jeudi 2 décembre 2010

Les montagnes russes

Difficile des les suivre, les Habs, par les temps qui courent!

Ils ont été franchement mauvais vendredi dernier à Atlanta, permettant 45 lancers sur Alex Auld. Le lendemain, l'étanchéité en défensive était revenu dans une victoire de 3-1 contre Buffalo.

Hier, contre les Oilers, deux matchs dans un. Tout d'abord les unités spéciales qui font la job et le CH revient au vestiaire après deux périodes avec une avance de 3-1. Facile, se sont dit les spectateurs. Il semble que les gars dans la chambre se soient dit la même chose...

Résultat: défaite en prolongation, 4-3.

Difficile de les suivre, en effet. Jacques Martin, lui, a décidé de faire passer un message avant le match de ce soir au New Jersey: le candidat au trophée Calder (selon les fefans...), P.K. Subban, va regarder le match dans les estrades du Prudential Center.

Le pire, c'est que, de la manière que ça se passe ces derniers temps, ils peuvent bien gagner ce match 6-0!

mardi 30 novembre 2010

Who ya' got? #2

LNH, Mercredi 1er décembre, Edmonton à Montréal, who ya' got?

Les jeunes Oilers s'amènent au Centre Bell demain soir. Me semble que ça fait 109 ans que ce club-là est en reconstruction. Année après année, ils trainent dans les bas-fonds du classement de l'Ouest, surtout depuis l'année où ils sont allés en finale de la Coupe Stanley.

Ils sont jeunes les Huileux, certes (salut Bob Hartley), mais ils ont du talent. Ça donne un bon spectacle, mais aussi des cheveux gris à leur entraîneur Tom Renney. L'expérience, ça ne s'achète pas, comme en fait foi leur fiche de 7-12-4.

J'ai hâte de voir quel Canadien va se pointer demain. Celui qui a été mauvais à souhait vendredi passé à Atlanta ou celui du lendemain, beaucoup plus solide, face aux Sabres de Buffalo? Un peu une boîte à surprises par les temps qui courent, mais je pense que ce sera la deuxième option...

Je vois mal le CH mal paraître contre les jeunots d'Edmonton. Mais n'empêche que c'est une belle occasion pour les montréalais de voir les Hall, Eberle et Paajarvi en action... I GOT MONTREAL. PAR TROIS BUTS.

Ça chauffe à Miami...

La venue de LeBron James et Chris Bosh avec le Heat de Miami, l'été dernier, a été perçu comme une trahison, non seulement à Cleveland, ville où jouait James avant de faire son choix, mais un peu partout à travers les États-Unis.

On reproche, notamment et avec raison, le gros show de boucane concocté par James lui-même pour l'annonce de sa décision (rappelez-vous la fameuse émission "The Decision", où même le réseau ESPN s'est mis à genou devant le King...)

L'aftermath de "The Decision", cette douloureuse et maladroite opération de relations publiques, a eu un effet marteau: everybody hates the Heat!!!

Le Heat de Miami, c'est maintenant les mauvais garçons du basket. Tout le monde veut battre le club paqueté que Pat Riley, du haut de sa back-coiffe, a réussi à assembler.

Or, avec une fiche de 9-8 avant la victoire d'hier, il n'y a pas grand monde qui la trouve bien drôle à Miami. Avec une équipe aussi puissante, trois joueurs aussi dominants (le trifecta est complété par Dwyane Wade), comment peut-on flirter avec une fiche de ,500?

Vous devinez la suite?

Et bien oui, on pointe maintenant l'entraîneur...

Erik Spoelstra devait l'attendre, celle-là. Apparemment qu'il y a de la grogne au sein du club face aux choix stratégiques de l'entraîneur. Il semble que Spoelstra dirige plus pour sauver son job que pour gagner des matchs.

Ah, ces athlètes professionnels. Rarement ils sont capables de prendre la responsabilité dans les périodes creuses. Au lieu de chercher des solutions, on pointe du doigt quelqu'un pour mieux se remonter. La loi du sport, c'est connu, est abominable: c'est plus facile de lincher le gars à cravate que d'échanger un club au complet.

On souhaite bonne chance à coach Spoelstra. Mais on doute qu'il garde son siège encore très longtemps.

AJOUT: le Heat a gagné, hier soir. Et il y a eu un meeting entre Spoelstra et James. Tout le monde est sur la même page. Du moins, jusqu'à temps que le Heat en perdent encore cinq de suite...

La dynastie du Rouge & Or

J'espère que les sceptiques sont maintenant convaincus et que le Rouge & Or de l'université Laval peut maintenant être élevé au rang de dynastie du football universitaire canadien. Si on ne peut appeler ça une dynastie, je me demande bien quand sera le jour où on pourra le faire...

Le duel de samedi contre les Dinos de Calgary s'annonçait intéressant. Plusieurs nous avaient mis en garde du bel équilibre de l'équipe de Blake Nill.

Faut croire que Glen Constantin et ses ouailles ont fait leur devoir. Ils étaient bien préparés. Ils ont attaqué en partant et ce fut payant. Dans le temps de le dire, c'était 17-0 et la Coupe Vanier était, à toute fin pratique, déjà décidé.

Un sixième titre canadien pour les Rouges, un cinquième en huit ans, et les québécois ont de quoi fêter.

Et pendant que les gens fêtent, que fais Constantin? Il est déjà au travail, à faire du recrutement...

Ne cherchez pas plus loin pour connaître la recette du succès chez le Rouge & Or.

jeudi 25 novembre 2010

Who ya' got? #1

Nouvelle chronique, basée sur les deux clowns que sont Tony Kornheiser et Mike Wilbon, animateurs/débatteurs de l'émission PTI sur ESPN et TSN.

Durant le Big Finish à la fin, ils finissent souvent ce segment (et l'émission) en y allant d'une prédiction sur un match quelconque en répondant à la phrase Who ya' got? (pour qui prends-tu?)

