin 2011

La leçon a été retenue

C'est la victoire fracassante de Rory McIlroy au Congressional qui aura retenu l'attention de bien des gens, ce week-end.

Certes, la facilité déconcertante avec laquelle le Nord-Irlandais a pulvérisé l'opposition aura marqué l'histoire de cette classique vieille de 111 ans. Mais ce que je retiendrai, surtout, c'est que la leçon apprise à la dure au Masters, qui avait vu McIlroy trébucher en laissant filer une avance de quatre coups lors de la dernière journée, aura servi le jeune golfeur de 22 ans.

Samedi soir, il affirmait sans gêne qu'il savait ce qu'il avait à faire pour boucler la boucle afin de ne pas louper la chance de mettre la main sur un premier titre du Grand Chelem.

Ce que McIlroy a démontré, c'est une maturité hors du commun pour un golfeur de son âge. Plutôt que de voir ça trop gros, il a plutôt géré l'hécatombe d'Augusta de la meilleure manière possible en mettant le golf en juste perspective, dans le but de devenir un meilleur golfeur et pour mieux réagir dans de pareilles circonstances. Chapeau.

Pas de doute, le golf, et le sport en général aussi, s'internationalise. C'est un cinquième tournoi majeur de suite qui échappe aux golfeurs américains.

Maintenant, les yeux seront dorénavant tournés vers McIlroy. Il est devenu le 2e plus jeune gagnant d'un tournoi du Grand Chelem (22 ans et un mois), devançant même Jack Nicklaus (Tiger Woods est le seul à avoir gagné un tournoi majeur à 21 ans).

Il n'en fallait pas plus pour lancer les comparaisons...

vendredi 17 juin 2011

McIlroy en tête... pour combien de temps?

Rory McIlroy est encore en tête. Encore, vous dites? Oui, c'est la troisième fois au cours des quatre derniers tournois majeurs que l'Irlandais vient en tête de liste après la première ronde. Cette fois, on parle du U.S. Open, disputé sur le capricieux Congressionnal, dans le Maryland, jusqu'à dimanche (c'tu moi, ou les verts ont l'air plutôt étranges sur ce terrain?)

Ah, ce qu'un voyage à Haïti peut faire...

Mais le problème avec McIlroy, c'est qu'il part en fou, mais qu'il finit souvent en mouton. Qui ne se rappelle pas de sa débarque monumentale au dernier Masters, alors qu'il était confortablement installé en tête à la veille de la dernière ronde? J'ai très hâte de voir si, cette fois-ci, la magie va opérer au cours des quatre rondes ou si Rory va nous faire le même coup qu'avant et s'écroulera en cours de route...

Parlant d'écroulement, plusieurs "big guns" ont décidé que ça se passait en première ronde. Phil Mickelson a déjà mieux paru que son 74 (+3) d'hier, le même score que Luke Donald, un prétendu aspirant au titre de meilleur joueur au monde.

Le Congressionnal a été aussi impitoyable pour les deux autres membres du top 3 mondial, Martin Kaymer (74) et Lee Westwood (75). Ça sent les vacances sur les plages de la Virginie ce week-end pour ces derniers... ou peut-être qu'ils gardent le meilleur pour la fin? Contrairement à Rory...

AJOUT: Non, Rory n'a pas compris. Il vide ses meilleurs coups encore ce matin et ne garde rien pour le week-end! Déjà -4 après 11 trous aujourd'hui, cumulatif de -10...

Enfin une saison gagnante?

Après 18 ans de misère, où les Pirates de Pittsburgh ne sont jamais parvenu à finir le calendrier avec une fiche gagnante, il y a peut-être un peu de lumière au bout du tunnel...

Les joueurs du gérant Clint Hurdle ont encore gagné hier, balayant du coup la série face aux pauvres Astros à Houston. Et les Pirates sont maintenant deux matchs au-dessus de la barre de ,500.

Ces dernières années, les Pirates n'ont pas eu souvent le luxe d'avoir une fiche de ,500 à ce stade-ci de la saison, même si nous ne sommes qu'à la mi-juin! La dernière fois que c'est arrivé: 1999, ce qui en dit long sur cette franchise, établie dans un petit marché et qui semble destiné à faire du sur-place.

Hurdle marque des points avec ses jeunots et il est sûrement, à l'heure actuelle, un candidat au titre de gérant de l'année.

jeudi 16 juin 2011

Chapeau aux Bruins!

Pas besoin d'être visionnaire ou prophète pour deviner l'ambiance qui plane au-dessus de la ville de Vancouver au lendemain de cette défaite sans équivoque dans l'ultime match de la finale de la Coupe Stanley.

Mais plutôt que de planter les frères Sedin pour leur émigration vers on-ne-sait-où durant la finale, plutôt que de mettre tout le blâme de la défaite sur le dos (déjà assez large) de Roberto Luongo, plutôt que de trouver une faible excuse comme les blessures pour expliquer la défaite, je préfère aussi donner tout le crédit aux Bruins de Boston, une grande équipe!

J'ai l'impression que la mise en échec d'Aaron Rome sur Nathan Horton, qui a sorti les deux joueurs de la série, aura été le point qui a fait tourner la série de côté. On dirait que les joueurs des Bruins se sont réunis autour de la cause de Horton pour aller chercher la Coupe. Peut-être que je me trompe. Mais peu importe, il faut souligner le caractère de cette équipe là. Gagner 4 des 5 derniers matchs face à la meilleure équipe de la ligue, ça relève quasiment du miracle!

Sans oublier qu'ils étaient à un but de se faire éliminer par le Canadien...

La différence aura été Tim Thomas. Il a fait les arrêts, Luongo non. Un trophée Conn Smythe bien mérité pour l'américain de 37 ans. Et justice aura été rendu lors de cette finale. La meilleure équipe a gagné; les Bruins ont d'ailleurs totalement dominé le total des buts marqués dans cette série (23-8).

Et on va peut-être arrêter de dire que la LHJMQ ne fournit pas grand chose à la LNH. Qui ont été les héros offensifs de la victoire décisive d'hier? Patrice Bergeron et Brad Marchard, deux produits dérivés de la "Q", qui se sont élevés alors que les enjeux étaient les plus grands. Chapeau!

Chapeau aussi à Claude Julien. J'étais content de le voir soulever la Coupe, lui qui avait été cavalièrement viré à la fin d'une saison remplie de succès par Lou Lamoriello chez son employeur précédent, les Devils du New Jersey.

mardi 14 juin 2011

Daniel Sedin: "on va gagner le match #7"...

Vous avez bien lu.

Venant d'un gars qui s'est transformé en fantôme depuis le début de la finale de la Coupe Stanley, on peut facilement dire que la prédiction du Suédois est pour le moins audacieuse.

Difficile à suivre, ces Canucks. Impeccable à domicile, mais carrément mauvais à Boston. Grâce à la générosité de Roberto Luongo, l'affaire était déjà réglé après dix minutes de jeu.

Quand même absurde de voir que les Canucks et les Bruins sont à égalité 3 partout même si les Bruins ont marqué... 11 buts de plus que leurs adversaires!

Revenons à Roberto Luongo. Il a paru faible sur les deux premiers buts des Bruins hier et Alain Vigneault a rapidement sorti le crochet après le troisième. Le mal était déjà fait et les Canucks ne s'en sont jamais remis.

Néanmoins, la décision de Vigneault de revenir avec Luongo est la bonne. Il n'a pas le choix, de toute évidence, d'y aller avec le cheval qui t'a amené là où tu es aujourd'hui. Maintenant, la question est de savoir si c'est le Luongo local ou celui qui se fait percer sur la route qui se présentera demain soir?

Parce que, pas de doute, Daniel Sedin aura besoin d'un gardien en grande forme, demain soir, pour réaliser la prédiction divine d'hier soir!

lundi 13 juin 2011

Se relever de brillante façon

Il a franchement été impressionnant, vendredi, dans le 5e match de la finale. Les tirs venaient de partout: puissants, précis, parfois faibles, un rebond ici et là, mais il les a tous stoppés. Un à un. Comme si à chaque arrêt, la confiance, déjà très présente, était devenu de plus en plus solide, inébranlable, à la manière des grands gardiens de son temps.

Depuis les Jeux de Vancouver, je savais que Roberto Luongo était capable de briller dans les grandes occasions. Depuis vendredi soir, je connais maintenant la force de caractère de celui qui a mené son équipe à cette victoire cruciale de 1-0.

