lundi 31 mai 2010

Séries 2010: la finale de la Coupe Stanley

Bon, je sais que la finale est déjà commencé, mais un voyage à Boston m'a empêché d'écrire et de fournir mon analyse de la finale à temps pour le commencement. Peu importe, voici mon analyse, pensé avant le début de la série...

Un club en pleine montée contre un club qu'on attendait pas vraiment. À titre de 7e tête de série dans l'Est, les Flyers de Philadelphie ont bataillé ferme pour battre New Jersey, Boston et Montréal. Mais force est d'admettre que les blessures ont brouillé les données de la saison régulière et que cette septième place était un peu trompeuse...

De l'autre côté, les Hawks de Chicago, une jeune équipe bourrée de talents et en pleine ascension. Pour eux, une place en finale était nécessaire pour continuer une poussée qui remonte à l'an dernier (défaite en finale d'association contre Détroit). Les séries ont été relativement faciles pour les gars de Joel Quenneville, avec des victoires contre Nashville (en 6), Vancouver (en 6) et San Jose (en 5).

Ça s'équivaut à l'attaque. Les deux clubs ont de la profondeur avec trois trios capables de faire mal en tout temps. J'avoue que j'ai un penchant pour Chicago, avec le gros Dustin Byfuglien sur le trio complété par Jonathan Toews et Patrick Kane. Chris Pronger va en avoir plein les culottes avec Byfuglien; à tout le moins, ça va être un peu plus difficile que face aux poids plumes du Tricolore...

C'est en défensive que j'accorde la pôle aux Hawks. Je trippe fort sur le duo Keith–Seabrook, la meilleure combinaison du genre dans la LNH. Ils sont dominants et ils devancent par une tête la brigade des Flyers menée par Chris Pronger.

Ma prédiction: CHICAGO EN 6.

mercredi 26 mai 2010

Chapeau les Habitants!

Leur saison s'est terminée lundi mais faut quand même donner un coup de chapeau aux joueurs du Canadien, qui auront fait tripper une province en entier pendant près de deux mois.

Pour une fois, on a senti durant les séries que cette équipe là avait une identité. Qu'elle était une vraie équipe. On en a la confirmation avec les commentaires des joueurs, ce matin dans La Presse.

La sauce a enfin pris après les fêtes et le Canadien savait alors qu'il était une vraie équipe. Et qu'elle pouvait causer des surprises en cours de route... et c'est ce qu'elle a fait dans les belles victoires contre Washington et Pittsburgh.

Chapeau aux joueurs, chapeau à Jacques Martin et aussi à Bob Gainey. C'est lui qui a pris le risque d'y aller all-in et de charcuter l'alignement l'été dernier. Ça pris du temps, mais son pari a rapporté gros lors des séries...

Un mot sur les Flyers de Philadelphie, qui ont mérité leur laisser-passer pour la finale. Ils n'ont pas la finesse des Caps et des Pens, mais les blessures ont faussé les données dans leur cas en saison régulière. Ce club-là est meilleur que la septième place dans l'Est, avec un Big Four qui fait peur et trois lignes capables de marquer. Et leur victoire en 7 contre Boston (après avoir tiré de l'arrière 0-3 dans la série) a été comme un vent nordet dans leur dos. Le momentum, si important en séries, c'est eux qui l'avaient.

Les Hawks n'ont qu'à bien se tenir, ils vont en avoir plein leurs shorts avec les gars de Peter Laviolette...

vendredi 21 mai 2010

Michael Leighton est un être humain

J'étais convaincu qu'après avoir battu le gardien Michael Leighton une première fois, le reste déboullerait pour le Canadien. C'est exactement ce qui s'est produit hier soir, dans la victoire du CH 5-1 lors du troisième match de la finale de l'Est.

