jeudi 25 février 2010

Doublé au bob division gars

Je m'amuse avec ma blonde quand je regarde les JO. Surtout les épreuves féminines où les athlètes ont l'air plus viril que mon frère!

J'appelle ça la division "gars". Pas féminin, mais gars.

Il y a le bobsleigh masculin et le bobsleigh gars. Le hockey masculin et le hockey gars. Le biathlon hommes et le biathlon gars. C'est comme ça.

Ce n'est pas sexiste. C'est même une marque de respect pour des gens qui font de l'entraînement un mode de vie. Dans des disciplines où c'est nécessaire d'avoir du coffre. Pas avoir un frame de chat ou de poseuse d'ongles...

Ces athlètes font peur. Surtout au bobsleigh. Elles sont tous plus bâties que moi (je suis six pieds, 215 livres...) et ils crient comme des monstres quand ils poussent leurs bolides au départ du Whistler Sliding Centre. De la puissance dans sa plus simple expression.

Et elles ont plus de cran que moi! Descendre dans un bob à 140 à l'heure, ça prend du courage. Encore plus pour les filles du skeleton gars. Débile.

Et bien, on a signé un doublé au bobsleigh gars à deux. Une victoire convaincante. Canada 1 n'a jamais été inquiété, alors que Canada 2 est passé de la 3e à la 2e place suite à une quatrième descente parfaite. Elles ont coiffé USA 1.

C'était beau de voir les quatre femmes en rouge se baigner dans les nombreux drapeaux canadiens.

J'ai donc crié une huitième et une neuvième fois...

Finalement, y'en a pas eu de match!

Wow. Un but n'attendait pas l'autre. Un but des Russes? Pas de problème, la réplique venait automatiquement.

J'ai rarement crié au cours d'une soirée. De nature calme et impartial d'habitude, le patriotisme a vite pris le dessus. Et surtout contre les Russes. On voulait tous qu'ils se fassent planter, les méchants (et talentueux) Russes, Ovie le premier.

C'est exactement ce qui est arrivé.

Quelle déroute pour les Popovs. Complètement débordés, ils ont regardé passer la parade. Maintenant, nommez-moi une équipe qui pourra arrêter le Canada dans sa quête pour la médaille d'or?

La Slovaquie? Faites-moi rire. Halak a beau être fort et dans sa bulle, on s'entend qu'après Gaborik et les Hossa, c'est plutôt mince à l'attaque. Shea Weber vient d'embouteiller Ovechkin, on voit mal comment il pourrait rater son coup avec Gaborik...

Les États-Unis? La fin de la récréation va sonner dimanche après-midi quand les deux pays nord-américains vont se pogner en finale. Un (autre) match à saveur de revanche. La machine est en marche. Rien ne pourra l'arrêter.

Zéro point. C'est la stat du jour. Aucun point pour Sid the Kid, hier soir. Et le Canada plante la Russie, 7-3. Allez comprendre.

Le duel tant attendu Crosby vs. Ovechkin n'a jamais eu lieu. C'était plutôt les joueurs de la KHL contre la profondeur canadienne. Pas besoin de vous dire que les Toews, Boyle, Nash, Getzlaf, Perry et compagnie ont eu le dessus sur la "fausse" Ligue nationale russe.

Enfin, le Canada a rempli les (monstrueuses) attentes des partisans/commentateurs/populasses du pays hôte. Pression, quand tu nous tiens!

Même coach Bykov a eu l'air fou derrière son banc. Avec le dernier changement, il n'a jamais changé la formule, même si la ligne à Toews faisait un job colossal face au trio d'Ovechkin. Sans oublier le pauvre Nabokov. Bykov a attendu trop tard (après le sixième but) pour lancer l'hameçon et retirer son gardien du match.

mercredi 24 février 2010

LE match

Voilà, on y est. Quatre jours plus tôt que prévu, mais quand même.