Voici donc le premier chapitre.

Coupe Vanier, samedi: Calgary contre Laval. Who ya' got?
La beauté du football, c'est qu'un 4 de 7, ça n'existe pas! C'est un match sec qui décide du gagnant et on sait qu'il peut s'en passer des choses... Nul n'est à l'abri de la surprise majeure. Je penche, par contre, pour le Rouge et Or, qui a (enfin) été testé au cours de leurs derniers matchs (contre Sherbrooke et Western). Je respecte beaucoup les Dinos, ils vont donner une bonne opposition, mais j'ai de la misère à croire que les protégés de Glen Constantin vont rater leur coup devant leur partisans... I GOT LAVAL.

NFL, dimanche: Green Bay à Atlanta. Who ya' got?
Le match de l'année dans la NFC jusqu'à date cette saison. J'adore Aaron Rodgers. Il s'améliore de semaine en semaine et il fait des Packers des prétendants de premier ordre dans cette saison pour le moins rocambolesque. Peut-être un prélude au championnat de conférence? I GOT GREEN BAY.

LNH, vendredi: Montréal à Atlanta. Who ya' got?
Alex Auld a un deuxième départ et les Thrashers sont en feu par les temps qui courent. Des éléments qui pointent vers une contre-performance du CH, mais il sera tout autre. Jacques Martin s'est fait entendre cette semaine et ses hommes vont encore avoir frais à la mémoire ses remontrances de milieu de semaine. I GOT MONTRÉAL.

LNH, samedi: Buffalo à Montréal. Who ya' got?
Buffalo. Dites-moi où se trouve le gars du calendrier de la LNH pour que je lui lance un marteau! T'as beau être en charter, voyager Atlanta—Montréal en pleine nuit et arriver en forme pour un match le lendemain soir, ça ne rime pas ensemble. À moins que le reposé Carey n'en fasse à sa tête... Quand même, I GOT BUFFALO.

Coupe Grey, dimanche: Montréal contre Saskatchewan. Who ya' got?
Un rematch de l'an passé et pas besoin de vous dire que les Verts crient vengeance. Surtout qu'ils avaient gagné le match en premier, l'an dernier. Par contre, ils n'ont pas été aussi dominants cette année, notamment dans l'Ouest, où ils ont tiré de la patte toute l'année derrière Calgary. Les Alouettes, eux, ont franchement été impressionnants la semaine dernière contre les Argos en leur infligeant une raclée. Ça va être serré, mais pas autant qu'en 2009. Et j'ai à ne pas parier contre coach Trestman dans les matchs importants... I GOT MONTRÉAL.

Les dindes de l'année

C'est le week-end du Thanksgiving chez nos voisins du Sud et, comme le veut la tradition, le magazine Sports Illustrated nous arrive ce matin avec sa dernière version des "Turkeys of the Year", un excellent ramassis des événements les plus déplorables au cours de l'année dans le monde sportif, qui valent à leurs auteurs le titre de dindon de l'année...

En tête de liste? Facile, Tiger Woods. On ne peut pas dire que l'ami Tiger l'a eu facile depuis un an, date de son accident en SUV. On connaît le scandale qui s'en est suivi...

Mention honorable à LeBron James, pour son ridicule set-up (l'émission "The Decision"...) lors de l'annonce de la nouvelle équipe à laquelle il allait se joindre. De la bien mauvaise publicité pour Miami.

Brett Favre, avec son 72e retour au jeu (et tout le scénario qui vient avec), en est un autre qui nous en a fait baver cette année. Mais pas plus que Brad Childress.

Clin d'oeil à Ilya Kovalchuk, pour son contrat aussi absurde qu'interminable (quoiqu'ici, une moitié de dindon aurait pu aller à Lou Lamoriello, le DG des Devils du New Jersey...)

Happy Thanksgiving!

Le message de Jacques Martin

Belle performance inspirée du Tricolore hier soir au Centre Bell. Les Kings de Los Angeles, une des meilleures équipes du plateau depuis le début des hostilités, n'y ont vu que du feu. Les Rouges étaient partout et c'est sans crainte qu'ils ont gagné facilement 4-1, devant une autre salle comble ravie.

Faut croire que le message du coach Jacques Martin, un peu bougonneux suite à la défaite face aux Flyers lundi, a été bien reçu par ses joueurs.

J'ai noté la performance inspirée de Mike Cammalleri. Même s'il a ralenti un peu dernièrement, il revient tranquillement et il n'hésite jamais (comme toujours) à se mettre le nez dans la cuisine. Andreï Kostitsyn? Ça lui tentait, hier soir. Et enfin un premier but en carrière pour Lars Eller. Ses détracteurs (ou plutôt les fefans de Jaroslav Halak) vont se calmer pour un boutte...

Carey Price, avec la victoire hier, a déjà égalé son nombre de victoires au TOTAL de l'an dernier. Quand ils nous disent que ce gars-là est un joueur transformé...

Martin va d'ailleurs lui donner congé, demain, à Atlanta. Alex Auld vient d'être confirmé pour une deuxième match cette saison. Price devrait être à son poste face à Buffalo samedi, dans un 2 en 2 pour le moins fatiguant. Je veux croire qu'ils volent en nolisé, reste que Atlanta, c'est un peu plus loin que Brossard!

Mais avant de penser aux Sabres, il y a les Thrashers, qui viennent de battre à plate couture (5-1) les Wings de Détroit. Intéressant.

mardi 23 novembre 2010

Cette fois, le R&O sera du party

Le Rouge et Or de l'université Laval n'a pas loupé la deuxième occasion qui lui était offerte de participer au match de la Coupe Vanier devant ses partisans. Après l'échec de l'an dernier face aux Gaels de Queen's, qui avait un peu gâcher le party, le R&O s'est repris, samedi dernier, en coiffant au fil d'arrivée les Mustangs de Western, champions de l'Ontario.