Montréal est de retour dans la série et, surtout, on a vite compris hier que Leighton était un être humain. Après avoir muselé l'attaque bleu-blanc-rouge pendant deux matchs, il a été frappé par la réalité. La réalité, c'est que Michael Leighton est un gardien de type Ligue Américaine qui peut se débrouiller dans la LNH. Mais pas l'incarnation de Bernard Parent!

Il a donné des retours et il a laissé passé au moins un creton. C'est ça de gagner pour les gars de Jacques Martin, qui seront encore plus confiants lors du 4e match. Et n'allez pas me dire que le 7e joueur n'a pas d'importance...

Ceci dit, chapeau au trio de Moore, Pyatt et Lapierre. Ils ont compté deux gros buts (le 2e et le 3e...) et ils ont constamment appliqué de la pression sur la défensive des Oranges. Ce trio a allumé le reste du club.

Chapeau à Halak et à Cammalleri (encore). Halak a réalisé les arrêts clés en début de match pour donner le ton; Cammalleri a ouvert la marque dans un marque où le premier but était d'une importance capitale.

Rendez-vous demain 15h (quossé ça, 15h, Gary???) pour le match #4.

mercredi 19 mai 2010

Championnats du monde: le tournoi des surprises

Le championnat mondial de hockey va se conclure, ce week-end en Allemagne, et je retiens plusieurs choses de ce tournoi printanier qui, malheureusement, n'arrive pas vraiment à retenir l'attention ici quand la chose est présentée en terre européenne...

1. Le tournoi des surprises: qui aurait pensé, un jour, assister à un match quart-de-finale entre l'Allemagne et la Suisse? Le pays hôte, sûrement soulevé par une foule partisane, a joué du hockey solide, se payant les Américains, tout en chauffant les Russes. Belle surprise aussi pour la Suisse, qui s'est payé le Canada. Un des deux pays se retrouvera en demi-finale. La dernière présence allemande dans le carré d'as remonte à... 1938!

2. L'équipe cendrillon: c'est l'année du breakthrough pour le Danemark. Le pays balte a fait des progrès immense dans le développement de son équipe nationale, et les victoires face à la Finlande et les États-Unis sont là pour le prouver. Ils jouent un système défensif qui est appliqué à la lettre. Leur parcours devrait se terminer en quarts contre les Suédois, mais le minimum de la huitième place sera la meilleure performance à vie pour les troupiers de Per Bäckman.

3. Déception américaine: avec une équipe en manque de talent, les États-Unis ont dû se contenter de la ronde de rélégation. Oui, on peut croire qu'ils étaient short en habiletés, mais de là à perdre contre les Allemands et les Danois, faut quand même pas exagérés. Un tournoi à oublier pour les Américains, qui ont été devancé au classement par des pays comme la Norvège et le Bélarus...

4. Déception canadienne aussi...: au moins, le Canada aura atteint les quarts-de-finale, mais le club B a beau être bourré de talent, il était jeune et il ne fera pas le poids face à la bande de Ovechkin dans la ronde des 8.

L'époque des choking Sharks est terminée

J'ai longtemps été le premier à condamner les fameux choking Sharks de San Jose: une équipe de premier plan en saison régulière, mais qui trouvait le moyen de s'écraser une fois les séries éliminatoires débutées.

2009: défaite en 1re ronde contre les Ducks.
2008: défaite en 2e ronde contre les Stars.
2007: défaite en 2e ronde contre les Red Wings.
2006: défaite en 2e ronde contre les Oilers.

Mais faut admettre que les Sharks, en 2010, ont réussi à se départir de cette étiquette. Ils sont venus à bout d'une équipe pas commode en l'Avalanche du Colorado et ils se sont débarassés, en cinq matchs, de l'équipe aguerrie que sont les Red Wings de Détroit.

Mon opinion ne rejoint pas celle du columnist de Sportsnet.ca, Mark Spector, qui affirme que les Sharks s'écrasent quand l'enjeu augmente.