Il s'est fait passé 12 buts en cinq périodes et il n'en fallait pas plus pour que les gens doutent. Les journalistes aussi. Est-il aussi bon qu'on peut le prétendre? A-t-il été éclipsé par un gardien (Tim Thomas) qui a le même style que mon fils de 6 ans devant son filet? Peut-il s'élever aux rangs des meilleurs dans le moment le plus opportun?

Oui, non et oui.

Reste maintenant une question: peut-il s'imposer en terrain hostile? À Boston, ce soir, il sera de retour à l'endroit exact où il s'est fait découpé en pièces la semaine passée. Pourra-t-il encore nous surprendre et aller chercher la Coupe qu'il manque au Canada depuis 1993.

Sur papier, Luongo est confiant. Mais il faut toujours et encore qu'il fasse ses preuves. Au même titre qu'il devait les faire même s'il avait couvert son pays d'une médaille d'or en février 2010...

Un échec, vraiment?

Peut-on vraiment parler d'échec quand on s'incline en finale de la NBA?

Voilà une excellente question que plusieurs tentent de répondre, aujourd'hui, suite à la défaite de LeBron James et du Heat de Miami face aux Mavericks de Dallas, hier, lors du sixième match de cette finale.

James, dont l'arrivée à Miami avait soulevé les passions, l'été dernier, chez nos voisins du Sud, a donc mordu la poussière dans sa première tentative de mettre la main sur le gros trophée en compagnie des deux autres membres du trifecta floridien, Dwyane Wade et Chris Bosh.

Soyez sans crainte, la chance de le remporter va revenir assez vite.

En attendant, c'est peut-être un peu prématuré de dire que James a croulé sous la pression. Attendons encore une couple d'années pour vraiment comment se comportera le Heat en séries avant de pouvoir porter jugement.

Comme le dit si bien Mike Wilbon, sur ESPN.com, Il me semble qu'on disait la même chose, dans un passé pas si lointain, à propos d'un certain Dirk Nowitski... qui est champion de la NBA depuis hier!

Rappelez-vous qu'il y en avait une maudite gang qui écoutaient la finale assis sur leur pouf pendant que James en découdait avec les Mavs en finale.

Donc, avant de parler d'échec...

Pendant ce temps, à Cleveland, le proprio des Cavaliers s'est évidemment réjoui de la défaite du Heat...

jeudi 9 juin 2011

La recette pour répondre aux critiques

Au cours des dernières semaines, plusieurs, dont l'auteur de ces lignes, ont commencé à s'inquiéter du rendement pour le moins inhabituel du joueur-étoile Albert Pujols, des Cards de St. Louis.

Et bien, le gros Albert a répondu... par la bouche de son canon, soit son bâton!

Sûrement agacé par les questions répétitives sur les causes de cette disette (rappelez-vous, il a été un MOIS sans frapper de circuit à un moment donné), Pujols a explosé le week-end dernier dans un balayage face aux Cubs de Chicago: 6 coups sûrs en 11 présences, 4 circuits, 7 points produits, un double et trois buts sur balles...

Comme moyen pour fermer la boîte à tout le monde, on a rarement vu mieux!

Pas étonnant que le gros Albert a été nommé le joueur de la semaine dans la Nationale.

La finale réduite à un 2 de 3...

Les Bruins de Boston ont su, à leur tour, gagné leur service! Ils ont dominé une fois de plus les Canucks de Vancouver hier soir pour niveler la série après 4 matchs. Les deux clubs devront maintenant en découdre dans un 2 de 3 pour connaître l'identité des champions de la Coupe Stanley.

Difficile d'expliquer la déconfiture subite des Canucks. En plein contrôle après les deux premiers matchs à Vancouver, les Canucks sont méconnaissables depuis qu'ils ont atterri à Boston...

Soudainement, Roberto Luongo n'arrête plus rien et, évidemment, c'est rien pour inspirer ses coéquipiers. Luongo vient de donner 12 buts sur 70 lancers en cinq périodes... on est loin des standards auxquels on est habitué.

Quelqu'un devra dire aux jumeaux Sedin que la série est commencée! Henrik surtout, blanchi en quatre matchs jusqu'à date en finale.

La venue de Keith Ballard, atroce hier soir, n'a pas vraiment aidé. Avec un échec-avant soutenu, les défenseurs des Canucks se sont fait frapper toute la soirée.

Chapeau aux Bruins. Du caractère, pas de doute, il y en a dans ce vestiaire là. Et que dire de Tim Thomas. Pas de style, il goale tout croche, mais il l'arrête, la petite noire.

J'ai hâte de voir la réaction des joueurs d'Alain Vigneault, demain soir. Pas lieu encore de paniquer, mais ses joueurs devront à leur tour montrer du caractère. Le momentum est clairement du côté des Bruins.

jeudi 2 juin 2011

Que se passe-t-il avec Albert Pujols?

La question mérite d'être posée quand on constate le départ plutôt modeste de Pujols cet été. Le gros Albert est nettement sous les standards qu'il a lui-même établi au fil des ans.

Pas surprenant qu'il fasse partie des déceptions de l'année dans les majeurs jusqu'à présent. Pujols n'est d'ailleurs pas le seul gros nom à faire partie de cette liste peu enviable. On y retrouve également Dan Uggla, Carl Crawford, John Lackey et Chris Carpenter, entre autres.

Plusieurs se questionnent sur l'état de santé de Pujols. On semble penser qu'il traîne encore cette légère blessure à la cuisse qu'il a subi au mois d'avril dernier et qui pourrait le ralentir quand vient le temps de s'élancer à la plaque.

La signature d'un futur et lucratif contrat pourrait être aussi une distraction de premier ordre. On a beau être le meilleur frappeur des majeures, la pression de produire est toujours là, surtout quand on écoule la dernière année d'une entente. Les attentes, elles, autant chez les amateurs que pour la direction de l'équipe, sont énormes et il se peut que ce soit une des raisons pour ce début de saison plutôt tiède.

Je crois que Pujols saura retrouver son rythme. Ce n'est pas la première fois qu'il est plongé dans une léthargie et le dominicain de 31 ans en a vu d'autres.

Premier round aux Canucks

Très bon match, hier soir, en levée de rideau de la finale de la Coupe Stanley. Un match qui a permis aux Canucks de Vancouver de prendre les devants dans la série grâce à l'unique but du match, marqué dans la dernière demi-minute du match.

La glace est donc brisée et on peut dire que la table est mise pour le reste de la série. Ça patiné, ça frappé solidement et les nerfs étaient à fleur de peau, comme l'indiquent les 12 avantages numériques distribué équitablement par les arbitres Stephen Walkom et Dan O'Rourke au cours des 40 premières minutes de jeu.

Pas de doute, la hargne et l'intensité étaient au rendez-vous même si ces deux équipes ne se voient pas souvent au cours de la saison régulière.

Alex Burrows a peut-être poussé la chose un peu loin en mordant l'attaquant des Bruins Patrice Bergeron. On a beau être en finale, mon beau Alex, mais il faudrait quand même rester à l'intérieur de certaines limites... Si Burrows a posé un tel geste (on n'a pas de preuve concrète), je souscris à la l'opinion de Claude Julien, comme quoi ce geste manque de classe.

mercredi 1 juin 2011

Hystérie à Winnipeg

Bravo à la ville de Winnipeg, qui a réussi à mettre la main sur les Thrashers d'Atlanta, afin de les déménager dans la capitale manitobaine. Rayé de la mappe de la LNH depuis 1996, je pense que Winnipeg était prêt à revenir dans les rangs du circuit Bettman. Le MTS Centre, déjà en place avec ses 15 015 places, leur donnait un net avantage sur les autres villes qui ont comme visée, un jour, d'accueillir un club de la LNH.

Pas besoin de vous dire que c'était l'euphorie au centre-ville de Winnipeg, suivant l'annonce, hier.

Maintenant, il faut se demander à quand sera le tour de la ville de Québec?

S'il faut en croire Gary Bettman, le déménagement des Thrashers vers Winnipeg n'est pas un signe avant-coureur, ni une tendance que l'on répétera pour les années à venir. Même si ce discours peut paraître négatif aux yeux de la population québécoise, c'est normal que Bettman agisse de la sorte. Il a comme mandat de protéger les marchés actuels. La preuve a souvent été faite que Bettman est très patient avant de procéder à un déménagement.

