mercredi 30 juin 2010

La fin d'un règne

Difficile de croire que Roger Federer puisse s'incliner en quart-de-finale à Wimbledon. C'est pourtant ce qui s'est passé ce matin à Londres. Une défaite en quatre manches face au Tchèque Tomas Berdych.

Le Suisse, pour un deuxième tournoi du Grand Chelem de suite, aura vu son chemin s'arrêter à la ronde des huit. Ça soulève des questions sur le grand champion qui, à 28 ans, commence subitement à montrer des signes de faiblesses.

On soulève, notamment, que Federer n'a jamais fait les ajustements nécessaires afin de rester au sommet. Que le Suisse reste fidèle, voire têtu à son style qui lui a fait gagné 16 tournois majeurs.

Et comme le souligne Jon Wertheim, de SI.com, c'est une chose de perdre des matchs en cours de saison, mais que le Roi de Wimbledon subisse l'élimination en quart-de-finale, c'est une toute autre chose.

J'ai hâte de voir la suite. La saison sur surface dure s'amorcera et on connaît l'excellence de Federer sur cette surface.

Le Serge à Nashville

Ça fait longtemps que les partisans réclamaient ça, et bien Pierre Gauthier s'est enfin départi des services d'un frère K. Le bon Serge est maintenant un membre à part entière des Predators de Nashville.

Kostitsyn, c'est connu, a toujours eu un grave problème d'attitude malgré un talent au-dessus de la moyenne. Un bougonneux, qui a, plus souvent qu'autrement, nui à la cause de ses coéquipiers.

François Gagnon, sur son blogue, nous fait un bon résumé du passage à Montréal de ce choix de septième ronde. Vous verrez, ça n'a vraiment pas été facile...

Un bon débarras. Et en plus, Gauthier a été capable de mettre la main sur un gardien qui pourrait potentiellement devenir un deuxième gardien de qualité. Dan Ellis avait la pôle à Nashville avant de voir arriver Pekka Rinne. Reste à voir si Ellis est prêt à jouer au mentor avec Carey Price. Si c'est le cas, Ellis pourrait rendre de fiers services à Jacques Martin.

vendredi 18 juin 2010

Les Lakers répètent

Un autre titre pour Kobe Bryant. Un onzième (!) pour Phil Jackson. Et, finalement, un premier pour Ron Artest...

Les Lakers de Los Angeles ont profité de l'avantage du terrain pour gagner les deux derniers matchs de la finale de la NBA. Dans une comédie d'erreurs offensives, les Lakers ont défait les Celtics de Boston 83-79 lors du 7e match de la finale, hier soir.

Un match atroce pour Bryant, qui voudra davantage se souvenir des séries en entier (il a reçu le trophée du joueur le plus utile) plutôt que de penser à ce match ultime. Il a lancé pour 25% seulement (6 en 24), mais il a été un monster sur la plaque avec ses 15 rebonds.
C'est plutôt Ron Artest, avec ses 20 points et ses prouesses en défensive, et Pau Gasol (18 rebonds) qui auront fait la différence pour les jaunes. Artest, pour un, a fait le move vers Los Angeles pour se donner une meilleure chance de gagner un titre. Mission accomplie.

Mission accomplie aussi pour Phil Jackson, qui a guidé les siens vers un 11e titre. C'est du stock ça, mes amis. Que nous réserve-t-il pour son avenir? Va-t-il être de retour? À Los Angeles ou ailleurs? Comme à l'habitude, le Zen Master a été on ne peut plus évasif...

Enfin, une chose que j'ai apprise dans cette finale: il faut gagner la bataille des rebonds pour gagner une série. L'équipe qui a dominé cet aspect a remporté les sept matchs de la série!

L'échange de Halak: inévitable

Et bien c'est fait, Pierre Gauthier a fait un premier mouvement de personnel, hier, en échangeant le Sauveur Jaroslav Halak aux Blues de St. Louis en retour de deux jeunes prospects.