Une courte victoire de 13-11. Mais une victoire qui permettra aux troupiers de Glen Constantin d'accéder à la finale nationale, qui sera disputée samedi midi, au PEPS.

On a vu en partant que le duel serait défensif à souhait. On ne cédait pas grand chose, autant d'un côté comme de l'autre. Les deux défenses ont joué à la hauteur de leur réputation.

J'ai cru que le touché inscrit par Western, au sol, à la toute fin de la première demie, ferait mal au lavallois. Mais, loin de paniquer, ces derniers ont continué de garder les jeux simples et à suivre le plan de match, malgré l'inertie de l'offensive, qui n'arrivait pas à faire grand chose. C'est finalement deux placements et un simple du botteur Christopher Milo dans les six dernières minutes du match, qui auront fait la différence.

Le R&O fera face aux Dinos de Calgary. Et si vous pensez que le match contre Western était la finale avant la finale (les deux équipes étaient classés #1 et #2 au pays avant le match), détrompez-vous. Comme le souligne Justin Éthier, ce matin, Calgary est une équipe beaucoup plus équilibrée.

Un beau défi, donc. Mais, en attendant, place aux nombreuses festivités qui entourent cette 46e Coupe Vanier.

lundi 22 novembre 2010

Va-t-on avoir un match?

Difficile d'être satisfait du spectacle offert au Stade Olympique, hier après-midi, pour la finale de l'Est entre les Argonauts de Toronto et les Alouettes de Montréal. J'ai ouvert la télé à 13h30 et c'était déjà 17-0 pour les Moineaux, au milieu du premier quart.

Force est d'admettre que les protégés de Marc Trestman font bande à part dans leur division. Ils dominent depuis longtemps et, avec leur victoire d'hier, ils accèdent à une troisième finale de la Coupe Grey consécutive.

Ils affronteront les Roughriders de la Saskatchewan, dans ce qui s'avère être un match revanche. Rappelez-vous, les Alouettes avaient gagné de façon dramatique, l'an dernier, profitant d'une pénalité pour trop de joueurs sur le terrain à la toute fin du match.

J'ai bien hâte de voir l'opposition que les Riders offriront cette fois aux Alouettes. On s'entend que tout le monde attendait les favoris, les Stampeders de Calgary, pour affronter Montréal. J'ai bien peur que, de la façon qu'ils ont joué hier, les Alouettes soient trop forts pour les verts...

Mais attendons voir. Les conditions à Edmonton risquent d'être périlleuses la semaine prochaine (il faisait -20 hier soir à Calgary...) et la Rider Nation va bien faire sentir sa présence dans la capitale de l'Alberta.

vendredi 19 novembre 2010

Tomber dans le piège

C'était sûrement trop beau pour être vrai. Avec la visite des Predators de Nashville, hier, et des Leafs de Toronto, demain, l'occasion était belle pour coller six victoires de suite pour la première fois en 108 ans.

Et oui, c'était trop beau, en effet! Les Habs sont tombés dans le panneau de Pekka Rinne et des Preds, s'inclinant 3-0 au Centre Bell. Nashville y est allé d'une performance pour le moins somnifère pour endormir complètement l'attaque montréalaise.

Oui, les hommes de Barry Trotz ont bien joué, mais faut reconnaître que l'effort n'était pas aussi louable chez les Rouges par rapport aux dernières prestations inspirées.

Difficile de les "sizer", ces Canadiens. Capable du meilleur comme du pire, d'une soirée à l'autre. J'imagine que ce n'est pas ça, la marque des équipes championnes...

Les Leafs demain soir, maintenant. S'ils faut qu'ils la perdent, celle-là, on va entendre des huées dans le Centre Bell en fin de match...

jeudi 18 novembre 2010

Plaster Oden

Une triste nouvelle pour les fans de basket et des Trailblazers de Portland: le gros Greg Oden, le premier choix universel du repêchage de 2007, est encore blessé. À l'autre genou. Une autre opération pour le centre de sept pieds et, par conséquent, il ratera le reste de la saison.

Franchement, ce n'est pas un début de carrière rêvé pour le produit de l'université Ohio State. Il doit renoncer à une deuxième saison complète depuis son repêchage, après avoir raté l'entière saison 2007-08 pour un autre problème à un genou.

Au cours de ces quatre années, il aura joué le quart des matchs de son équipe seulement, soit 82 des 328 matchs de saison régulière des Blazers.

Le contrat initial de Oden vient à échéance à la fin de la saison et, malgré la précarité de sa santé, les Blazers semblent vouloir lui offrir un nouveau contrat. C'est toujours ça de gagner pour le 52...

Pas de sentiment: Brett Sutter se retrouve en Caroline!

C'est connu, les frères Sutter, c'est des durs de durs. On ne fait pas dans la dentelle quand tu as été élevé sur une ferme à Viking, en Alberta. Sept gars, sept frères, ça donne un caractère plutôt fort et ça devait sentir la virilité dans ce maison-là.

Donc, pas de place pour les sentiments quand on fait de la business. La preuve, Darryl Sutter, DG des Flames, qui a comme coach son frère Brent, vient d'échanger son fils Brett aux Hurricanes de la Caroline, après un incident qui a mené à l'arrestation de Brett lors du passage de l'équipe à Phoenix la semaine dernière.

On dit que les événements de Phoenix n'ont rien à voir avec l'échange, mais je doute. Le jeune Sutter venait d'être rétrogradé dans la Ligue Américaine.

Les Sutter niaisent pas avec le puck. Tu as une attitude douteuse, peu importe qui tu es, on va régler le problème assez rapidement, crois-nous.