Je pense que, cette fois-ci, ce sont les Blackhawks qui sont trop forts et non les Sharks qui flanchent sous la pression. Les Hawks sont jeunes, rapides et affamés. Ils forment une excellente équipe de hockey, peut-être la meilleure de la Ligue. C'est pour ça que j'enlève l'étiquette de chokers.

Donnons le crédit à la troupe de Joel Quenneville, qui revient à la maison en avance 2-0 dans la série face à San Jose.

mardi 18 mai 2010

Séries 2010: les finales de conférence

Place maintenant aux finales de conférence, après une deuxième plutôt laborieuse pour moi (aucune bonne prédiction sur quatre...)

Conférence de l'Est

Le conte de fées se poursuivra-t-il?: on s'était tous gourrés une fois, on s'est tous mis le doigt dans l'oeil une autre fois... Contre toute attente, Montréal a sorti Pittsburgh et Sidney Crosby, tandis que les Flyers sont revenus de l'arrière 0-3 dans la série et 0-3 dans le 7e match pour éliminer Boston... Pas vraiment le duel qu'on s'attendait au début des séries puisque pour la première fois de l'histoire, les équipes semées 7 et 8 s'affrontent en finale de conférence. Maintenant, on va arrêter de se mettre la tête dans le sable et on va embarquer dans le bandwagon du CH et pas question qu'ils me déjouent une fois de plus. Ça va être une série longue et la bande à Jacques Martin va vite se rendre compte que les Flyers sont beaucoup plus des cols bleus que les deux équipes de vedette qu'ils viennent de sortir. Les Flyers vont se sâlir le nez, charger le filet de Jaroslav Halak et lancer de partout. N'empêche, Halak a fait la différence jusqu'ici et il va continuer de le faire. MONTRÉAL EN 6.

Conférence de l'Ouest

Une bataille de titans à prévoir: à l'antipode de l'Est, la conférence de l'Ouest nous offre une finale avec les deux meilleurs clubs de l'association. Enfin, les Sharks prouvent qu'ils peuvent jouer du gros hockey dans les séries et la victoire en 5 contre Détroit m'a franchement impressionné. Jumbo Joe Thornton ne compte pas avec régularité (3 buts), mais il participe à la cause quand même et il a levé son jeu d'un cran. Même chose pour les Hawks, qui se sont débarrassés des Canucks et Roberto Luongo après six duels. Ça va être tout un matchup, mais je donne le nod aux Hawks à cause de leur défensive. Le duo Keith–Seabrook est dominant et les Indiens vont enfin se rendre en finale après avoir raté leur coup l'an dernier (à cause des Wings...) CHICAGO EN 6.

Ça serais-tu beau, une finale avec deux clubs originaux??? Ce n'est pas arrivé depuis 1979, quand le Tricolore avait battu les Rangers de New York.

lundi 17 mai 2010

Claude Julien va-t-il payer pour la déconfiture des Bruins?

C'est la question que je me pose suite à l'élimination-surprise des Bruins de Boston contre les Flyers de Philadelphie, lors du 7e match de la demi-finale de l'Est, vendredi.

La victoire des Flyers n'est pas une surprise en soi, mais bien le fait que les Bruins détenaient une avance de 3-0 dans la série avant de s'écrouler.

Qui pointer du doigt? Les joueurs, aucun doute, qui ont laissé passer toutes les opportunités possibles de mettre fin à la série. Mais la loi du sport est impitoyable et je ne serais pas surpris que l'entraîneur Claude Julien paie le prix, une fois de plus, pour la catastrophe de fin de saison.

Julien aura eu le mérite ne pas se défiler après l'élimination des siens. Pas d'excuse possible, selon lui. On a simplement laissé aller une avance de 3-0 dans la série et une avance de 3-0 dans le match ultime...

Un peu tout le monde dans l'organisation aura à trainer ce boulet d'appartenir maintenant à l'histoire.

L'été risque d'être long à Boston. Surtout que les Red Sox ne gagnent pas avec régularité par les temps qui courent...

jeudi 13 mai 2010

Les Flyers ont le vent dans le dos...