Ça prouve à quel point la situation était cahotique à Atlanta. Le hockey n'a jamais vraiment levé dans cette ville du Sun Belt américain et Bettman l'a constaté. Et il constatera la même chose en Floride, à Phoenix et à Columbus. Un jour ou l'autre.

Ce qui ouvrira la porte éventuellement à Québec.

Pendant ce temps, le maire Labeaume est amer. On le comprend. Il doit se battre en commission parlementaire, cette semaine, sur le projet du nouvel amphithéâtre, pendant que Winnipeg, elle, fête l'arrivée de sa nouvelle équipe. Déjà que Monsieur le Maire n'est pas un modèle de patience...

Le choix du Trente: la finale de la Coupe Stanley

Enfin. Ça va enfin commencer cette finale de la Coupe Stanley...

Avouez que 4 jours complets de congé entre le septième à Boston vendredi dernier et le début de la finale, ce soir, à Vancouver, c'est beaucoup trop. Only in the NHL...

Bon, la question qui tue: qui va gagner?

On commence devant le filet. Roberto Luongo est meilleur que Tim Thomas. Oui, Thomas est spectaculaire, mais Luongo est plus technique, beaucoup moins loufoque aussi et il a le mérite d'avoir déjà gagné, même si ce n'était pas la Coupe (plutôt une médaille d'or. C'est bien, quand même!)

Défensivement, ça s'équivaut. Le gros Chara fait peur (surtout avec sa barbe des séries), mais après ça, c'est mince. Tomas Kaberle est une grosse déception depuis son acquisition (à fort prix) des Leafs à la date limite des échanges. Johnny Boychuk, Dennis Seidenberg et Andrew Ference font du bon boulot. Idem du côté des Canucks où on a un bon mélange avec Kevin Bieksa, Dan Hamhuis, Christian Ehrhoff et Alex Edler.

Là où je favorise largement les Canucks, c'est à l'attaque. Surtout que les frères Sedin se sont réveillés face aux Sharks, avec un total combiné de 18 points en cinq matchs. Ça pourrait faire encore plus mal en finale... Ryan Kesler est un candidat logique présentement au trophée Conn Smythe même s'il a ralenti face à San Jose. Alex Burrows et Mason Raymond contribue. Je trouve même Maxim Lapierre et Chris Higgins bons! Ça en dit long sur le travail qu'effectue Alain Vigneault avec ses trios #3 et 4...

Les Canucks vont donc rappatrier la Coupe au Canada après une absence de 18 ans. En six matchs.

vendredi 27 mai 2011

Bannir les collisions au marbre?

Buster Posey s'est fait frappé par un train nommé Scott Cousins, mercredi soir à San Francisco.

Posey, ce receveur vedette des Giants, a bloqué le marbre. Et Cousins, le coureur des Marlins de la Floride, s'est amené en trombe pour faire perdre la balle au receveur.

Un hit clean et légal. Mais avec un résultat atroce: Posey s'est fracturé le bas de la jambe et il est vraisemblablement fini pour l'année...

Les Giants sans Buster Posey, c'est un peu comme si on enlevait le bras droit de Roy Halladay. Dire que c'est une lourde perte relève de l'euphémisme.

De quoi relancer le débat sur les collisions au marbre avec le receveur. Mais le baseball est un sport de traditionnalistes et ça serait étonnant qu'un changement dans les règlements soit approuvé.

Même Ray Fosse, la pauvre victime de Pete Rose lors du match des étoiles de 1970, est d'avis qu'aucun changement ne doit survenir.

Je suis du même avis.

Ce sera Dallas contre Miami

On connaît maintenant les deux équipes qui s'affronteront en grande finale de la NBA, à compter de mardi prochain.

Le Heat de Miami a rejoint les Mavericks de Dallas comme finaliste, en battant les Bulls de Chicago, lors du 5e match de la finale de l'Est, hier dans l'Illinois. Une poussée de 18-3 en toute fin de match a permis aux hommes de Eric Spoelstra d'effacer un déficit de 12 points et éliminer ainsi les champions de conférence en saison régulière.

Le Heat, avec le triumvirat James-Bosh-Wade répond donc aux attentes astronomiques qui avaient été placées à leur endroit en début de saison quand LeBron James a décidé de signer avec le club de la Floride. Malgré un départ plutôt cahotique (une modeste fiche de 9-8 après 17 matchs), le Heat a gagné 49 des 65 derniers matchs en saison régulière avant de se débarasser, tour à tour, des Celtics de Boston et des Bulls (en cinq petits matchs chacun).

Dans l'Ouest, les Mavericks ont poursuivi sur leur irrésistible lancée que leur a procuré leur balayage des doubles champions en titre, les Lakers de Los Angeles, en demi-finale de conférence. Ils ont battu plutôt aisément un club prometteur, mais sans trop d'expérience en séries, le Thunder d'Oklahoma City, en cinq matchs également. Voilà une autre occasion pour le grand Dirk Nowitzki de rafler les grands honneurs.

On se reparle que Nowitski et les Mavs avaient plié l'échine devant le Heat (en six matchs) lors de la finale de 2006. L'heure de la vengeance vient de sonner.

D'ici mardi, je vous reviens avec ma prédiction.

Qui ira rejoindre les Canucks en finale?

Bon, les Canucks ont déjà leur billet pour la finale. Qui ira les rejoindre maintenant?

Ce soir, c'est le 7e et dernier match de la finale de l'Est entre le Lightning et les Bruins. Les Bruins auront l'avantage de jouer ce match à domicile au TD Garden, mais, vous savez, l'avantage de la glace, ça beaucoup été un désavantage au cours de ces séries 2011...

Plus aucune théorie ne tient la route au cours d'un 7e match, on le sait. L'avantage de la glace, l'équipe qui marque le premier but, celle qui excelle sur les unités spéciales... Tout ça, c'est de la frime et plus rien ne compte que la rondelle tombe au début du match.

La preuve? Les Bruins ont un avantage numérique qui roule à 8,2% (oui, vous avez bien lu) durant les séries, comparativement à 16,2% en saison régulière. Et pourtant, la troupe de Claude Julien est à une victoire de la finale.

Une autre preuve? Le Lightning a déjà gagné un match #7 en séries jusqu'à date. En première ronde. Où, exactement? Oui, vous l'avez: sur la route. C'était face aux Penguins à Pittsburgh. Et les hommes de Guy Boucher tirait de l'arrière 1-3 dans cette série.

Je favorise le Lightning. Guy Boucher va trouver un moyen (encore) d'allumer ses hommes, de leur faire croire qu'ils ont une excellente chance de gagner alors que peu de gens semblent croire que c'est le cas. J'ai rarement cru comme ça qu'un entraîneur pouvait avoir une influence sur ses joueurs et sur le résultat d'un match. Mais là, on voit que les joueurs du Lightning ont acheté le plan du patron...

Ce sera tout un exploit, surtout avec la défensive qu'ils ont, de voir le Lightning en finale.

Les Red Sox sont en feu

Autre victoire écrasante hier pour les Red Sox de Boston. Après avoir englouti mercredi les Indians de Cleveland, la meilleure équipe des majeures, 14-2, voilà qu'ils ont battu les Tigers de Détroit, hier dans le Michigan, par la marque de 14-1.

Pour la première fois depuis le 12 août 2008, une équipe a réussi à marquer 14 points dans deux matchs de suite.

Les Sox sont tout simplement en feu par les temps qui courent. Ils viennent de gagner 11 de leurs 13 derniers matchs et 14 de leurs 18 derniers. Le revirement de situation est complet et les gens semblent oublier tranquillement que cette équipe a commencé la saison avec un rendement de 2-10...

Faites le calcul: Boston est 26-12 (,684) depuis le 13e match de la saison.

On imagine où serait ce club là sans ce départ laborieux puisque les Red Sox sont à égalité en tête de la division Est de l'Américaine avec les Yankees.

Et, qui plus est, Carl Crawford semble vouloir sortir de son hibernation. Le voltigeur de gauche, signé à gros prix durant l'hiver, a été sublime à la plaque lors de ces deux volées: 8 coups sûrs en 9 présences, deux doubles, deux triples, un circuit et cinq points produits. Il a haussé sa moyenne de ,212 à ,244.

jeudi 19 mai 2011

Ben Eager, allié des Canucks

20 minutes de punition en 10 minutes 59 secondes de jeu. Voilà le résumé de la soirée de Ben Eager, le gros attaquant des Sharks de San Jose.