Au lieu de se battre pour la médaille d'or, Canadiens et Russes vont se battre pour une place en demi-finale. Peu importe l'enjeu, on risque fort d'assister à une pièce d'anthologie, un concerto qui va passer à l'histoire. Un autre chapitre de l'épais livre écrit par les deux nations au fil de l'histoire de ce beau sport qu'est le hockey.

Une rivalité qui me fait plonger dans mes souvenirs de ti-cul. J'me rappelle du fameux gilet rouge des Soviets, avec l'inscription "CCCP" devant. On savait que c'était l'Union Soviétique. Des joueurs doués, mais aux traits sévères. Ils nous faisaient peur tellement ils étaient forts et on craignait à tout coup un affrontement contre eux.

Rien n'a vraiment rien changé, mis à part la chute du Mur de Berlin et la fin de la guerre froide. La Russie est un pays beaucoup plus ouvert sur le monde. Mais leur équipe de hockey fait tout autant peur!!!

On assistera donc à un autre affrontement Crosby vs. Ovechkin. Après la défaite qu'il a subi l'an dernier durant les séries de la Coupe Stanley (les Penguins de Crosby avaient éliminé les Capitals d'Ovechkin en sept matchs), le grand Russe a la mémoire longue et il va s'en servir comme inspiration. Mais on connaît le désir de vaincre et le caractère du 87. La table est mise, comme on dit.

Qui a l'avantage? Les Russes sont plus reposés, mais le Canada a profité de son carnage de l'Allemagne, hier, pour travailler sa cohésion et prendre un momentum; ils ont clairement plus eu l'air d'une vraie équipe face aux Allemands comparativement à ce qu'on avait vu face aux États-Unis, même si c'est difficile de faire une évaluation juste face à une opposition si faible.

Mon choix sentimental, c'est le Canada, bien sûr. Mais la commande est lourde, surtout quand on se met à lire les ingrédients de l'attaque explosive des Popovs. Ça va prendre une grosse game de Roberto Luongo et faut aussi que Mike Babcock coupe son banc si jamais ça devient nécessaire. Pourquoi pas les frapper aussi, pour voir comment ils vont réagir...

Bon match!

lundi 22 février 2010

Miller time!

J'ai vu le match Canada–USA hier soir, attablé avec ma douce. Quoiqu'on dise du jeu des Américains, un fait demeure: ils doivent dire merci à Ryan Miller. Le gardien des Sabres de Buffalo a été sublime et il poursuit sur la lancée entamée durant la saison régulière de la LNH.

J'ai pas la même conviction de François Gagnon, de Cyberpresse.ca, à savoir que les États-uniens ont rivalisé coup pour coup avec les Canadiens. Le bombardement en règle de la première période et la constance pression en deuxième moitié de troisième période sont des preuves. À la fin, Miller s'est levé et il faut admettre qu'il a été supérieur à Martin Brodeur. Point. Ça s'arrête là.

Le Canada a sûrement manqué de jump par moment. Mais ils ont clairement dominé le match. Des signes encourageants, quand même, au niveau de la performance d'équipe. Tant mieux, parce que le reste du parcours va être difficile.

Le chemin vers les demi-finales passent par l'Allemagne et la Russie en quarts. Un chemin de gravelle, comme on dit chez nous. Loin de la balade en autoroute sur le cruise à 120...

Je ne dis pas que la tâche est impossible, mais elle est certainement colossale. L'affrontement rêvé Canada–Russie aura lieu deux tours plus tôt que prévu.

La dernière question, avant le match de demain soir contre l'Allemagne: Brodeur ou Roberto Luongo devant le filet?

vendredi 19 février 2010

Sueurs froides

Quatre ans jour pour jour après avoir causé la surprise à Turin, les Suisses ont failli refaire le coup à l'équipe canadienne. Les coriaces helvètes, menés par un Jonas Hiller plus que brillant, se sont bien battus avant de perdre en fusillade. Et ça aura pris quatre tirs de barrage...

Utilisant un plan de match axé sur la défensive et le jeu physique, les Suisses ont attendu. Ils ont été patients et ils ont aussi été très opportunistes. Leur unité à 4 contre 5 a été particulièrement efficace, limitant la Feuille d'érable à un but en six occasions.