Y'a pas grand monde qui donnait cher de la peau des Flyers de Philadelphie après le troisième de leur série face aux Bruins de Boston. Et pourtant, les joueurs de Peter Laviolette ont collé un troisième match de suite, hier soir, en gagnant 2-1 dans la ville de l'amour fraternel.

Un septième match est donc nécessaire.

L'attaque des Bruins est muselé et il semble que Michael Leighton, venu en relève après la blessure de Brian Boucher, est dans une bulle. Il reprend finalement là où il avait laissé avant de se blesser au mois de mars. Pas si mal pour un joueur que les Flyers sont allé chercher au ballotage en cours de saison...

Néanmoins, on apprend ce matin dans le Boston Globe que la confiance est quand même là chez les Oursons et qu'on ne cède pas à la panique. Après tout, le match #7 sera présenté au TD Banknorth Garden et ils ont dominé la troisième période hier soir.

Ce 7e match est une véritable bénédiction pour les Canadiens de Montréal. Pour la première fois depuis le début des séries, ils bénéficieront de trois jours de congé. Rien de mieux pour soigner les bobos après deux durs séries de sept matchs.

La surprise et la consternation

Je suis resté une bonne heure, hier soir, complètement assommé sur mon divan sur ce que je venais d'assister, devant la grande 50 pouces du salon.

Ce que vient de réussir le Canadien (battre la meilleure équipe de la Ligue ET battre les champions défendants de la Coupe Stanley) relève de la détermination, la croyance, l'unité et... d'un gardien slovaque!

Faut dire que le 87 de l'autre côté a ouvert la porte grande comme ça en écopant une pénalité de vengeance sur Josh Gorges (rappelez-vous la fin du match #6). On combine tout ça avec l'opportunisme des Rouges, un Marc-André Fleury encore chancelant face à un vis-à-vis encore intraitable et vous avez le résultat que l'on connaît.

À chaque fois qu'une ouverture se créait dans la zone du CH, Halak était là pour arrêter la menace. Les arrêts du slovaque sur Crosby et Malkin, à bout portant en troisième période, étaient sublimes. Impossible de percer le mur!

C'est une ville en état de choc qui constate la surprise, aujourd'hui à Pittsburgh. Ron Cook, columnist au Pittsburgh Post-Gazette, ne manque pas de souligner les ratés des Pens. Il pointe du doigt les Crosby, Malkin, Gonchar et Fleury, tout en soulignant que c'était sûrement la pire performance à vie des Penguins au Mellon Arena.

Et, soudainement à Montréal, on se met à rêver à la 25e...

mercredi 12 mai 2010

Ça sent la fin pour LeBron...

Amère défaite hier soir des Cavaliers de Cleveland, dans le 5e match de leur série demi-finale de conférence face aux Celtics de Boston. À domicile, ils se sont écroulés par 32 points devant une équipe aguerrie et qui est nettement meilleur que sa fiche durant la saison régulière l'indique...

Ça pourrait être le chant du cygne pour LeBron James à Cleveland. Une performance bien en-deça des standards établis par le 23, comme le souligne ce matin Ian Thomsen, sur SI.com. James est admissible à l'autonomie complète cet été et pourrait tester le marché des joueurs autonomes. On ose même pas encore penser le lucratif contrat qu'il décrochera durant la saison morte...

James a beau être le joueur le plus spectaculaire de la ligue, il est incapable de trainer une équipe sur ses épaules pour se rendre à la terre promise. Faut aussi admettre que le personnel de soutien des Cavs pour châpeauter James est très ordinaire. Inutile de comparer Antawn Jamison ou Mo Williams à Pau Gasol et Scottie Pippen...

Il faut aussi commencer à croire que la blessure au coude droit subie par James en première ronde pourrait être plus grave que prévu.

La côte est abrupte et la tâche ne sera pas facile devant une formation redoutable, doublée de l'expérience du championnat de 2008.

