jeudi 16 septembre 2010

La dynastie des Capitales de Québec

Le club de balle indépendant de ma région, les Capitales de Québec, sont en train de disputer la finale de la Ligue Can-Am aux Colonials de Pittsfield.

(Pittsfield, by the way, c'est où ce bled là? Réponse: petit coin perdu dans l'ouest du Massachusetts...)

La série est à un partout, mais ce qui m'impressionne le plus, c'est que les Capitales en sont à une cinquième finale en 6 ans. Oui, je sais, c'est du baseball indépendant, mais quand même! Des quatre précédentes finales, ils en ont gagné deux, soit en 2006 et 2009.

La saison 2010 a été marqué par la continuité. Pat Scalabrini a pris la gérance du club en remplacement de Michel Laplante, lassé des nombreux voyages en autobus! Scalabrini, joueur et entraîneur sous Laplante dans les dernières années, semble avoir appris du maître...

Oui, du succès sur le terrain, mais aussi du succès aux guichets. Dans le vétuste Stade municipal, les Caps attirent une moyenne de 3 288 fans; un véritable happening à tous les soirs et faut croire que les Québécois ont adopté leur équipe.

L'organisation a compris que, pour survivre, elle devait y inclure des produits locaux afin d'attirer les foules. Quoi de mieux qu'un bon sentiment d'appartenance pour mousser une clientèle qui ne demandait qu'à être séduite. De l'édition actuelle, pas moins de sept joueurs sont des Québécois, si on exclut le gérant Scalabrini.

(Le CH devrait les imiter, mais dans le fond, ils ne sont pas dans l'obligation. Le Centre Bell est paqueté à tous les soirs, même dans les matchs pré-saisons. La clientèle est gagné d'avance pour le CH qui s'affirme comme un monopole dans le marché québécois. Croyez-moi, ça va changer un jour. Quand? Lorsque Régis 1er ou PKP aboutiront avec une équipe à Québec...)

Les Capitales utilisent aussi les charmes de l'endroit pour attirer les joueurs. Et les joueurs, subjugués par le cadre de vie que l'on retrouve ici, adorent Québec. Goefrey Tomlinson, un vétéran de 7 saisons, vit à Québec. Qui ne se rappelle pas du puissant Eddie Lantigua, lui aussi établi dans la Capitale et qui a marié une Québécoise.

Autant de raisons qui expliquent ce succès retentissant.

Bravo Nadal

Le tennis a officiellement son nouveau roi. Le flambeau est maintenant passée et c'est Rafael Nadal qui le tient... pis à deux mains à part ça!

Je vous avoue que j'ai pris du temps avant de consacrer le Majorquin. Oui, il était bon, mais j'ai toujours trouvé son éxubérance un peu "limite" (pour reprendre l'expression du "bon Benoit"...). Le gars est confiant, et ça frise même l'arrogance et la mesquinerie.

J'avais peine à déloger mon favori de toujours, Roger Federer. Le grand Suisse, toujours à sa place, toujours gracieux dans la victoire comme dans la défaite, un modèle de classe et d'élégance qui a toujours su mettre son sport en valeur (d'ailleurs, les joueuses de la WTA devraient en faire de même. Jamais vous ne verrez le scénario de cette année à Montréal se répéter quand les hommes se présenteront à Jarry l'an prochain...).

Mais, à un moment donné, il faut se rendre à l'évidence. Détenir, en même temps, trois titres du Grand Chelem sur trois surfaces différentes (le rouge de Paris, l'herbe de Londres et le dur de la grande New York), c'est assez spécial.

Le premier à gagner trois chelems de suite depuis Rod Laver... en 1969!!! Oui, vous avez bien vu...

Déjà 9 titres majeurs au jeune âge de 24 ans. Définitivement, Nadal est maintenant la face du tennis mondial et j'ai bien peur que ça ne fait que commencer... Je m'incline donc!

Reste maintenant à savoir si les genous vont tenir le coup au fil des ans. Je l'ai cru ralenti quand il a permis à Federer de gagner son seul French Open, mais il a travaillé pour se hisser à nouveau au sommet. Un sommet qu'il n'a pas volé.

Pour le Fed Express, force est de reconnaître qu'il se retrouve probablement sur une douce pente descendante. Quand la dernière fois avez-vous Rodgeur bousillé deux balles de match dans un affrontement aussi important que la demi-finale du U.S. Open??? Ce n'est pas arrivé souvent. Encore moins contre le Djoker...

mercredi 15 septembre 2010

Repêchage 2011: déjà un aperçu

Le premier coup de patin sur la saison 2010-2011 de la LNH n'est même pas encore donné qu'on commence déjà à préparer le terrain en vue du repêchage de l'été 2011, qui aura lieu à St. Paul, au Minnesota.

Pour un, Bob McKenzie, de TSN, nous annonce que la course pour le premier choix se fait présentement entre trois joueurs: le centre Sean Couturier, des Voltigeurs de Drummondville, le défenseur Suédois Adam Larsson et le centre Ryan Nugent-Hopkins, des Rebels de Red Deer (WHL).

McKenzie a élaboré son top ten annuel d'avant-saison à partir d'un sondage auprès de 10 recruteurs de la LNH. Premier constat: Couturier et Larsson sont égaux en tête avec un nombre identique de votes de première place.

On dit de Larsson qu'au même âge, il est en avance sur le défenseur du Lightning de Tampa Bay Victor Hedman, choisi 2e lors du repêchage de 2009, tout juste après John Tavares.

De plus, il semble qu'après ces trois joueurs, il n'y ait pas vraiment encore de #4 établi. La course est ouverte et les places sont en jeu entre plusieurs joueurs talentueux.

Selon certains recruteurs présents au tournoi de recrues de Traverse City (Michigan),
il y a beaucoup de profondeur parmi les joueurs qui seront éligibles à ce repêchage.

Ça va être très intéressant de suivre la progression des jeunes prospects dans leur ligue respective tout au long de la saison.

Reggie Bush rend son trophée Heisman...

À un moment donné, devant l'évidence, tu dois t'incliner.

Et devant l'évidence qu'il avait reçu des bénéfices interdits par les règlements de la NCAA à l'époque où il jouait pour les Trojans de USC, Reggie Bush a décidé de remettre le trophée Heisman qu'il avait gagné en 2005.

Une sage décision du joueur des Saints de la Nouvelle-Orléans. Devant la pression grandissante et pendant que la NCAA branle dans le manche face au statut de Bush, ce dernier a simplement pris les devants pour, à tout le moins, calmer le jeu et sauver les apparences.

Néanmoins, il sera toujours reconnu comme étant le premier à avoir redonné le trophée après l'avoir gagné. Triste héritage.

Une bien triste histoire aussi. Mais mon p'tit doigt me dit qu'il y en un paquet, de ces histoires, à travers les rangs universitaires. Les institutions sont prêtes à tout pour aller recruter le quart-arrière étoile ou le porteur vedette. Tout est une question d'apparence et, surtout, de confidentialité...