Hiller, quant à lui, aura été la copie-conforme, ou presque, de Martin Gerber, qui avait volé et blanchi le Canada 2-0 il y a quatre ans. Brillant, notamment face à Ryan Getzlaf en troisième, il a frustré les Rouges tout au long du match, même si ces derniers ont dominé de longs bouts.

Je sens déjà un petit vent de panique dans le pays suite à cette courte victoire du Canada.

Mais il ne faut pas paniquer.

À la lumière de la performance suisse et de la victoire de la Slovaquie, tard hier soir, sur la Russie en fusillade aussi, il faut constater que l'écart se rétrécit entre les nations au hockey international masculin. Les équipes sont mieux préparés, les systèmes bien inplantés et on se rend compte qu'un match, c'est loin de se jouer sur papier. Mais bien sur le bon vieux "200 par 85"...

C'est une bonne nouvelle pour le hockey en général. On ne veut pas que le tournoi masculin ne devienne une boucherie, comme la version féminine, avec un écart considérable entre les équipes en lice. Quoiqu'en disent ceux qui prétendent qu'à douze équipes, c'est encore trop pour un tournoi olympique.

Ceci dit, je m'attends à une meilleure prestation du Canada dimanche soir contre les Américains. L'enjeu, une place direct en demi-finale, est grand.

Et je vois mal Mike Babcock enlever le filet à Martin Brodeur, suite à sa prestation d'hier, notamment en fusillade. Il est le principal responsable de la catastrophe évitée.

Le saut à ski

S'il y a un sport qu'on peut regarder seulement aux JO, c'est bien le saut à ski.

J'ai un immense respect pour ses kamikazes sur des skis de 100 pieds de long qui décident de s'élancer dans les airs avec l'espoir d'atterrir le plus loin possible.

Avouez que ça prend des couilles pour faire ça. Des couilles grosses de même.

Il y a deux types de tremplin: le "normal", épreuve qui a eu lieu samedi passé, et le "long", où c'est la qualification présentement. Sous un ciel bleu.

Dommage, on est vendredi et je suis au bureau. Impossible pour moi de le voir les qualifs. Mais je me reprend demain après-midi, avec la finale.

Les résultats de la qualif sont ici. À l'heure où je vous parle, deux Japonais dominent. Avec des bonds de 140 mètres!

Des couilles que je vous dis...

jeudi 18 février 2010

Surprise jeannoise

On attendait Kalyna Roberge, on a finalement eu Marianne St-Gelais!

Contre toute attente, la jeune patineuse du Lac-Saint-Jean est allé ravir la place de sa partenaire alors que St-Gelais a décroché la médaille d'argent, au 500 m courte piste au Pacific Coliseum. Tout ça le jour de son vingtième anniversaire de naissance. Beau cadeau qu'elle s'est fait!

On peut comprendre l'euphorie qui règne dans le clan St-Gelais. Dans un des nombreux profils d'athlète que j'ai vu à la télé, la mère de Marianne avait même avoué: "un top 10, ça serait très bien, mais un podium, ça serait un rêve!"

Bref, le party est pogné à Saint-Félicien!

Pour Roberge, autre déception. Classée 2e présentement en Coupe du monde, elle a fini 3e dans sa vague de demi-finale. Un triste résultat pour celle qui aspirait, au moins, à une médaille.

Au moins, les jeux ne sont pas finis pour Roberge. Elle participera au relais 3000m, au 1000m et au 1500m.

mercredi 17 février 2010

Mauvaise journée ou choking?

On l'attendait tous sur le podium, mais finalement, Dominique Maltais s'est carrément planté, dans les deux sens du terme, lors de ses deux descentes de qualification en snowboard cross, hier à Cypress Mountain.

Ses fans, autant sur la montagne qu'à Petite-Rivière-Saint-François, étaient sous le choc, il va s'en dire.