Exit les Canucks

Décidément, les Blackhawks de Chicago ont le numéro des Canucks de Vancouver.

Pour une deuxième année de suite, les Hawks ont éliminé Vancouver en 6 matchs lors de la deuxième ronde des séries éliminatoires. Ils ont closé, hier soir, avec une victoire facile de 5-1 dans le building des Canucks, le GM Place.

Un édifice qui est mystérieusement devenu la plaie des Canucks dans cette série. Vancouver a perdu ses trois matchs à la maison face à Chicago et ils ont maintenant une fiche cumulative de 1-5 à Vancouver face aux Hawks dans ces deux séries. Pas besoin de chercher plus loin pourquoi les hommes d'Alain Vigneault sont en vacances forcées ce matin...

Contrairement à l'an dernier, on ne semble pas, ce matin, mettre tout le poids de la défaite sur le dos du gardien Roberto Luongo. On parle plutôt d'un "effort" d'équipe. Et c'est bien la réalité. Luongo a été laissé à lui-même dans les 40 dernières minutes de jeu, ses coéquipiers commettant revirement par-dessus revirement. Une recette qui fait mal, surtout contre une équipe jeune et rapide comme les Hawks...

Une série Chicago-San Jose se pointe donc à l'horizon. Les deux meilleures équipes de l'Ouest qui croiseront le fer, ça risque d'être intéressant et de faire une bonne série.

Et qui aurait cru que les Canadiens de Montréal serait la dernière équipe canadienne toujours en lice lors du tournoi printanier?

mardi 11 mai 2010

Performer sous pression

Il est évident que le Canadien de Montréal est une équipe qui s'alimente avec la pression d'un match important. Tu ne peux pas gagner 4 matchs d'élimination consécutifs sans faire ce constat. On l'a encore vu hier. Pousser les champions de la Coupe Stanley à un 7e match après avoir battu la meilleure équipe de la Ligue en saison régulière, c'est pas rien.

Peu importe l'issue du match de mercredi, ce sera mission accomplie pour le CH. Après une saison en dents de scie, les joueurs se sont ralliés à Jacques Martin; ils forment une vraie équipe et ils pourront être fiers du chemin parcouru ce printemps.

Mais quand on y pense, c'est loin d'être fini. Montréal est en mission. Avez-vous vu travailler le quatrième trio (Lapierre, Moore, Darche) en deuxième période, quand ils ont embourbé le territoire des Penguins pendant une bonne minute? C'était du bonbon. Malgré l'absence des Markov et Gill, l'inertie de Plekanec et les ratés défensifs de Bergeron, c'est pas grave, on a Michael Cammalleri pour nous faire vivre des maudits beaux moments!

J'ai été fasciné de voir, pendant le Coach's Corner de Don Cherry, le processus de visualisation de Cammalleri avant le début de la partie. Fascinant. On le voit assis sur le banc des joueurs, en combines, et il visualise les feintes, les passes et les tirs. Il prend une photo mentale du match. Et on a vu le résultat, avec ses deux buts.

À quelque part, Bob Gainey se promène avec un p'tit sourire dans le visage. C'est à lui que revient le crédit d'avoir été chercher Cammalleri l'été dernier.

Je le dis à tout le monde depuis la semaine passée. Si le Tricolore passe Pittsburgh, préparez-vous, ça sent la Coupe. Y'a rien qui va arrêter ce club-là après avoir battu les deux mammouths de la LNH.

La pression est sur les Penguins, demain soir, aucun doute. Le Canadien va arriver là-bas avec le couteau entre les dents et il sait maintenant qu'il peut battre Pittsburgh sans les miracles de Halak.

mercredi 5 mai 2010

Ça ne tourne pas rond à Boston

Les Red Sox de Boston, c'est connu, ont l'habitude de présenter une équipe avec le potentiel annuel de gagner la Série Mondiale. Ou, à tout le moins, faire les séries d'après-saison.