Ah oui, j'oubliais, il a aussi marqué un but. Mais dans une cause perdante, alors que son club tirait de l'arrière 2-7.

Je vous jure que je ne suis pas le seul, ce matin, à avoir oublié que le gros Ben avait marqué un but. Parce que tout ce qu'on a en mémoire, c'est l'affreuse indiscipline qu'a démontré Eager dans des moments cruciaux, notamment en troisième période.

Il y a eu cette charge par-derrière sur Daniel Sedin. Eager a été chanceux de s'en tirer avec une petite mineure...

Puis, ce geste absolument inutile, lors d'un changement, alors qu'il retraite au banc, petit croc en jambe. Une crampe au cerveau qui a mené au 4e but des Canucks.

Oui, Ben Eager, on aurait dit que tu avais le goût de porter un chandail bleu et vert, hier soir. Les Canucks ne demandaient pas tant!

Maintenant, la série se dirige en Californie. La côte va être abrupte pour les hommes de Todd McLellan: gagner 4 matchs sur 5 contre un club qui respire la confiance.

On leur souhaite bonne chance!

mercredi 18 mai 2011

Les Bruins ne m'ont pas rassuré!

Les Bruins de Claude Julien ont beau avoir gagné hier soir, ils ne m'ont guère rassuré dans l'ensemble de leur jeu, hier soir.

Dans cette victoire de 6-5 sur le Lightning de Tampa Bay, ils ont largement profité d'une pause dans le système défensif commandé par Guy Boucher en deuxième période, où ils ont accordé 5 buts! La qualité des défenseurs du Lightning est sous la moyenne et on en a eu la preuve dans cette période complètement folle. Et quand Dwayne Roloson n'arrête que quatre tirs sur neuf...

Mis à part ça, les Oursons n'ont pas été vraiment impressionnant. Après 13 secondes de jeu, c'était déjà 1-0 Tampa. Et que dire des dix dernières minutes du match. En déficit 3-6, les Bruins ont redonné vie au Lightning en accordant deux buts rapides pour rétrécir l'écart à un but. Une fin de match excitante s'en est suivi, qui aurait pu se prolonger au-delà des 60 minutes régulières sans les acrobaties de Tim Thomas en fin de match.

Bref, la série est égale et tout le monde se transporte à Tampa.

Et, pour conclure, je suis tellement d'accord avec Mathias Brunet! Un Tyler Seguin à la place de Mark Recchi, Greg Campbell ou Chris Kelly... je le fais sans hésitation! C'est Claude Julien qui aura à prendre cette décision quand Patrice Bergeron sera prêt pour un retour au jeu...

lundi 16 mai 2011

J'aime Kevin Durant

C'est l'étoile montante de la NBA. Et les Grizzlies de Memphis ont fait connaissance avec le "35" du Thunder d'Oklahoma City.

Kevin Durant a taillé en pièces la défensive des Grizz avec une solide performance de 39 points. Le jeune de 22 ans (!) nous a démontré tout son talent en y allant de paniers clutchs tout en étant agressifs au panier.

J'aime Kevin Durant. Je suis capable de reconnaître le travail et le jeu des James, Wade, Rose, Bryant et autres. Mais il y a quelque chose de spécial avec ce Durant.

C'est peut-être son âge. Ce gars-là à l'air de tout sauf d'une super-vedette. Il n'a pas l'air d'avoir l'égo aussi gros que son compte de banque. J'ai l'impression qu'il vient au stade pour faire son travail, aider son club à gagner et il repart, après.

Le petit marché, aussi. J'adore quand les petits marchés se fraient un chemin assez loin en séries. OKC, comme ils disent, est le dernier venu dans la NBA (suite au déménagement des Supersonics de Seattle). De les voir se battre avec Memphis, un autre marché qu'on ne voit pas souvent en séries, ça amené quelque chose de rafraîchissant.

Il est athlétique, talentueux et c'est déjà un leader. En vérité, je vous le dis: gardez un oeil sur Kevin Durant. Il va réaliser de grandes choses.

Le Thunder, une jeune équipe prometteuse qui est sur la montée, pourrait mettre la main dès cette année sur les grands honneurs, nous dit Chris Mannix, sur SI.com. Avec l'élimination surprise des champions défendants, les Lakers de Los Angeles, aux mains des Mavericks de Dallas, la porte est grande ouverte pour la bande à Durant de se pointer, à tout le moins, en grande finale.

Une longue série

Les Canucks de Vancouver ont dû travailler fort pour aller chercher le premier match de la finale de l'Ouest, contre les Sharks de San Jose, hier soir au Rogers Arena.

Agréable de voir Maxim Lapierre contribuer de façon tangible au gain des siens. Il a marqué le but qui a fait 1-1. J'ai aimé aussi voir le réveil des frères Sedin, Henrik particulièrement, qui a terminé sa soirée avec un but et une aide.

Du côté des Sharks, ils n'ont pas grand chose à se reprocher hier soir. À part l'entraîneur Todd McLellan, qui aurait dû appeler son temps d'arrêt un arrêt de jeu plus tôt (avec environ 30 secondes à jouer, avec mise en jeu en zone offensive, plutôt que l'appeler alors qu'il ne restait que TROIS secondes au tableau, avec une mise en jeu en zone neutre...), les Sharks ont été solides. J'ai bien aimé Joe Thornton, le grand leader de cette équipe. Il est en mission et ça paraît dans son jeu.

Je n'achète pas la théorie de la fatigue. Même si les Wings les ont poussé à un 7e match dans la ronde précédente, les Sharks ont eu deux jours pour récupérer et ces gars-là sont des machines. Je ne pense pas que ce soit le facteur qui ait influencé le résultat en bout de ligne.

Ceci dit, ça va être une longue série, serrée comme le match d'hier soir. Les matchs vont se finir par la marge d'un but et ça m'étonnerait énormément qu'une équipe en finisse après quatre ou cinq matchs.

Dans le fond, c'est un peu exactement ce qu'on attend d'une confrontation entre les deux meilleures équipes de la conférence.

Une mauvaise semaine au bureau

J'ai rarement vu un lanceur avoir une aussi mauvaise semaine que le releveur Brandon League, des pauvres Mariners de Seattle.

League, un ancien des Blue Jays de Toronto, a subi la défaite dans les quatre matchs auxquels il a pris en six jours la semaine dernière. En trois manches, il a alloué 12 coups sûrs, 10 points mérités et il a même atteint deux frappeurs. Il a maintenant une ronflante MPM de 7,31, probablement du jamais-vu chez un closer...

League, un carriériste de longue relève, est une solution pour palier à l'absence de David Aardsma, blessé au coude et probablement fini pour la saison.

Le pire, c'est que les Mariners (16-23), qui vogueront encore dans les eaux de la centaine de défaites cette saison, n'ont aucune solution de rechange. Les Jamey Wright, David Pauley et Aaron Laffey de ce monde pourraient être une de ces solutions miracles, mais avouez que leurs C.V. ne sont pas très garni...

Peu importe. Comme l'affirme Steve Kelley, columnist au Seattle Times, dans une perspective où les Mariners seront compétitifs qu'en 2013, le gérant Eric Wedge pourrait simplement continuer d'y aller avec League.

À la fin, on ne pourra jamais reprocher aux partisans des Mariners leur impatience!

mercredi 11 mai 2011

Déjà rendu à 13...

S'il y a un athlète qui m'épate continuellement, c'est bien le releveur des Yankees de New York Mariano Rivera. Il a beau avoir déjà 41 ans, il semble que rien ne puisse l'arrêter.

Il a déjà inscrit son 13e sauvetage de la saison, hier soir, dans une victoire de 3-1 des Yankees sur les Royals de Kansas City, au Yankee Stadium. À ce rythme, il se dirige vers une saison de 61 (!) matchs sauvegardés. Ça serait du jamais vu dans son cas.

On sait tous qu'il ne se rendra pas à ce chiffre quand la saison se terminera, mais Rivera prouve néanmoins qu'il est encore, cette année, LE releveur par excellence dans les majeures. C'est franchement impressionnant, considérant qu'il lance constamment sous les projecteurs du zoo à New York depuis une quinzaine d'années.