Je sais pas, mais je me sentirais un peu mal si j'étais Brett. Jouer pour son père et son oncle, me semble que ça doit être excitant. Et me semble que tu t'arranges pour ne pas gaspiller pareil occasion.

Les Cowboys m'écoeurent

On l'avait deviné dans les semaines précédentes, mais là, on en a eu la preuve, dimanche passé à New York: les joueurs des Cowboys de Dallas voulaient la tête à Wade Phillips.

Comment alors expliquer que les Boys, sous la tutelle de l'entraîneur-chef par intérim Jason Garrett, ait pu gagner aussi facilement un match (33-20) face aux meneurs de leur division (les Giants) et sur leur terrain par-dessus le marché? Et avec Jon Kitna comme quart-arrière partant en plus...

Jerry Jones n'a pas dû la trouver drôle, malgré la victoire.

Manque de professionalisme. Bande d'égocentriques. Qu'a fait Wade Phillips pour se faire traiter ainsi?

Apparemment que le vieux Wade, c'était un bon gars. Un trop bon gars peut-être. La réputation d'être un player's coach. Mais, à vrai dire, cette philosophie semble avoir perdu son effet à long terme. La preuve, tous ces jeux ratés et le manque d'effort flagrant dont on fait preuve les joueurs des Cowboys au cours des dernières semaines.

Et, en bout de ligne, pour Jones, c'est toujours plus facile de changer le conducteur que de remplacer des passagers sur qui le proprio a investi...

Garrett, lui, a déjà affiché ses couleurs en resserrant les règles autour de l'équipe. La récréation vient de sonner pour les joueurs et c'est peut-être ce que cette bande avait besoin, mais n'empêche que les Cowboys ont beaucoup trop de talent pour trainer une fiche de 2-7. Surtout quand le Super Bowl est présenté dans ton stade cette année...

Non, Jerry Jones n'a pas retrouvé le sourire. Et j'espère que ce n'est pas seulement le personnel d'entraîneurs qui aura des comptes à rendre en bout de ligne.

mercredi 17 novembre 2010

Un autre clown: Antonio Margarito

Je comprends qu'à l'approche d'un combat de boxe, il faut vendre la carte et, surtout, le combat principal.

On est tous témoin de temps à autre de mise en scène que font les pugilistes dans l'espoir de faire parler d'eux et, en bout de ligne, vendre le plus de "tickets" possibles... Et il arrive que certains artistes du noble art perdent carrément la tête en transformant la promotion d'un combat en un véritable cirque.

Le dernier de la liste: Antonio Margarito. Le Mexicain, qui affrontait Manny Pacquiao samedi dernier, s'est moqué de l'entraîneur de se dernier, Freddy Roach, qui est atteint de la maladie de Parkinson. En somme, il a incarné un homme tramblottant dans une performance pour le moins gratuite.

Comme crampe au cerveau, c'en fut toute une! Il a eu beau s'excuser, le beau Antonio, mais il n'en fallait pas plus pour motiver Pacquiao, qui a complètement démoli Margarito le soir venu, lui infligeant au passage une fracture de l'os orbital. Quin toé!!!

Il y en a dans ce monde qui auraient tout intérêt à se la boucler...

Après 10 semaines dans la NFL

La saison 2010 en est une de fou dans la NFL. C'est à croire qu'aucune équipe ne veut vraiment se démarquer et les courses au championnat sont encore ouvertes dans la majorité des huit divisions qui la composent. Même les champions défendants, les Saints de La Nouvelle-Orléans, ont l'air de tout, sauf de champions défendants.

Don Banks, de SI.com, nous trace ce matin un intéressant portrait des séries à l'heure actuelle.

Bref, rien n'est décidé et bien malin celui qui peut prédire l'ordre des classements à l'issue de la saison régulière.

La NFL a d'ailleurs eu la brillante idée de présenter, dans la 17e et dernière semaine d'activité, que des matchs intra-divisions. Pas besoin de vous dire qu'il y a sûrement quelques courses au championnat qui se décideront lors de ce week-end de janvier...

On va suivre ça!

Carey Price fait sa job

Vous vous souvenez, mes amis, comment la grogne était pogné dans les chaumières québécoises, cet été, quand Pierre Gauthier a envoyé Jaroslav Halak à St-Louis.

Bizarre... la même grogne fait place maintenant à des "Carey, Carey, Carey" bien sentis dans les hauteurs du Centre Bell! Bipolaire, les partisans du Canadien.

Les qualificatifs ne manquent pas pour souligner comment Carey Price est brillant par les temps qui courent. Un deuxième blanc en quatre matchs hier soir, dans une victoire de 3-0 contre les Flyers de Philadelphie.

Price se comporte comme un choix de première ronde depuis le début de la saison. Il est gros dans le filet, il est fluide et il a surtout l'air tellement confiant. J'ai l'impression que la fameuse "compétition interne" que Halak lui amenait, la saison dernière, ça l'écrasait plus qu'autre chose. Avec tout le plancher (Alex Auld n'a gardé qu'un match depuis le début de la saison), Price semble dans son élément.

Oui, il est époustouflant, splendide, remarquable, solide et phénoménal. Mais, avant tout, Carey Price fait sa job. Point. Il est payé pour développer son énorme potentiel et il livre la marchandise jusqu'à maintenant.

Plus personne ne nous parle de Halak. Encore moins depuis qu'il a donné 6 buts sur 23 lancers lundi soir à Denver...

Un mot sur les Flyers. Ce n'est pas ce matin que je vais commencer à les aimer, ceux-là. Même Claude Giroux se prend pour Cam Neely! Sauf que Neely, lui, ne se servait pas de son bâton pour cingler ses opposants...

Le comble, ça été de voir Jody Shelley écopé une mineure inutile pour double-échec dans une fin de match interminable comme seul les Flyers sont capables de faire. Ça faisait pitié à voir.