Et bien ça ne tourne pas rond présentement à Beantown, surtout après avoir subi l'affront d'un balayage lors du dernier week-end au main des pauvres Orioles de Baltimore (4-18 avant le début de la série...), la pire équipe des majeures.

Y'a quelque chose qui ne tourne pas rond chez les Sox, et on a appris cette semaine que le problème en est un de vestiaire. Il semble que les nouveaux venus ne semblent pas vouloir embarquer dans le moule des vétérans, qui savent apparemment ce qu'il faut pour aller chercher les honneurs de fin de saison. On fait état d'une petite division dans le clubhouse. Ce n'est pas très joli.

Les joueurs de Terry Francona ont tout intérêt à se bouger les fesses. On connaît tous Francona, qui gère toujours un match pour le gagner. Et le DG, Theo Epstein, est rusé et il peut prendre les moyens pour corriger le tir.

Parmi les déceptions, notons Adrian Beltre (un seul circuit et il est triste en défensive), David Ortiz (un autre début de saison atroce; Big Papi devient de plus en plus un boulet avec le salaire qu'il commande...) et Victor Martinez (qui peine à retrouver le coup de bâton avec lequel il s'est fait un nom).

Bonne nouvelle et lueur d'espoir: les Sox, depuis le balayage, ont remporté les deux matchs qu'ils ont joué face aux Angels d'Anaheim.

C'est au tour de Fleury

Au moment où on ne parle que de Jaroslav Halak, Marc-André Fleury, lui, réservait une petite surprise à ses opposants...

Fleury a simplement éclipsé son adversaire dans une victoire de 2-0 des Penguins, hier soir au Centre Bell.

Pas que Halak a été mauvais, bien au contraire. Il a gardé les siens dans le match jusqu'à tôt en troisième, où il a donné un but à Evgeni Malkin, durant un avantage numérique. Le problème pour le CH, c'est le manque d'opportunisme combiné au brio de Fleury. Ils ont eu beaucoup plus de chances de compter que lors de leur victoire de dimanche, mais ils n'ont pas capitalisé cette fois.

Comme Réjean Tremblay le dit, ce matin dans La Presse, les roles ont été inversés, le temps d'une soirée...

Si j'étais du camp de Montréal, je serai quand même encouragé par cette performance. Il est clair que les joueurs de Jacques Martin, pour moi, sont bien capables de tenir leur bout, même contre une machine bien huilée comme Pittsburgh. Et surtout quand ton gardien te donne une chance de gagner à chaque partie.

C'est sûr que la perte d'Andreï Markov, blessé au genou lors du deuxième match, va avoir un effet, surtout que déjà, la brigade défensive est déjà surtaxée. Il est donc temps de donner de la place à l'excellente recrue P.K. Subban...

Bref, c'est loin d'être fini, cette série-là.

mardi 4 mai 2010

History will be made...

Dans la foulée des publicités de la LNH durant les présentes séries éliminatoires... on a quand même le droit de rêver!!!

lundi 3 mai 2010

La journée de rêve de Rory McIlroy

Habituellement, quand tu pars la dernière ronde d'un tournoi à quatre coups de la tête, tu te dis que tu vas faire de ton mieux, tout en espérant que ceux que tu poursuis vont connaître une journée de misère...

La journée de misère n'est jamais vu pour les meneurs. Mais ça n'a pas empêche l'Irlandais Rory McIlroy de gagner le tournoi Quail Hollow, en Caroline du Nord. Une première victoire en carrière pour le frisé sur le circuit de la PGA.

L'ami Rory était en état de grâce, dimanche. 32 à l'aller, 30 au retour. Un excellent 62, dix coups sous le par. Il a pulvérisé le reste du field, Phil Mickelson inclus, et il ne les a même pas senti!

Nomenclature de ses cinq derniers trous: birdie, eagle, birdie, par et birdie. Sublime.

Disons que c'est une belle façon de fêter son 21e anniversaire de naissance...

Pendant ce temps, le Tigre des Bois a raté la coupure.