Amère déception. J'imagine même pas le sentiment qui m'habiterait d'échouer à ce moment précis, soit la compétition olympique. Quatre ans d'effort, de préparation, d'entraînement... pour finalement rater la qualification pour les quarts-de-finale. Cruel.

Une mauvaise journée au bureau, qu'elle dit. Au bien mauvais moment, mettons. Ceci dit, Dominique Maltais fait-elle maintenant partie de la gang de chokeux, celle où la pression est tellement forte qu'elle devient écrasante lorsque les réflecteurs brillent sur eux?

Bonne question, même si on est convaincu qu'elle a tout donné...

Parlant de pression, comment avez-vous trouvé la vancouveroise Maëlle Ricker? Dans sa cour, devant les siens, dans son pays, elle a gagné la médaille d'or. Solide.

Départ-canon pour la Feuille d'érable

Début du tournoi olympique de hockey masculin, hier, à Place Hockey Canada. Après avoir vu les USA battre les Suisses 3-1 dans le match inaugural, on avait droit à l'entrée en scène des Canadiens, face à la Norvège.

Après un départ plutôt mitigé, où les Norvégiens ont tenu le Canada à 0-0 après une période, la logique a été respecté avec une victoire de 8-0 du pays hôte. Trois buts en deuxième période et cinq en troisième et voilà, le sort des Vikings était réglé!

Je n'étais pas vraiment surpris de voir le score égal après une période. On peut comprendre la troupe de Mike Babcock commencé un peu sur les talents, jouant nerveusement. Ils cherchaient souvent le jeu parfait, notamment en avantage numérique. Malgré une domination dans les tirs de 14-4, on a pas senti le Canada tout à fait à l'aise dans cette période, face à une équipe nettement plus engagé physiquement que par le passé. Probablement une situation que les Rouges ne s'attendait pas.

Néanmoins, le juste retour des choses par la suite. Le talent refait toujours surface à un moment donné quand les forces sont, à prime abord, inégales. Trois points pour Sidney Crosby, deux buts chacun pour Dany Heatley et Jarome Iginla. Bref, un bon tune up pour ce qui s'en vient: la Suisse jeudi et, surtout, les États-Unis dimanche.

jeudi 11 février 2010

Pétarade offensive

Belle victoire du CH, hier au Centre Bell, face à un club coriace, les Capitals de Washington, qui ont refusé d'abdiquer même avec un recul de 2-5.

Plus surprenant que la victoire, deux choses m'ont frappé après le match:

1- Montréal est allé à la guerre en utilisant la force de leurs opposants pour les battre. Comprenez-moi bien, le CH n'a pas le tiers du talent offensif des Caps, c'est connu. Mais quand on y mets l'effort et, surtout, quand ils y croient, je pense que les troupiers de Jacques Martin peuvent tenir tête à n'importe qui dans cette ligue. Battre Pittsburgh et Washington en dedans de cinq jours, c'est encourageant au moment où le club se débat pour une place pour les prochaines séries.

2- J'ai aimé la force de caractère de l'équipe. Après le but égalisateur en fin de troisième, les joueurs auraient pu s'écraser et se contenter du point obtenu contre une équipe qui avait gagné 14 matchs de suite avant celui d'hier. Mais non! Au contraire, ils ont allé chercher le point bonus à la toute fin de la prolongation. Un point qui pourrait faire la différence à la fin de la saison régulière.

Il reste un home and home avec les Flyers avant la pause olympique.

Coup dur possible pour les États-Unis

Les JO de Vancouver ne sont pas encore commencés que, déjà, une tuile importante pourrait s'abattre sur la tête de la délégation américaine.

La skieuse Lindsey Vonn, celle qui domine actuellement le classement général de la Coupe du monde de ski alpin tout en étant double championne défendante du globe de cristal, est blessée au tibia et pourrait rater le rendez-vous olympique.

Un coup dur, puisque les espoirs de médaille sont là pour l'athlète qui réside au Nevada. Elle est un espoir de médaille dans pas moins de cinq disciplines.