Premièrement, je pense que le transfert de Halak était inévitable. Il est identifié depuis longtemps comme le mal-aimé parmi le duo de gardiens de but à Montréal. Combien de fois il a dû céder sa place à Carey Price, même après une brillante performance? Probablement trop souvent au goût des partisans de la Flanette...

Price est identifié depuis des lunes comme le gardien d'avenir de l'équipe. Il ne fallait pas voir une changement de philosophie avec la venue de Pierre Gauthier en remplacement de Bob Gainey. Gauthier était l'adjoint de Gainey avant de devenir son successeur. Ce qui me fait dire que l'échange de Halak était inévitable.

Selon les commetaires lus ici et là, il semble que Price soit revenu dans le droit chemin et qu'il a démontré, durant les séries, qu'il avait maturé. On le souhaite tous. Au moins, le potentiel est là, le talent aussi et Price est trois ans plus jeune que Halak.

Revenons aux partisans, qui me font beaucoup rire depuis hier. C'est un peu prématuré de démolir Gauthier sur la place publique pour un échange dont on connaîtra les impacts à plus long terme. Le CH est allé chercher des jeunes de 20 et 21 ans. Donnons le temps à Lars Eller et Ian Schultz de nous montrer ce qu'ils ont dans le ventre et on pourra juger dans 4 ou 5 ans.

Par ailleurs, il semble que le Canadien aurait pu obtenir beaucoup plus pour le gardien slovaque, selon ces dépisteurs de la LNH.

jeudi 17 juin 2010

L'Argentine sans problème

S'il y en a un qui n'a pas vraiment de problème depuis le début de la Coupe du Monde, c'est sûrement l'entraîneur-icone argentin Diego Maradona. Son équipe vogue facilement vers le titre du Groupe B, après la victoire facile, ce matin, de 4-1 face à la Corée du Sud.

La tactique est simple: Maradona attire les caméras vers lui avec ses déclarations fracassantes. Pendant ce temps, son équipe est tranquille et elle a tout le temps nécessaire pour peaufiner sa préparation.

L'Argentine, malgré son 7e rang au classement mondial, fait un peu figure de sleeper en Afrique du Sud. On mentionne le Brésil, l'Italie, l'Espagne, mais on entend moins parler des Argentins quand on pense aux favoris du tournoi...

C'est peut-être une grave erreur, surtout quand on compte sur un certain Lionel Messi dans l'alignement.

mercredi 16 juin 2010

Sébastien Boucher, homme en feu

Première visite pour moi au Stade municipal, vendredi dernier, pour voir à l'oeuvre les Capitales.

Toujours bonnes les soirées dans le vétuste enceinte. Du beau temps, une ovation à Éric Gagné (venu chercher sa bague de championnat et venu confirmé qu'il ne revenait pas à la compétition) et 4000 spectateurs présents.

Et une autre bonne performance des Capitales. Victoire méthodique de 6-2 où il m'a été permis de découvrir Sébastien Boucher, un homme en feu présentement. Oui, il est "chaud" le Boucher: 4 en 5 vendredi, 4 en 4 dimanche; le gars frappe pour ,432 depuis le début des hostilités.

Va pas chercher plus loin pour expliquer le dossier de 14-3 des Capitales, malgré un monticule à court de bras. Une belle histoire que celle de Boucher, l'histoire d'un gérant (Michel Laplante, l'an dernier) dont la patiente a rapporté... un an plus tard!

Coupe du Monde: une première surprise

Ça devait bien arriver un jour. La première grande surprise de taille ce matin au Mondial, soit la victoire des Suisses, 1-0, sur l'Espagne.

Une bien mauvaise façon de débuter pour l'équipe semée numéro 1 au monde avant la compétition, puisqu'aucune équipe n'a réussi à gagner la Coupe du Monde après avoir perdu son premier match en phase préliminaire. Mauvais présage.

Les Espagnols ont dominé en possession (63%), mais ils se sont rendus compte que les joueurs du sélectionneur Ottmar Hitzfeld étaient capables de se défendre!