Mike Richards qui ramassent P.K. Subban dans les médias après le match et Scott Hartnell qui se plaint d'avoir été étranglé... Oui, les gars, vous faites vraiment pitié. On peut dire qu'ils ont goûté à leur propre médecine.

Ça promet pour lundi prochain à Philadelphie!

mardi 2 novembre 2010

Lendemain de veille douloureux à Arlington

Une des premières réflexions que j'ai eu, hier, suite à la victoire des Giants de San Francisco sur les Rangers du Texas en Série Mondiale, c'est le sentiment qui doit habiter l'organisation au complet des Rangers dans une telle situation. Être passé si près du but, mais raté l'objectif. Tu sens le championnat, seulement pour te le faire "chipper" sous le nez...

J'ai, en fait, toujours un peu ce même sentiment à chaque fois que je vois une équipe championne se faire consacrer. Ça doit être frustrant pas à peu près, dans une ère où la parité est à son comble et où la compétition est très forte, de louper une chance inouie de mettre la main sur le grand prix.

Ce n'est pas différent au Texas ce matin, où les Rangers se réveillent de leur cauchemar.

Pour un, Josh Hamilton aura des comptes à régler avec certains, j'imagine. On a beau connaître une saison régulière du tonnerre, il faut avouer que le gros 32 a perdu son bâton à quelque part entre New York et San Francisco. Même chose pour les Vladimir Guerrero, Michael Young et Ian Kinsler. De vrais fantômes. L'ensemble de l'offensive de Ron Washington a trouvé un bien mauvais moment pour ralentir la cadence.

Oui, donnons le crédit aux artilleurs des Giants. Néanmoins, les fans des Rangers étaient en droit de voir de meilleures performances de la part de leurs frappeurs, si redoutés avant le début de la série.

De plus, l'incertitude règne quant au retour de Cliff Lee. Le partant-vedette, libre comme l'air, pourra offrir ses services à tout le monde et, évidemment, la surenchère favorise les clubs comme les Yankees et les Red Sox. Par contre, on apprend ce matin que 1) Lee aimerait peut-être rester et 2) le DG Jon Daniels est prêt à dépenser davantage durant l'entre-saison. C'est toujours ça de pris.

Un bel hiver en perspective. Avec tous ces agents libres, il risque d'y avoir passablement d'action dans les coulisses des majeures.

Tim Lincecum brille, les Giants sont champions

52 ans après s'être établi dans le nord de la Californie, les Giants de San Francisco sont finalement parvenus à procurer une victoire à leurs fidèles partisans. Ils sont champions de la Série Mondiale et on peut dire qu'ils ont gagné avec éclat.

Tim Lincecum a battu son rival Cliff Lee pour donner la victoire aux Giants, 3-1. Les hommes de Bruce Bochy remporte donc la série en cinq petits matchs.

En fait, Lincecum et Lee ont commis chacun une erreur. Le problème avec Lee, c'est que son erreur, un tir en plein coeur du marbre à Edgar Renteria avec un compte de 2-0, a valu trois points aux Giants. Lincecum, lui, à donné un circuit en solo à Nelson Cruz, toujours en 7e manche.

Mais pour le reste, "a performance for the ages" pour l'artilleur qui a l'air d'un ado de 14 ans. Après huit manches (trois coups sûrs alloués, un point mérité, deux buts sur balles, 10 retraits au bâton), il a laissé la balle à Brian Wilson, qui est venu fermer les livres comme à l'habitude.

Renteria est le MVP de la série. Oui, c'est mérité. Et c'est sûrement un baume incroyable pour celui qui a vécu une saison difficile avec plusieurs blessures.

On va se souvenir d'une équipe championne qui n'avait pas vraiment de vedette offensive. Le DG, Brian Sabean, a tout bâti en fonction d'un monticule solide et c'est exactement ce qui a donné la victoire aux Giants. Quoi à reprocher aux Lincecum, Cain et Bumgarner? Que dire de l'enclos? Wilson, pour un, a sauvegardé six des onze victoires des Giants.

Bochy avait un plan et les joueurs l'ont tout bonnement acheté et éxécuté. Une belle chimie, ça peut battre n'importe quelle équipe, la plus talentueuse soit-elle.

Les Giants de San Francisco, ce n'est vraiment pas l'équipe qu'on attendait en bout de ligne. Et c'est ce qui est rafraichissant finalement...

HÉROS DU MATCH: Tim Lincecum. Tout a été dit sur lui et ça n'aurait pas été un vol s'il avait été nommé le MVP. Une performance magistrale. En quatre ans dans les majeures, il a deux Cy Young et une bague de la Série Mondiale. Pas si mal!

ZÉROS DU MATCH: Josh Hamilton et Vladimir Guerrero. Les deux plus gros bâtons des Rangers se sont montrer silencieux à un bien mauvais moment. Hamilton a frappé pour ,100 dans la série (0 en 4 hier) et Guerrero encore pire à ,071 (0 en 4 aussi). T'as beau avoir le meilleur lanceur, ça te prend quand même plus qu'un point pour espérer l'emporter...

lundi 1 novembre 2010

Les Giants en plein contrôle

Les Giants de San Francisco peuvent, ce matin, sentir de près le trophée de la Série Mondiale. Après un petit cahot sur le chemin du titre dans le troisième match, le jeune Madison Bumgarner est venu cloué le bec aux frappeurs des Rangers en lançant sept manches de qualité dans le match #4 hier soir à Arlington.

Bumgarner, 21 ans, a confirmé une fois de plus la réputation des artilleurs des Giants en ne cédant que trois petits simples et deux buts sur balles à l'alignement plutôt impressionant (Josh Hamilton, Ian Kinsler, Vladimir Guerrero, Michael Young, Nelson Cruz) des Texans.

Ron Washington est à court de solutions quand vient le temps de solutionner l'énigme que représente un monticule occupé par un lanceur des Giants. Blanchi deux fois à leur trois derniers matchs, les Rangers n'ont marqué que quatre points dans cette séquence. Bien mauvais moment pour les ténors de se tenir silencieux...