Vonn, c'est la version hivernale de Michael Phelps, semble-t-il. Ça donne une idée des attentes monstrueuses à son endroit... donc pas surprenant d'apprendre que l'affaire est suivi de près chez nos voisins du sud.

Bonne nouvelle, par contre: il semble qu'elle participera à la descente d'entraînement, question de tester sa jambe, qu'elle a blessé la semaine dernière en s'entraînant.

mardi 9 février 2010

Gauthier: déjà un changement de philosophie

La venue de Pierre Gauthier comme nouveau DG en remplacement de Bob Gainey font dire à plusieurs que c'est le changement dans la continuité. Ou le contraire. Mais n'empêche que Gauthier, un homme d'expérience, est dorénavant le patron et il semble y avoir certaines différences dans la façon de gérer certains dossiers.

À mes yeux, je vois deux éléments différents:

1- La négociation de contrat durant la saison: Gainey était un peu borné et ne négociait jamais en cours de saison. Il y a du bon et du mauvais là-dedans, mais c'est connu que certains joueurs, surtout tes éléments importants, aiment avoir la sécurité d'un contrat à plus long terme, surtout s'ils expriment le désir de rester à Montréal. De cette manière, on peut facilement avancer que Gainey aurait pu retenir quelques joueurs parmi le groupe qui a déserté le 1er juillet dernier.

Or, il semble qu'avec Gauthier, ce sera le contraire. Rick Curran, l'agent de Tomas Plekanec, a été contacté pour entamer les discussions. Le meilleur joueur du CH sera joueur autonome sans compensation en juillet. Il ne faut pas se permettre de l'échapper, celui là. Le seul qui s'approche du point par match.

2- La situation des gardiens: pour Pierre Gauthier, avoir deux bons gardiens est un luxe, une force, que le Canadien doit exploiter. Avec raison. Contrairement à ceux qui exigent depuis longtemps une transaction (même Jaroslav Halak lui-même a demandé un échange), Gauthier semble croire qu'un ménage à deux est possible.

Il a raison. Quoi de mal à avoir une bonne compétition interne? Et ça donne le temps à Carey Price de se développer, de prendre son temps à atteindre la maturité. Il faut être patient avec un gardien de but et il semble que le nouveau DG soit prêt à attendre. À moins bien sûr d'avoir une offre mirobolante. Mais, à quelque part, le risque serait gros. Risque d'un John LeClair, version gardien de but...

Dans la même veine, intéressant article de François Gagnon, sur Cyberpresse.ca, sur les nouveaux défis de Pierre Gauthier.

Mike Milbury: plus ça change, plus c'est pareil!

Je me demande bien comment cet homme peut encore avoir un job dans le hockey? À tout le moins, il ne sévit plus dans un deuxième étage d'une équipe de la LNH... c'est toujours ça de gagner!

Le type en question? L'excellent analyste de NBC, le très subtil Mike Milbury...

Pour le reste, je vous invite à consulter ce bijou de Mathias Brunet, sur son blogue.

Bouffon, le mot est faible! Quel perte de temps que d'écouter ce garçon. À ma connaissance, il a déjà travaillé pour TSN par les années passées, mais il me semble que ça fait un bout que je l'ai vu à cette antenne...

Milbury est celui qui a dirigé les Islanders de New York de 1995 à 2006. Entre autres dommages collatéraux, il a échangé Roberto Luongo, Zdeno Chara, Wade Redden, Eric Brewer, Bryan Berard, Bryan McCabe, Olli Jokinen, Tim Connolly et Todd Bertuzzi. Belle équipe d'étoiles...

Et il est celui qui a choisi Rick DiPietro comme premier choix universel de 2000, levant le nez sur Marian Gaborik et Dany Heatley, entre autres...

Ai-je besoin d'en rajouter?!?!

Sur la route avec les Canucks: le soleil de la Floride

Bilan mitigé ce week-end pour nos valeureux guerriers de la route.