Et il semble bien que ce ne sont pas seulement les Helvètes qui sont capables de monter une muraille. Après 16 matchs, seulement 25 buts ont été compté. Une moyenne de 1,56 buts par match. Comme quoi les amants de jeux ouverts et offensifs ne sont pas vraiment servis jusqu'à maintenant...

Ça doit être la faute du ballon!

mardi 8 juin 2010

Guy Boucher à Tampa

Quand la compétence est là, t'as généralement l'embarras du choix quant à ton emploi!

C'est ce qui ressort de l'histoire de Guy Boucher. Le coach, que j'ai bien connu alors qu'il était à Drummondville dans la LHJMQ, va apparemment faire le saut dans la LNH avec le Lightning de Tampa Bay. Pas avec les Jackets de Columbus.

L'histoire sort ce matin sur le site ruefrontenac.com.

Boucher, qui a bien caché son jeu, avait une deuxième offre d'emploi, ce qui explique pourquoi il a refusé l'offre de Scott Howson, DG des Jackets.

Il aura plutôt la chance de travailler avec Steve Yzerman, nouvellement nommé DG, ainsi qu'avec une bonne base de talents, avec les Lecavalier, St. Louis, Stamkos et Hedman.

J'ai bien hâte de voir ce que Boucher fera de ce club décevant au cours des dernières saisons. En tous cas, il ne peut pas faire pire que Rick Tocchet, dit le Gambler. Boucher a fait des miracles à Drummondville et même à Hamilton ce printemps.

Howson, quant à lui, devra se rebattre sur son plan B, soit Scott Arniel, entraîneur du Moose du Manitoba (AHL).

Les bons et les mauvais coups du repêchage

La beauté d'un repêchage, c'est de pouvoir évaluer et identifier, plusieurs années plus tard, les joueurs qui auront fait passer les recruteurs pour des génies ou encore ceux qui auront carrément fait patate.

Dans la foulée du début dans les Majeures, ce soir, du phénomène Stephen Strasburg (le premier choix universel de 2009 lancera ce soir devant une salle comble à Washington), l'excellent Jon Heyman, de SI.com, nous fait une liste des meilleurs coups, mais également des pires premiers choix de l'histoire du baseball. Du bonbon.

Une liste qui aura éveillé certains souvenirs en moi...

Évidemment, parmi les pires coups, il est difficile de reconnaître ou de se souvenir de joueurs en particulier. Ces flops se sont soudainement volatilisés après qu'on ait promis de belles choses à leurs sujets...

Parmi les belles surprises: Mike Piazza, Keith Hernandez, Andre Dawson, Rickey Henderson et Kevin Youkilis. Piazza, pour un, a été sélectionné en 62e ronde par les Dodgers!

Bref, une lecture très intéressante.

lundi 7 juin 2010

Nadal reigne à nouveau sur le rouge de Roland-Garros

Une chose aura donc empêcher le Majorquin Rafael Nadal d'enligner six titres à Roland-Garros: sa santé et le mauvais état de ses genous.

L'Espagnol a repris le titre qu'il avait laissé l'an dernier à Roger Federer, hier à Paris. Facilement, il a battu le double-finaliste Robin Söderling. Trois sets, 1, 2, 3, bonsoir on s'en va.

Domination sur terre battue, vous dites? Nadal n'a perdu aucun des 21 sets qu'il a disputé durant la quinzaine française.

Une quinzaine qui nous aura permis de voir la fin de la séquence de 23 demi-finales consécutives du Grand Chelem pour le grand Federer. Söderling s'est chargé de se venger de la défaite en finale de 2009, le battant en quatre sets dans la ronde quart-de-finale. Toute bonne chose a une fin, comme on dit. Mais n'empêche que la séquence est très impressionnante...

Pour revenir à Nadal, sa victoire d'hier, combiné à la défaite du Suisse en quarts, lui redonne le premier rang mondial, ce matin.

Ça sent la Coupe à Chicago...