Pour un, Josh Hamilton n'est pas l'ombre de celui qui est un candidat logique au MVP de la ligue. On l'a perdu entre la fin de la série contre les Yankees et le début de la Série Mondiale. Il ne frappe que pour ,125 depuis le début de la série. Nettement insuffisant, dirait mon boss.

Les Giants s'approchent à une victoire du titre. Ce titre pourrait être gagné ce soir, mais, tout comme Washington, je doute d'une deuxième performance moche de suite pour Cliff Lee...

HÉROS DU MATCH: Madison Bumgarner, 21 ans, que la plupart d'entre vous ne connaissaient pas avant le début du match! Le jeune blanc-bec a eu le culot de battre les Rangers sur leur propre terrain. Brillant avenir pour celui qui aurait dû prendre la place à Jonathan Sanchez dans la rotation.

ZÉROS DU MATCH: La quintette des gros canons des Rangers: ,181 de moyenne, un circuit, 5 points produits en 72 présences au bâton depuis le début de la série. Si vous cherchez la défaillance dans la série, elle est là!

Match #5 ce soir à 20h. Tim Lincecum contre Lee, dans un re-match du match #1. Avantage à Lee pour ce soir. Mon favori Matt Cain ira fermer les livres à San Francisco mercredi.

Brière l'a échappé, celle-là...

Soirée mouvementée à Philadelphie, samedi soir. Pour résumer: les Islanders de New York se font clencher 6-1 par les Flyers, on est en fin de match et on est à l'étape de passer des messages.

Les joueurs des Islanders ont abusé un peu et les Flyers ont fait attention pour ne pas tomber dans le panneau jusqu'à ceci...



Oui,
LE Daniel Brière, celui qui mesure 5 et 10, qui se fait justice en se servant de son bâton comme d'un sabre. Il vise la tête de Franz Nielsen, coupable d'avoir nargué le Gatinois tout juste avant la mise en jeu.

J'imagine que le niveau de courage de Brière a monté d'un cran quand il a aperçu à ses côtés le toujours très subtil Dan Carcillo. Avec un monkey comme Carcillo pour te défendre, j'imagine qu'on devient plus game un peu.

Et qui vient s'occuper du gardien Rick DiPietro quand celui-ci commence à enlever ses pièces d'équipements? Je vous le donne en mille... oui, les 6 pieds et 6 pouces de Chris Pronger! (D'ailleurs, DiPietro a indiqué que le dernier client avec qui il voulait avoir du trouble, c'était Pronger...)

Si on résume: Carcillo, Pronger et aussi Mike Richards, un good ol' canadian boy. Je comprends maintenant pourquoi le beau "Danny" l'a échappé, celle-là...

Il visite Colin Campbell aujourd'hui. Suspension à prévoir. Laquelle? Je dirais 5 matchs, mais connaissant la ligue, ça va être deux ou trois. Pas d'antécédent grave, pas de blessure grave. Une sentence bonbon comme seul la LNH sait le faire...

vendredi 29 octobre 2010

Matt Cain, le sous-estimé

On a dit que c'était les bâtons des Rangers contre les bras des Giants. Et bien, hier soir, c'est le bras des Giants qui a eu le dessus!

Matt Cain, sûrement un des lanceurs les plus sous-estimés des majeures, a lancé avec aplomb pendant plus de sept manches. Il a muselé l'attaque des Rangers, qui n'a rien généré. On combine à ça une relève qui faisait pitié à voir et on a un résultat de 9-0 au compte final.

Pourtant, en 8e manche, les Rangers étaient encore dans le coup grâce à C.J. Wilson, qui a lancé un bon match également. À 2-0, tout était encore possible pour les hommes de Ron Washington, surtout que Cain venait de quitter. Mais l'enclos des Rangers est venu gâché la sauce. On dirait que l'instant d'une demi-heure, l'ensemble des releveurs du Texas avait perdu le marbre!!!

Pour un, le pauvre Derek Holland a effectué 13 lancers. Il a visé juste une seule fois... 12 balles, 3 buts sur balles, dont un bon pour un point. Mark Lowe a ensuite continué avec un but sur balles et un simple de deux points. Finalement, Michael Kirkman a enchaîné en donnant un triple et un double (3 points) avant de fermer les livres. Les sept points des Giants ont été marqué après deux retraits.

HÉROS DU MATCH: mine de rien, Matt Cain n'a pas de donné de point mérité encore en séries d'après-saison. 21 manches et un tiers. Le gars est en train de se faire un nom par lui-même, même si tout le monde ne parle que de Tim Lincecum ou Cliff Lee...

ZÉRO DU MATCH: Derek Holland. Je souffrais pour lui à le voir lancer hors-cible à répétition. La relève des Rangers est, selon moi, le facteur #1 du fait qu'ils n'ont jamais eu la moindre chance de gagner au moins un des deux matchs.

LA SUITE: demain à Arlington. Do or die pour les Rangers, mais ils ont la chance d'affronter le gaucher Jonathan Sanchez, pitoyable à Philadelphie lors de son dernier départ. Et Vlad de retour dans la formation aussi.

jeudi 28 octobre 2010

Un duel qui n'a jamais eu lieu

Les gens entassés dans le AT&T Park de San Francisco s'attendaient à une bataille épique entre deux des lanceurs les plus dominants des majeures. Ils ont plutôt vu une douzaine de lanceurs parader sur la butte pour l'ouverture de la Série Mondiale, version 2010!

Tout un contraste au scénario qui était prévu!

Cette série a débuté sous le signe du chaos: 18 points, 25 coups sûrs et 6 erreurs au total, sans compter les mauvaises courses, les relais erratiques... on était loin du baseball raffiné auquel on a normalement lors de la classique automnal.