Face à un club en feu à Ottawa (dix victoires de suite), les Canucks n'ont pas été de taille dans une défaite de 3-1. Brian Elliott ressemble à un mur par les temps qui courent, et il a eu le dessus sur un Andrew Raycroft qui y allait d'un premier départ en deux mois.

Roberto Luongo a retrouvé son filet et les choses se sont replacés à Boston, samedi, dans une victoire en fusillade de 3-2. De l'aveu même de l'entraîneur Vigneault, ses ouailles ont été dominé par les Bruins mais Luongo était simplement trop fort. Un peu ce qu'ils avaient vécu, mais à l'inverse, à Montréal, quatre jours plus tôt.

Comme quoi le vieux dicton est toujours à la mode, même en 2010: tu vas gagner des matchs que t'es supposé perdre, et perdre des matchs que t'es supposé gagner!!!

Cap sur la Floride maintenant. Après deux jours de congé, les Verts affrontent le Lightning ce soir et les Panthers jeudi. Deux matchs à la portée des gars de l'Ouest. Mais pour ce faire, l'attaque devra débloquer. Notamment le trio des jumeaux Sedin, silencieux depuis trois matchs.

FICHE DU VOYAGE: 2 V, 2 D, 11 BP, 11 BC.

lundi 8 février 2010

Gainey OUT, Gauthier IN

La presse est convoquée tantôt au Centre Bell et il paraît que Bob Gainey s'en va. Une démission, apparemment. C'est Pierre Gauthier, son adjoint, qui assurera l'intérim.

Drôle de timing, je trouve. À une semaine de la pause olympique. Ça me fait dire que c'est plutôt un congédiement déguisé en démission...

Bref, Gainey part et il laisse le CH dans le trouble pas à peu près. Le club est un "bon p'tit club de ,500", loin d'être assuré d'être des prochaines séries. Les nombreux changements apportés par Gainey dans la saison morte l'an dernier n'a pas produit l'onde de choc prévu. De plus, les mineures sont pauvres en prospect de premier plan. C'est pas très joli comme tableau.

J'ai hâte de voir le sort qu'aura le dépisteur-chef Trevor Timmins. Le beau Trevor, ardent défendeur du joueur collégial américain, a frappé dans le vide trop souvent lors des derniers repêchages pour pouvoir résister au balayage qui s'annonce au deuxième étage en fin de saison.

Idem pour Carey Price. Serons-nous patients avec le surdoué immature? Tout le monde sait que Price était le protégé de Gainey. Mais face à un Halak qui performe soir après soir, Jacques Martin n'a pas eu le choix de lui donner un cinquième départ de suite, hier, dans la défaite face aux Bruins.

Une chose est sûre, c'est qu'on saura quelle aura été la raison du congédiement de Carbo si Price est échangé dans un avenir rapproché...

Bonne chance M. Gauthier.

Le Super Bowl XLIV en quelques lignes...

1- Belle victoire des Saints, hier, à Miami. On sait tous que la logique, c'était de choisir les Colts. Mais l'histoire sexy les favoris du grand public, c'était les Saints. Victoire symbolique et euphorique pour une ville qui a dû traversé à travers mille et un obstacles lors de l'ouragan Katrina, en 2005.

2- Drew Brees est le quart-arrière le plus sous-estimé de la NFL. Aucun doute, dans ma tête (et j'en parlais avec un ami durant le match), qu'il est dans la même ligue que Peyton Manning et Tom Brady. 32 en 39 dans le match, mais surtout 29 passes complétées sur les 32 dernières qu'il a tenté. Dont la winning drive, 7 en 7 avant de capitaliser sur le converti de deux points. À HUIT receveurs différents...

3- Mon point tournant du match, c'est le botté court au début de la deuxième demie, recouvert par les Saints. Ça prenait du cran pour caller la shot et Sean Payton n'a pas hésité une seconde, dès la fin du deuxième quart, à procéder. Résultat: le déficit de 6-10 transformé en une avance de 13-10. Move brillant qui a changé le momentum du match.