Une tache

Coup dur, hier, pour le programme football du Rouge & Or de l'université Laval qui a vu deux de ses joueurs être suspendus pour deux ans après avoir brisé les règles du Conseil canadien de l'éthique sportive.

Michael Abraham et Steeve Vachon sont deux jeunes joueurs qui n'ont pas eu beaucoup d'impact dans les succès récents de l'équipe. Tout comme André Bolduc, entraîneur du Vert & Or de l'université de Sherbrooke, je m'explique mal pourquoi des jeunes prennent encore le risque d'utiliser des substances interdites avec toute la mauvaise publicité qui les entourent. Et avec le nombre de tests inopinés qui ne cessent d'augmenter.

Glen Constantin a beau essayé de le défendre, cette nouvelle est une tache a un programme qui n'avait, jusque là, pas grand chose à se reprocher. On le comprend d'avoir pensé au discrédit que tout ça va occasionner. Plusieurs vont se questionner, des adversaires vont douter et c'est bien normal.

Bref, voilà une nouvelle que l'entourage du camp lavallois aurait bien pu se passer.

mardi 10 mai 2011

Les Sharks doivent-ils être inquiets?

Si j'étais un joueur ou un partisan des Sharks de San Jose, j'aurais plusieurs raisons d'être inquiets à l'approche du 6e match de la série face aux Red Wings de Détroit:

1) L'absence, ce soir, de Ryane Clowe, le meilleur pointeur des Sharks en séries jusqu'à maintenant, n'est pas une bonne nouvelle. Ça vient simplement ajouter de la pression sur les épaules de Patrick Marleau (aucun point dans cette série), une pression que Marleau n'avait peut-être pas besoin après les déclarations récentes de Jeremy Roenick à son endroit...

2) L'expérience des Red Wings a de quoi rendre n'importe qui craintif. On parle de joueurs qui ont du bagages en séries et des Coupes Stanley à leur actif. Ils en ont vu d'autres et savent que rien n'est gagné. En revanche, plutôt que de paniquer à 0-3, les Rouges se sont plutôt regroupés et les chances sont de leur côté pour ce match joué à leur domicile.

3) Si Joe Thornton a profité de la première ronde pour une fois de plus faire taire ses dénigreurs, voilà une autre occasion qui se présente à lui. Le grand leader des Sharks sait que son équipe est en bonne position, mais reste à voir s'ils sauront passer le K.O. à un opposant qui déjà un genou au plancher. C'est la marque des grandes équipes. Et si jamais on devait retourner à San Jose pour un match #7, je suis tout aussi inquiet que le columnist Tom Kawakami, du Mercury News...

0, 2, 2, 2, 4, 1

C'est le nombre de buts marqués par les Predators de Nashville dans chacun des six matchs de leur série face aux Canucks de Vancouver. Donc, onze buts au total pour les hommes de Barry Trotz, qui ont subi l'élimination hier soir, à domicile.

Ça devient donc facile d'expliquer l'élimination des Preds. Avec une attaque de tire-pois et un avantage numérique anémique, ça devient difficle d'avancer et de se tailler une place dans le carré d'as. On a beau avoir un très bon gardien pour tenir le fort, ça devient taxant pour l'homme masqué de toujours devoir être à son meilleur. Et aux dernières nouvelles, Pekka Rinne n'est pas encore la réincarnation de Patrick Roy!

Chapeau à Alain Vigneault et aux Canucks, qui ont prouvé beaucoup, selon moi, depuis le début des séries. Après avoir vaincu un club de haute voltige en attaque, ils ont été tout aussi efficaces face à la trappe de Trotz. Patience était le mot-clé.

Et que dire de Ryan Kesler! Le grand droitier est un guerrier sur qui Vigneault peut compter à tout moment. Et, en plus, il produit au moment où son club en a le plus besoin.

lundi 9 mai 2011

Une sortie pas très élégante...

Dommage pour Phil Jackson. Le "Zen Master", entraîneur des Lakers de Los Angeles et propriétaire de 11 bagues de championnat de la NBA, a vu ses joueurs le laisser tomber lors de la série demi-finale de conférence face aux Mavericks de Dallas.

Non pas que de voir Dallas l'emporter est surprenant, mais de les voir balayer les Lakers en quatre matchs consécutifs, pas grand monde l'avait vu venir, celle là! Et à voir agir les joueurs de Jackson en fin de match, je suis certain que c'est pas vraiment la manière dont le rusé entraîneur voulait compléter son dernier match en carrière...

Autant Lamar Odom qu'Andrew Bynum ont été expulsé pour des fautes flagrantes sur Dirk Nowitski et J.J. Barea, respectivement, alors que le match était hors de portée. Des gestes anti-sportifs qui ajoutent aux rumeurs de dissensions au sein des Lakers. Certains, comme Bill Plaschke, du Los Angeles Times, font état d'une équipe divisée plus que jamais.

Pau Gasol, invisible dans cette série, est, semble-t-il, en chicane avec Kobe Bryant pour une histoire hors-terrain...

Bref, c'était la pagaille dans le camp des Mauves. Et, dans ce temps-là, on a beau être Phil Jackson ou le bon Dieu, il n'y a pas grand chose à faire que de voir le château s'écrouler.

Maintenant, est-ce que le DG Mitch Kupchak suivra les conseils de Magic Johnson et reconstruira le château de A à Z?

vendredi 6 mai 2011

La renaissance de Lance Berkman

En ce début de saison dans les MLB, pas besoin de chercher bien loin pour connaître la meilleure signature sur le marché des joueurs autonomes au cours du dernier hiver...

Lance Berkman vit une renaissance avec les Cards de St. Louis, après avoir vu sa production régresser de beaucoup au cours de la saison 2010. Pour la première fois de sa carrière, il n'a pas frappé 20 circuits l'an dernier (14), étant même échangé aux Yankees de New York en cours de route.

À 8 millions de dollars, on peut dire que les Cards en ont pour leur argent! Berkman a frappé son 10e circuit de la saison hier soir dans la victoire des Cards, 6-3, sur les Marlins de la Floride et il domine les majeures ce matin avec 32 points produits.

Quand même pas si mal pour un joueur de 35 ans et qui a considéré se retirer après cette dernière saison de misère!

jeudi 5 mai 2011

Les grades du repêchage

C'était le repêchage de la NFL le week-end dernier et, sans surprise, les Panthers de la Caroline ont fait du quart-arrière Cam Newton le premier choix universel de cet encan. Newton, de l'université Auburn, tentera de faire revivre une attaque très anémique au cours des dernières saisons. C'est beaucoup de pression en début de carrière pour un jeune quart...

Comme c'est le cas après chaque séance de sélection, les grands experts américains y vont de leurs grades afin d'identifier les équipes qui ont le mieux colmater les brèches à leur alignement en comblant judicieusement les besoins à certaines positions.

Kenny J. Byrne, de SI.com, place les Lions, les Bucs et les Broncos en tête de liste. Pour Détroit, le choix de Nick Fairley, ce joueur de ligne de Auburn, aussi loin qu'au 13e rang, pourrait être considéré comme un vol. Byrne cite les Cowboys et les Jaguars comme étant les équipes ayant eu le pire repêchage.

Clifton Brown, du Sporting News, aime également les Lions, mais aussi les Patriots. Matt Miller, du Bleacher Report, y va aussi de ses grades.

Le Serge nouveau

Papier intéressant ce matin de François Gagnon, sur cyberpresse.ca, sur l'ancien attaquant du Canadien, Sergeï Kostitsyn, qui semble avoir trouvé le bonheur dans la capitale américaine de la musique country avec les Predators de Nashville.

Confiné à un rôle beaucoup plus obscur à Montréal, il a terminé au premier rang des pointeurs de son équipe cette saison à Nashville. Visiblement, l'entraîneur Barry Trotz lui a donné le bon rôle dans un club où le talent offensif n'est pas très abondant.

Kostitsyn a maturé, également. Comme le souligne Gagnon, fini le temps où il tentait de se cacher derrière la peinture des murs pour éviter les journalistes. On sent le bon Serge beaucoup plus heureux dans l'article. C'est les Preds qui en bénéficie au bout du compte.