Cliff Lee s'est fait poivrer pour la première fois, à vie, en séries. Il n'a pas duré 5 manches et voilà la preuve qu'il est mortel. La loi de la moyenne, à un moment donné, ça vient te rattraper et Lee était dû sûrement pour en échapper une.

Idem de l'autre côté. Tim Lincecum n'avait pas son meilleur stuff, mais il a eu la chance d'avoir une attaque opportuniste, une offensive que l'on attendait pas. Avec un coussin de 8-2, Bruce Bochy a donné la balle à sa fiable relève. Tour à tour, les six releveurs des Giants sont venus clouer le bec aux Rangers...

Il ne faut pas s'emporter avec le fait que les Giants ont frappé Cliff Lee. Les Rangers ont montré qu'ils étaient capables de passer outre une mauvaise performance, surtout de la manière qu'ils avaient perdu le premier match de la série précédente contre les Yankees. La série, avec raison, est loin d'être fini.

Les Giants, eux, savent aussi que ce n'est qu'un match. Mais quand même... ça doit drôlement haussé le niveau de confiance de marquer cinq points contre celui qu'on croyait inhumain jusque là.

HÉROS DU MATCH: Freddy Sanchez. Le joueur de deuxième but a été sans pitié pour Lee, contre qui il a frappé 3 doubles. Il finit avec un excellent 4 en 5, trois points produits et deux points marqués.

ZÉRO DU MATCH: Darren O'Day. Le releveur avait le mandat de stopper l'hémorragie en fin de 5e manche. Il a plutôt donné un circuit de trois points au premier frappeur à lui faire face, Juan Uribe, le 7e frappeur dans l'alignement des Giants. À 8-2, le match était perdu.

La suite, ce soir 20h, toujours à San Francisco.

Le CH crache le feu

Quand une équipe de hockey joue avec confiance, elle trouve toujours un moyen de gagner des matchs. Une autre preuve de ça hier soir au Centre Bell. Pendant que Brian Gionta et Scott Gomez continue leurs vacances estivales et que Mike Cammalleri est étonnament dans un passage à vide lui aussi, ce sont les bons vieux plombiers qui donnent la victoire au CH.

Travis Moen, Jeff Halpern, Mathieu Darche... ils ont tous pris le plancher hier soir, et se sont élevés au rang des Plekanec et Price, pour contribuer dans la victoire de 5-3 face aux Islanders. Moen, pour un, était partout. Il a compté, distribué les mises en échec, s'est battu. En plein ce qu'on s'attend d'un gros ailier en puissance.

Soudainement, Montréal a gagné 5 de ses 6 derniers matchs et la "grosse semaine" tant anticipé est en train de devenir un gros party où tout le monde est invité.

Bravo à Carey Price. Ses (nombreux) détracteurs attendent juste le moment où il va flancher pour le rabrouer à nouveau. Ce n'est pas encore arrivé et il a signé hier une sixième victoire (déjà!) cette saison. L'an dernier, on a attendu au 20 novembre avant de le voir en gagner une sixième.

Le piège est sûrement dans la complaisance et la facilité et le Canadien ne doit pas être en excès de confiance pour ses deux prochains matchs, à Uniondale vendredi et contre la Floride samedi. Deux parties accessibles, mais les matchs doivent être pris un à un. D'aucun ne doit encore penser aux possibles 8 points sur une possibilité de 8 cette semaine.

À Jacques Martin de bien préparer sa troupe pour éviter ce piège.

lundi 25 octobre 2010

Une série-surprise

Avouez que, comme moi, vous ne vous attendiez pas, mais pas du tout, à voir les Rangers du Texas et les Giants de San Francisco s'affronter lors de la Série Mondiale, qui débute mercredi en Californie.

Comme 90% du monde, je suis 0 en 2 dans mes prédictions pour les séries de championnat. Pis, dans le fond, ça me dérange pas du tout! Ça fait rafraîchissant de voir deux clubs qu'on n'est pas habitué de voir à la classique automnale (les Rangers sont à une première participation, les Giants à une quatrième depuis leur déménagement à San Francisco en 1958).

On était quand même un peu las de voir toujours les Phillies, les Yankees et les Red Sox. Ça va faire changement et ça va donner des arguments à tous les clubs, comme quoi un championnat, ce n'est jamais vraiment décider par la grosseur du porte-feuilles.

Logiquement, je me devais de favoriser les Phillies, surtout avec les trois as qu'ils avaient dans leurs manches. Mais c'est finalement la relève des Giants qui aura fait la différence dans le clincher, samedi soir, en lançant sept (oui, sept!) manches sans bavure.

Comment gager contre les Yankees? Ils avaient les meilleurs frappeurs, le meilleur stoppeur, mais malheureusement, le joueur le plus dominant de la série était de l'autre côté et il porte le #33. Simplement à cause de Cliff Lee, je vais favoriser les Rangers pour se rendre au bout.

Mais on devrait avoir une excellente série. Les bâtons du Texas contre les bras de San Francisco. Je bave déjà pour le premier affrontement où on verra Lee contre Tim Lincecum.

Ça commence mercredi soir.

vendredi 22 octobre 2010

Brodeur à son meilleur contre le CH

Ceux qui pensaient que les Devils du New Jersey, avec leur début de saison difficile, serait une proie facile pour le Canadien, hier soir au Centre Bell, ont dû oublier que c'est Martin Brodeur qui était devant le filet hier soir!

Le gardien de Saint-Léonard a signé une 39e victoire à vie contre le Canadien, contre 16 défaites et 5 nuls, dans une victoire de 3-0. Un 112e blanc pour Brodeur, qui voit sa légende grandir de jour en jour...

Il est probablement le seul qui peut relancer cette équipe, taxée par les règles du plafond salarial, étant obligé de se défendre à 15 ou 16 joueurs certains soirs.