Je sais, je sais, faut pas s'énerver trop vite. Je sais que les Flyers sont capables de rebondir, mais oublier ça s'ils sortent mercredi comme ils ont sorti hier. Les Hawks étaient partout en début de match (3-0 après une période) et, en même temps, quel mauvais timing de Michael Leighton pour connaître une sortie douteuse. Le gars n'a pas l'expérience des grands matchs et ça se voit, c'est évident.

Bien malgré, il place l'entraîneur Peter Laviolette dans une situation où il devra prendre une grosse décision pour le match #6...

Les Hawks ont (enfin) eu l'apport de leur premier trio, notamment Patrick Kane et surtout Dustin Byfuglien. Le gros 33 avec deux buts, deux passes et NEUF mises en échec... du solide. Surtout contre Chris Pronger, qu'il a viré "boutte pour boutte" derrière le filet des Flyers en deuxième...

Parlant de Pronger, justement: un gros "moins-5" hier soir. Career worst. Ouf. Devra vite se remettre sur les rails aussi, celui-là...

Duncan Keith, gagnant du trophée Connie-Smythe? Pourquoi pas! Ce gars-là joue 30 minutes par match, et il domine avec son partenaire Brent Seabrook. Comme je lisais ce matin sur Twitter: il pourrait gagner la Coupe, le Conn-Smythe, le trophée Norris et la médaille d'or olympique. Quoi dire de plus???

jeudi 3 juin 2010

Le p'tit gars de Hearst

S'il avait fallu que les Hawks marquent le but gagnant en prolongation, hier soir, pour se donner une avance de 3-0, on aurait fermé les livres sur la saison 2009-2010...

Mais le p'tit gars de Hearst, Claude Giroux, avait d'autres choses en tête et il a marqué le but vainqueur en prolongation, faisant habilement dévier une passe dans l'enclave. 4-3 Philadelphie et on est sûr qu'il y aura un match #5 dimanche à Chicago.

Giroux, faut-il le rappeler, est un choix de première ronde des Flyers en 2006. Le 22e choix au total. Et où le CH a-t-il repêché en 2006? Oui, c'est ça, au 20e rang...

Une autre tache au dossier de M. Timmins...

Faut dire que le Canadien ne fut pas le seul à se tromper. À l'âge junior, les vingt équipes de la OHL ont levé le nez sur le franco-ontarien. Trop petit, pas assez lourd, ça va aller trop vite qu'ils disaient.

Entre en scène le rusé Charlie Henry, des Olympiques de Gatineau, qui l'a cueilli pour absolument rien. Et Giroux, au fil des ans et de son développement, est devenu une vedette dans la LHJMQ. On connaît la suite.

Jim Joyce, saboteur de match parfait

Ça doit pas être évident de s'appeler Jim Joyce ce matin, campé dans son hôtel de Détroit.

Jim Joyce est cet arbitre des majeures qui a privé le jeune Armando Galarraga d'un match parfait en bousillant un appel facile au premier but après deux retraits en 9e manche.



Une faute impardonnable, dans un match qui aurait procuré au baseball majeur un troisième match parfait depuis le début de la saison (
Dustin Braden et Roy Halladay ont réussi l'exploit). Du jamais vu. Et nous débutons le mois de juin.

Un oeil au beurre noir pour la MLB. D'autant plus que Joyce n'est pas le dernier venu dans le cercle des officiels. 21 ans de service, deux Séries Mondiales en-dessous de la cravate...

Au moins, il a le mérite d'être allé au batte face aux journalistes après le match, avouant sa faute et prenant l'entière responsabilité de la gaffe qu'il venait de commettre. Néanmoins, Joyce devra vivre avec cet appel pour le reste de ses jours. Un bon exemple d'un gars qui aura été à la mauvaise place au mauvais moment.

Oui, ils sont humains (et je suis bien placé pour en parler), mais ça relance le débat sur la reprise vidéo au baseball. À quand l'implantation d'un tel système afin d'éviter une situation loufoque comme celle d'hier?

Tom Verducci, de SI.com, parle d'un appel qui changera sûrement le cours du baseball...