Par contre, je suis loin d'acheter la théorie du coéquipier de Serge, Steve Sullivan, concernant la pression médiatique à Montréal... On s'entend que les médias sont omniprésents dans la Métropole, mais en bon professionnel, un joueur doit faire abstraction de ça, et surtout ne pas s'en servir comme excuse pour expliquer une faible production.

Néanmoins, on peut facilement affirmer que les Predators et son DG David Poile a facilement eu le dessus dans cet échange...

mercredi 4 mai 2011

Qui va stopper le Djoker?

Le Serbe vient d'inscrire une 30e victoire de suite, ce matin à Madrid, en prenant la mesure du Sud-africain Kevin Anderson. Il s'approche donc à une victoire du record d'Ivan Lendl pour le plus de victoires consécutives en début de saison, 29, réalisé en 1989.

Le #2 mondial est en feu. Il s'est déjà farci Roger Federer trois fois cette année (Melbourne, Dubaï, Indian Wells), sans oublier Rafael Nadal, deux fois également (Indian Wells et Key Biscayne).

À Madrid, c'est difficile d'imaginer David Ferrer ou Andy Murray, positionné dans le même quart que Djokovic, arrêter l'élan du grand droitier. On va peut-être devoir attendre à la finale, où l'opposant pourrait être Nadal ou Federer... encore!

Enfin, diront plusieurs sur l'éclosion de Djokovic. Longtemps confiné au troisième rang mondial lors de la domination de Federer sur l'échiquier mondial, Djokovic semble sortir de sa coquille et élever son jeu d'un cran face aux meilleurs de sa profession.

Ça s'annonce intéressant pour les Internationaux de Roland-Garros, qui débutent dans moins de trois semaines.

Les Caps dans le trouble

Je comprends les personnes qui ont adopté le Lightning de Tampa Bay suite à l'élimination du CH. Peuplée de plusieurs québécois, cette équipe ne cesse de surprendre. D'aller gagner les deux premiers matchs à Washington, c'était, à quelque part, inespéré. Là, c'est 3-0 et c'est pas à tous les ans qu'une équipe va revenir de l'arrière pour gagner quatre matchs de suite...

Même Guy Boucher, l'éternel positif et fin psychologue, ne devait jamais imaginer mener cette série 3-0...

Ses joueurs sont dédiés et ne baisse jamais la tête. Hier soir, il perdait par un but après deux périodes. Ils en ont profité pour jouer leur meilleure période du match pour aller chercher le match. Combiné à un adversaire qui se cherche, ça donne le résultat qu'on connaît.

Cette équipe à l'empreinte de Boucher, et pas à peu près. Juste à prendre connaissance des révélations de Vincent Lecavalier et on comprend encore mieux ce revirement de situation dans l'ouest de la Floride si on compare à il y a un an.

Andre Ethier

Ce nom, ça vous dit quelque chose? Non, ce n'est pas le nom de mon deuxième voisin de gauche ou encore celui qui a été élu député du NPD dans un quartier près de chez vous lundi soir...

C'est plutôt le voltigeur de droite des Dodgers de Los Angeles, qui a frappé en lieu sûr dans les 29 derniers matchs de son équipe. Impressionnant, certes, mais encore bien loin du record de 56 matchs consécutifs avec au moins un coup sûr, détenu par Joe DiMaggio. Ce record est, selon moi, un des plus difficiles à battre dans tout le sport professionnel...

Et comme le rapporte Cliff Corcoran, sur SI.com, les chances de le voir briser le record sont plutôt contre lui. Corcoran révèle même une étude d'un professeur de l'université Cornell, qui évalue qu'une séquence comme celle de DiMaggio ne peut se produire qu'une fois à tous... les 319 ans!!!

Aussi bien dire qu'on sera tous morts la prochaine fois qu'un joueur frappera dans 56 matchs de suite. Mais la vraie question, à ce moment-là, sera de savoir s'il pourra porter sa séquence à 57...

lundi 2 mai 2011

Avril, un mois baromètre?

Déjà un premier mois de passé dans le calendrier régulier du baseball majeur et je me demandais à quel point le mois d'avril peut être un présage pour les équipes dans leur poursuite pour une place dans les séries à la conclusion de la saison.

Si certains ont tendance à minimiser l'importance d'un bon début de saison, ce texte sur MLB.com nous rappelle qu'un bon mois d'avril va donner de bien meilleures chances à une équipe pour la suite des choses.

Des exemples: Près du trois-quart des équipes (59 sur 80) ayant fait les séries entre 2001 et 2010 ont eu une fiche d'au moins ,500 au mois d'avril. Et, toujours au cours des dix dernières années, 15% des équipes ayant eu une fiche perdante en avril ont pu se classer pour les séries.

Un bon début de saison ne rime pas automatiquement avec une qualification pour les séries éliminatoires, mais ces chiffres prouvent certainement la valeur de bonnes performances en avril.

Tout ça est donc une excellente nouvelle pour les Indians, les Yankees, les Phillies, les Marlins et les Rockies, qui ont tous connu un excellent premier mois d'activité.

vendredi 29 avril 2011

Les choix du Trente: les demi-finales d'association

Après une première ronde plutôt fertile en rebondissements, il est maintenant temps de se pencher sur les quatre séries demi-finales de conférence. Il ne reste donc que huit équipes toujours en lice pour le grand saladier d'argent.

EST: #1 Washington vs #5 Tampa Bay
Les Caps arrivent reposés après avoir disposé des Rangers en cinq petits matchs. De plus, ils ont une fois de plus démontré le même style de jeu hermétique et efficace qui leur a été si bénéfique en saison régulière. J'ai hâte de voir quelle stratégie l'entraîneur du Lightning, Guy Boucher, utilisera pour tenter de percer le jeu défensif des hommes de Bruce Boudreau. Toujours du côté de Tampa, Dwayne Roloson est en feu et ça pourrait faire la différence en bout de ligne. Je continue et j'y vais avec mon choix sentimental. TAMPA BAY EN 6.

EST: #2 Philadelphie vs #3 Boston
Un "rematch" de l'an dernier, qui avait vu les Flyers combler un déficit de 0-3 pour finalement l'emporter en 7 matchs. Les Bruins ont beau avoir cette amère défaite en mémoire, il va falloir trouver un moyen pour produire en avantage numérique, une unité qui revendique un stérile 0 en 21 jusqu'à maintenant. Parce que, on le sait, les Flyers ont des munitions à l'attaque. "Danny" Brière a déjà 6 buts à sa fiche, Claude Giroux est un franc-tireur naturel et, en plus, Chris Pronger est de retour. Difficile pour moi de voir les Flyers plier bagages. PHILADELPHIE EN 7.

OUEST: #1 Vancouver vs #5 Nashville
Tout le monde nous parle de Pekka Rinne, de Shea Weber et de Barry Trotz. Oui, je veux bien, mais attention: Roberto Luongo est en feu (AJOUT: un blanchissage d'entrée de jeu dans le premier match de la série...) et les Canucks ont survécu à leur bête noire de brillante façon dans le match ultime de mardi soir. Je vois mal comment les Preds pourront menacer les Canucks avec une attaque de tire-pois. On attend aussi le réveil des jumeaux Sedin, Henrik notamment, et ça pourrait arriver dans cette série. VANCOUVER EN 5.

OUEST: #2 San Jose vs #3 Détroit
Les Wings m'ont surpris en première ronde. Pas nécessairement d'avoir gagner, mais de se débarasser aussi rapidement des Coyotes, ça, je ne l'avais pas dans mon radar! Ça montre la profondeur de ce club-là, privé d'un de leurs leaders en Tomas Holmstrom. Maintenant, au tour des Sharks de passer dans le système de Mike Babcock. On a beau dire que les Kings ont une jeune équipe, il m'apparaît surprenant qu'il ait quand même gagné deux matchs face à San Jose sans Anze Kopitar. Mon p'tit doigt me dit que les hommes de Todd McLellan en auront pleins les bras avec l'expérience des Wings... DÉTROIT EN 6.

jeudi 28 avril 2011

Pas pire pour un "vieux" de 41 ans...

Qui aurait pensé qu'un gardien de 41 ans, arrivé en renfort au début de la nouvelle année, puisse gagner presqu'à lui seul un match décisif en séries élimintoires? Dwayne Roloson, acquis le 2 janvier dernier des Islanders de New York pour régler les problèmes du Lightning devant le filet, a blanchi les Penguins de Pittsburgh 1-0 hier soir, les expédiant du coup sur le terrain de golf.