4- Peyton Manning n'est pas un choker, peu importe ce que le monde peut en dire. Il a déjà gagné le SB et les chances sont bonnes qu'il répète, un jour. Mais les Colts ont perdu ce match autant que les Saints l'ont gagné. L'interception de Tracy Porter, un des seuls faux-pas de Manning qui a cloué le cercueil en fin de match, était une combinaison de mauvaise éxécution des Colts vs. une préparation et une connaissance hors-pair des tracés adversaires par les Saints.

5- Pour conclure, autre excellent match, encore une fois cette année. Pas un classique comme l'an dernier, mais du football de qualité et un spectacle comme seul la NFL sait le faire...

jeudi 4 février 2010

Sur la route avec les Canucks: un mur nommé Halak

Le seul danger qui guettait les Canucks à Montréal s'appelait Jaroslav Halak. Le Slovaque, qui a des airs de gardien #1 depuis le début de l'année, a refait le coup en volant carrément la bande à Vigneault.

On a su en partant que ça serait une bonne soirée pour Halak quand il a arrêté coup sur coup les jumeaux Sedin à bout portant dans la troisième minute du match. Deux bonbons qui ont donné l'énergie à la foule et aux joueurs en rouge. Vancouver a bien tenté, mais ils ont été incapable de percer le mur du petit 41...

Parenthèse: je persiste et signe: Halak doit être le numéro 1 au détriment de Carey Price. Le CH va que mieux s'en tenir et, surtout, augmenter ses chances de participer aux séries.

Une défaite qui fait mal, surtout face à un club qui a une attaque de tire-pois. Maintenant, les Nucks doivent composer avec les Sénateurs, ce soir à Ottawa, un endroit où ils n'ont pas perdu depuis 2001. Mais bonne chance, les gars. Les Sens sont en feu et ils ont gagné leurs dix derniers matchs, un record de franchise.

mardi 2 février 2010

Federer sublime!

Et de 16 pour le Suisse le plus célèbre du sport professionnel!

Sans surprise, Roger Federer a battu Andy Murray. Mais de le faire en trois petits sets (6-3, 6-4, 7-6) face à un adversaire qui avait montré les dents durant la quinzaine, c'est franchement impressionnant.

De l'aveu même de Federer, il a joué un de ses meilleurs matchs de tennis en carrière. Wow. Ça peut juste faire peur, cette quote là...

Encore une fois, les gens s'excitent et y voient un parfum de Grand Chelem... Bien franchement, c'est bien une des seules choses que Federer n'a pas encore réalisé dans la pratique de son sport.

C'est bien beau, tout ça, mais maintenant, qui prendra la relève, un jour?

On croyait que Nadal le distancerait après avoir conquis le titre de numéro 1 mondial l'an dernier. Ses genous sont venus le trahir, tout comme ici à Melbourne. Djokovic? Murray? Del Potro? Ils ont sûrement les outils, mais faut croire que leur temps n'est pas arrivé quand on voit la performance que Federer a offert en Australie...

On peut croire qu'il ne restera pas collé longtemps à 16...

Sur la route avec les Canucks: la magie des Sedin...

Quoi de mieux qu'un arrêt à Toronto pour débuter un éreintant voyage?

Pour le premier de 14 matchs de suite sur la route, les Canucks ont laissé jouer les Leafs pour une période. Sèchement, les Feuilles d'érable menaient 3-0 après une et tout semblait filer à pleine pompe dans le Air Canada Centre...

Jusqu'à que les Sedin prennent les choses. Les deux rouquins, flanqués d'Alex Burrows, se sont occupés de la défensive torontoise. Résultat:
5 buts sans réplique, les 5 par ce trio, et une victoire de 5-3. Les trois accolytes ont ramassé 9 points la victoire...

Quel départ canon! C'est sans doute le trio de l'heure dans la ligue présentement... et je me félicite d'avoir choisi les jumeaux dans mon pool!

Prochaine étape: Montréal, ce soir. Ouf, préparez-vous, chers fefans! De la manière que ça se présente, ça pourrait être une longue soirée au Centre Bell. Surtout sans Mike Cammalleri.