Une autre brillante manoeuvre de Steve Yzerman, comme le dit si bien Mathias Brunet, ce matin. Ce n'est pas compliqué, on dirait que tout ce que Yzerman touche ou fait se transforme en or. L'embauche de Guy Boucher en est une autre preuve. Boucher est probablement le seul qui croyait les siens capable de gagner trois matchs de suite (dont deux à Pittsburgh) face aux Pens.

On connaît les talents de psychologue de Boucher. Il a dû faire avaler ses croyances à ses joueurs. Avec le résultat que l'on a ce matin...

Je dis "vieux" dans le titre parce qu'à 41 ans, c'est presque l'âge de pierre au hockey. Dans le sport en général, aussi. Mais Roloson a l'expérience, le conditionnement physique et la confiance de ses coéquipiers. À partir de là, tout est possible.

Réveil douloureux pour les joueurs de Dan Bylsma. Sans vouloir chercher d'excuse, faut admettre que de perdre Sidney Crosby et Evgeni Malkin, c'est gros. Ça paru sur l'avantage numérique, où le rendement des Penguins fut un désastreux 1 en 35 dans la série...

La tête haute

Tout Montréal est bien déçu, ce matin. Le Canadien s'est incliné hier soir dans le 7e match face aux Bruins à Boston. Mais, croyez-moi, les habitants de la métropole peut être bien fier de la bataille que les leurs ont mené avant de plier les genous.

Pas facile de revenir dans un match après avoir donné deux buts dans les cinq premières minutes de jeu. C'est pourtant ce que le CH a fait hier soir. Au lieu de laisser tomber les armes et d'abandonner, Jacques Martin a pris son temps d'arrêt et il a calmé ses troupes. Les joueurs se sont retroussés les manches et en milieu de deuxième, Tomas Plekanec a fait 2-2...

Idem en troisième. Les Bruins ont pris les devants 3-2. Pas grave, P.K. Subban a déjoué Tim Thomas avec un boulet en fin de match. 3-3. On s'en allait en prolongation...

Il fallait un gagnant et il fallait un perdant. La défaite fait mal, mais les joueurs du Canadien peuvent sortir de cette série la tête haute. Ils ont bataillé ferme. Ils ont montré du caractère, surtout avec un club décimé par toutes ces blessures, notamment en défensive.

J'ai hâte de voir le bilan de MM. Gauthier et Martin (ce matin 11h). Ce sera assurément un constat d'échec, comme le dit si bien Philippe Cantin ce matin dans La Presse, mais l'avenir est rose. Les partisans peuvent être optimistes même si plusieurs interrogations vont ressortir de tout ça (quoi faire avec Scott Gomez, entre autres).

mercredi 27 avril 2011

Les Canucks à l'arraché

Énorme soupir de soulagement à Vancouver.

Les Canucks ont évité la catastrophe grâce à Alex Burrows. Le Québécois, qui n'a jamais été repêché, a inscrit les deux buts des siens dans un gain de 2-1 acquis en prolongation.

Burrows aura passé par toute la gamme des émotions au cours de cette soirée. C'est lui qui a pris une mauvaise pénalité en prolongation, ouvrant toute grande la porte aux Hawks pour remporter le match. Chicago n'en a pas profité et le 14 a sauté sur la deuxième chance qui s'est offerte à lui pour fermer les livres.

Le gardien Roberto Luongo, solide tout au long du match, aura réussi à faire taire plusieurs de ses dénigreurs avec une performance sans bavure. Et Alain Vigneault, lui, aura gagné son pari...

Un match de haut calibre, à l'image de la série qui aura été enlevante jusqu'à la fin grâce à cette poussée irrésistible des champions défendants.

Les Predators de Nashville s'amèneront donc à Vancouver lors de la deuxième ronde. Les Wings de Détroit affronteront quant à eux les Sharks de San Jose.

Victoire du Canadien, match #7 à Boston

Grosse victoire du Canadien, hier soir au Centre Bell. En évitant l'élimination dans une victoire de 2-1, tout peut maintenant arriver puisque la série se rendra à la limite de sept matchs. L'ultime rencontre aura lieu dès ce soir, à Boston.

Autant le CH a manqué d'opportunisme samedi, autant il a profité de ses chances hier soir, notamment en avantage numérique, où les Bruins leur ont offert deux avantages numériques de deux hommes. C'est ce qui aura fait la différence en bout de ligne.

Les Bruins devront, d'ailleurs, être nettement plus disciplinés ce soir. La mise en échec de Milan Lucic sur Jaroslav Spacek n'était pas la plus élégante... Lucic se cherche depuis le début de la série et il n'a certainement pas contribué à trouver une réponse en agissant de la sorte. Bonne décision des officiels, en passant...

Idem pour Dennis Seidenberg, victime d'une crampe au cerveau en première période. Son sévère coup de bâton sur celui de Mike Cammalerri a mis la table au premier but du match. Le Tricolore ne demandait pas mieux...

Comme l'a si bien dit Claude Julien, à forces égales, on ne peut pas dire que Montréal a dominé ses rivaux. Carey Price a sauvé la mise à quelques occasions, même s'il voudrait sûrement revoir le but qu'il a donné à Dennis Seidenberg, un tir du côté rapproché en début de deuxième période.

Tout se jouera donc ce soir et la pression est sur Boston. Claude Julien doit avoir les épaules lourdes. Son poste est carrément en jeu lors du match de ce soir et j'ai hâte de voir si le CH prolongera sa séquence de victoires consécutives dans un match ultime à cinq...

mardi 26 avril 2011

De la pression à Vancouver

La tension est à couper au couteau sur la côte ouest. Les Canucks, qui menaient leur série face aux Blackhawks de Chicago 3-0 et voguaient allègrement vers une victoire facile, font maintenant face à l'élimination. Un décisif match sera joué ce soir à Vancouver et on a appris hier que l'entraîneur des Canucks, Alain Vigneault, fera confiance à Roberto Luongo après avoir donné un départ à Cory Schneider lors du match #6 dimanche à Chicago.

J'ai hâte de voir comment Luongo va se comporter. Est-ce que son entraîner a effrité sa confiance en le clouant au bout du banc pour le match le plus important de l'année dimanche? Pourra-t-il supporter toute la pression qui accompagne ce 7e match?

Nul besoin de vous convaincre que c'est le plus gros match de la carrière du Montréalais. Beaucoup plus gros que le match de la médaille d'or aux Olympiques de 2010, facilement. Imaginez si les Canucks devaient perdre ce match...

Le DG Mike Gillis a tenté de calmer le jeu un peu en se plaignant du travail des officiels du match #6. Une tactique connue qui a déjà fait ses preuves, mais qui ne m'impressionne guère... tout comme l'article de Tony Gallagher, du Vancouver Province, qui voit derrière ça une théorie de conspiration venant tout droit des bureaux de la LNH!

Une chance que le ridicule ne tue pas.

La fin pour le Canadien...

On a beau être optimiste, voir le beau côté des choses, être inspiré par la bonne performance des troupiers de Jacques Martin dans le match #5, se consoler en disant que Carey Price peut à nouveau faire la différence dans un match, une chose demeure: le Canadien fait face à l'élimintation ce soir au Centre Bell.

La tâche, quoique pas impossible, s'annonce quand même difficile: battre les Bruins deux fois en 24 heures, dont le 7e match demain qui serait joué au TD Garden advenant une victoire du Bleu-Blanc-Rouge ce soir.

Le hockey, c'est souvent une question de momentum. Ce dernier a basculé lors du quatrième match. Alors en plein contrôle du match, le CH a laissé bêtement aller une avance de deux buts. À partir de ce moment, les Bruins ont pris de plus en plus d'assurance et, par le fait même, le contrôle de la série. Ils n'ont plus jamais regarder en arrière.

Le match-clé à gagner pour le CH, c'était cette quatrième partie. Et ils l'ont perdu. Voilà les Bruins avec le momentum. Et on a beau cibler le manque d'opportunisme des Canadiens samedi soir, il reste que les Bruins ont montré des dents aussi.

Ça annonce rien de bon pour ce soir. Mais, on le sait, le Canadien sait nous faire mentir quand on s'en attend le moins. Mais les miracles à répétition, saison après saison, avouez que c'est plutôt rare...

Joe Thornton perd son étiquette, une fois pour toute!

Joe Thornton a confirmé hier soir ce qu'il avait déjà perdu l'an dernier: son étiquette de "chokeux"!

Après avoir mené les Sharks en finale de conférence l'an dernier pour une première fois en carrière, le grand Joe a récidivé hier. Il a marqué en prolongation et ainsi expédié les Kings de Los Angeles en vacances dans le sixième match de leur série.

Malgré les succès des Sharks l'an dernier, plusieurs doutaient encore: Jumbo Joe, quand ça se corse, ne répond pas toujours "présent"...

Voilà un but qui va taire ses détracteurs, même s'il faut avouer que, par les années passées, le nom de Thornton a beaucoup plus souvent été associé à des échecs...

Peu importe, Thornton ne semble pas trop s'en faire avec le jugement que peuvent porter les scribes sur son travail...

jeudi 21 avril 2011

Un dur coup aux Bruins?

L'occasion est belle. Reste maintenant à savoir si les joueurs de Jacques Martin vont saisir l'opportunité qui s'offre à eux... Ou bien on se rend à Boston samedi avec une avance de 3-1, ou bien on recommence à zéro avec une série 2 de 3, et l'avantage de la glace de nouveau aux Bruins.

C'est ce soir ou jamais. Voilà la chance de donner un dur coup aux Bruins, comme l'ont fait les Caps, hier à New York.

Pour espérer gagner, le CH doit bâtir sur la fin de match de lundi, où il a totalement dominé la deuxième portion du match. Il doit continuer à attaquer le filet de Tim Thomas, qui est capable du meilleur comme du pire, on l'a bien vu lundi. J'ai rarement vu un gardien aussi malhabile dans son enceinte.

Pour les Bruins, le séjour à Lake Placid a sûrement aidé à resserrer les troupes après un début de série pour le moins difficile. C'est loin d'être dans la poche pour les Bruins même s'ils ont gagné le dernier match. L'environnement hostile du Centre Bell a semblé les déranger et par chance qu'ils ont profité des cadeaux de Carey Price, parce qu'ils pourraient fort bien faire face à l'élimination ce soir.

Parlant de Price, il rebondira après une performance moyenne dans le match #3. On n'a pas été souvent habitué à deux performances ordinaires de suite cette année avec Price; il va rebondir dans un match où l'enjeu est grand.

Bon match!

mercredi 13 avril 2011

Les choix du Trente: la première ronde dans l'Est

C'est ce soir que débute la grande danse du printemps et voilà le temps d'y aller de mes prédictions pour la première ronde dans la conférence de l'Est:

(1) Washington vs (8) N.Y. Rangers: Des Capitals moins spectaculaires, mais beaucoup plus efficaces¸ ça devrait donner d'excellents résultats. La clé pour les Rangers sera d'exploiter l'avantage qu'ils ont devant le filet avec Henrik Lundqvist. Est-ce que Daniel Girardi et Marc Staal peuvent freiner le trio d'Alex Ovechkin? Si oui, les Blue Shirts vont donner du fil à retordre aux Caps, mais il serait quand même surprenant d'assister à une deuxième déconfiture de suite pour les champions dans l'Est. WASHINGTON EN 5.

(2) Philadelphie vs (7) Buffalo: Les Flyers ont été bons jusqu'au match #60, alors que les Sabres se sont donnés une fin de saison du tonnerre pour arriver avec un certain momentum en séries. Qui aura le meilleur? Je donne le bénéfice du doute aux Flyers, même s'ils n'ont toujours pas régler leur problème devant le filet. Sans compter que Chris Pronger sera absent pour le début de la série. PHILADELPHIE EN 6.

(3) Boston vs (6) Montréal: Tout le monde attend cette série entre deux des "Original Six" avec impatience. On s'attend à de la casse, mais, comme c'est presque chaque fois le cas, ça va jouer au hockey. Avec une défensive aussi décimée, ce sera difficile pour le Canadien de freiner la grosse attaque des Bruins. Surtout le trio Krejci-Lucic-Horton. Carey Price est, selon moi, supérieur à Tim Thomas, mais ce n'est pas devant le filet que ça va se jouer. BOSTON EN 6.

(4) Pittsburgh vs (5) Tampa Bay: J'ai de la difficulté à imaginer les Pens battre le Lightning sans leur deux meilleurs joueurs (Crosby, Malkin). Mais chapeau tout de même à Dan Bylsma et à Ray Shero pour avoir brillamment conduit cette équipe à la 4e place. Toutefois, mon choix sentimental est du côté de Guy Boucher, ce brillant jeune entraîneur qui est à l'origine, avec le DG Steve Yzerman, de ce retentissant revirement de situation en Floride. TAMPA BAY EN 7.

McIlroy s'en remettra-t-il?

Quand on dit que le Masters se joue souvent sur le deuxième neuf le dimanche après-midi...

Pendant que Rory McIlroy s'effondrait de façon assez spectaculaire, le Sud-africain Charl Schwartzel en a profité, lui. Il s'est détaché du peloton en réussissant rien de moins que quatre birdies dans les quatre derniers trous!

En état de grâce, Schwartzel, 26 ans, a distancé l'Australien Adam Scott pour mettre la main sur le veston vert, succédant ainsi à Phil Mickelson. Ça fait maintenant dix champions différents au cours des dix derniers tournois majeurs.

McIlroy n'a visiblement pas résisté à la pression qui accompagne l'étiquette de meneur lors de ce tournoi prestigieux. Formidable pendant 63 trous, il aura été abominable sur les neuf derniers. J'ai maintenant hâte de voir l'effet qu'aura cette déconfiture à long terme pour l'Irlandais.

Va-t-il s'en remettre?

Il faut reconnaître la maturité de McIlroy suite à cette débâcle. Il a fait face à la musique face aux journalistes après coup, n'esquivant rien au passage. Il prétend d'ailleurs que tout ça fera de lui un meilleur golfeur et qu'il rebondira...

McIlroy peut se consoler en se disant qu'il n'est pas le premier, ni le dernier à vivre un pareil effondrement. En voici d'autres exemples...

vendredi 8 avril 2011

Un jeune et un inconnu

Le Masters s'est mis en branle hier. Et, comme à l'habitude, le début du tournoi nous aura, encore une fois, réserver quelques surprises parmi les performances de la première ronde. Parmi celles-ci, on remarque la présence en tête de l'Espagnol Alvaro Quiros, 28 ans.

Alvaro qui? C'est exactement la réaction que j'ai eu devant ma télé, hier soir, en regardant la reprise et envoyant ce grand sec tenir compagnie à l'Irlandais Rory McIlroy, 21 ans, lui aussi auteur d'une excellente ronde de 65.

Le jeune McIlroy est sorti en force des blocs, réalisant trois oiselets dans les quatres premiers trous pour se donner un momentum. Imaginez s'il avait réussi les courts roulés qu'il a raté au 10e, au 16e et au 18e... on parlerait peut-être beaucoup plus d'une ronde de 62!!!

Tout ça est ben beau, mais, comme nous le rappelle le bon vieux Joe Posnanski, rares sont les meneurs après la première ronde qui remporte le Masters. J'ai hâte de voir si McIlroy le fera mentir. (Je vous rappelle qu'après sa première ronde de 63 au dernier Omnium Britannique, le frisé y est allé d'un ronflant 80...)

Tiger? Un 71 d'entrée de jeu, il est donc toujours dans la course, malgré un retard de six coups. Même chose pour Phil Mickelson, qui a joué 70.

Mes deux déceptions: 1) Martin Kaymer. Le numéro un mondial l'a carrément échappé hier avec un 78. Est-ce la pression d'être le meilleur joueur au monde sur l'un des parcours les plus difficiles qui est venu l'étouffer? Pourtant, les conditions étaient idéales, hier à Augusta, pour jouer dans le rouge. Déjà 0 en 3 dans les coupures au Masters, ça sent la petite vacance familiale dans le sud-est des États-Unis ce week-end pour l'Allemand... 2) Mike Weir. Va falloir que l'Ontarien retrouve ses moyens sur le tertre de départ. Ses drives sont simplement abominables et Weir part de loin. Le champion de 2003 a joué +4 (deux birdies, six bogeys) et, pour lui aussi, le tournoi pourrait être de courte durée.