Les Devils ne m'ont pas impressionné hier, mais ils ont été opportunistes, profitant de la moindre chance. Par exemple, ils ont compté le seul but de la première (Zach Parisé) sur seulement trois tirs...

Le Tricolore n'a pas été plus tranchant, surtout à l'attaque, et on voyait clairement qu'il peinait à trouver un rythme. Rarement a-t-on vu hier plus de deux passes précises consécutives.

Montréal est à Ottawa demain, face à une autre équipe qui en arrache depuis le début des hostilités. Les Sénateurs sont à Buffalo, ce soir, et les hommes de Jacques Martin voudront certainement profiter de la fatigue

Lincecum ou Halladay? Non, Matt Cain...

Une autre épisode de la confrontation Lincecum–Halladay a eu lieu hier soir à San Francisco. Après avoir vu Lincecum gagné à Philadelphie dans le premier match de la série, Halladay a pris sa revanche, malgré une blessure à l'aine, et il a joué le même tour aux Giants, hier à San Francisco. Il a permis aux siens de rester en vie...

Il faut dire merci à l'attaque opportuniste des Phillies, qui a profité du seul moment de faiblesse du match de Lincecum, qui a flanché en troisième manche en donnant trois points aux Phillies.

C'est donc une victoire de chaque côté. On n'a pu départager lequel des deux as aurait pu faire la différence. 1-1, ça s'annule et je vois maintenant Matt Cain comme potentiel MVP de cette série...

Cain est sous-estimé dans la rotation des Giants, même s'il est bon deuxième derrière le Freak. Il a gagné le match #3 assez facilement devant Cole Hamels et il pourrait répété l'exploit si jamais on lui donnait la balle dans un potentiel 7e match.

Je ne crois que Bruce Bochy, le gérant des Giants, prendra la chance de faire lancer Cain demain avec trois jours de repos. Il s'en remettra à Jonathan Sanchez et va espérer que Roy Oswalt soit un peu gêné par la performance qu'il a offerte à la fin du 4e match...

Tout le monde voyait le trio H2O des Phillies faire la vie dure aux Giants, mais c'était sans compter sur Cain.

Rien n'est gagné pour les Giants, mais j'aime mieux leur position à savoir qu'ils ont besoin d'un split sur la route avec Cain, plutôt que d'un balayage du côté des Phillies sans Halladay...

jeudi 21 octobre 2010

Prends-là ta retraite mon James!!!

Je comprends très bien la NFL de vouloir mettre un frein aux contacts illégaux, qui ne cessent de se multiplier. À ce rythme, il va y avoir plus de commotions cérébrales que de touchés dans un match!

Dire que les bonzes de la ligue veulent faire passer le calendrier de 16 à 18 matchs...

Je comprends que pour la plupart des joueurs défensifs, payés pour rabrouer l'adversaire et l'empêcher de gagner du terrain, il y a une certaine incompréhension de la chose. Mais je pense que l'idée de la NFL derrière tout ça n'est pas d'éliminer le jeu physique, mais simplement éviter les contacts "casque-à-casque" trop fréquents, déjà interdit dans le livre des règlements.

Ainsi, après les amendes, on va commencer à suspendre les joueurs fautifs.

Pour un, James Harrison, le demi de coin vedette des Steelers de Pittsburgh, qui a été mis à l'amende cette semaine, a même réfléchi à prendre sa retraite tellement il était contrarié par 1) l'amende qu'il a reçu (75 000$) et 2) la direction que veut prendre la ligue dans le dossier.

Et bien, mon James, prends-là ta retraite si tu veux! Si le gars n'est pas capable de s'adapter sans pouvoir envoyer ses opposants au tapis pour le compte de 10, il n'en qu'à s'en aller... Le football est un sport physique et viril, oui, mais y'a rien qui justifie les coups portés par MM. Harrison, Robinson et Meriweather au cours du dernier week-end.

Comment blâmer la ligue, qui prend ses responsabilités et qui s'ajuste en conséquence en tentant de trouver des solutions pour régler un problème sans cesse grandissant?

mercredi 20 octobre 2010

L'excellent Rick Rypien...

Les grands esprits se sont rencontrés, hier soir à St. Paul, alors que le Wild du Minnesota a servi une leçon de hockey, 6-2, aux Canucks de Vancouver.

Rick Rypien, le scientifique joueur des Canucks, sûrement frustré de voir son équipe offrir une performance aussi mauvaise, a carrément perdu son calme. Il a d'abord servi un coup de poing sournois lors d'une bagarre avec Brad Staubitz. Malgré la présence du juge de lignes, Rypien ne se gêne pas et profite de la vulnérabilité de son opposant pour y aller d'une gauche que Staubitz a sûrement bien senti...

Loin d'avoir fini, Rypien a, par la suite, ramassé deux fans du Wild par le collet. Il a probablement essayé de les descendre dans l'allée menant au vestiaire des Canucks afin de les passer à tabac... Édifiant.



La LNH ne niaisera pas avec un joueur qui s'en prend aux fans, aux consommateurs qui paient le gros prix pour assister à ces matchs. Le fan aura toujours le droit de s'exprimer contre le club adverse et Rypien a simplement perdu les pédales, hier. Il va devoir répondre, semble-t-il, de ses gestes devant Colin Campbell.

Contrairement à Manny Malhotra, qui prend la défense de son coéquipier, les fans impliqués ne semblent pas avoir provoqué physiquement Rypien. Ils n'ont pas été expulsé de l'aréna même s'ils quittent leur siège à la fin de la mêlée.

No, Manny. Your buddy just lost his cool...

J'ai encore plus de misère avec le coup de poing que Rypien a servi à Staubitz. Il a brisé une règle non-écrite qui dit qu'une fois qu'un juge de lignes est impliqué dans l'altercation, on arrête et on se calme. Pour ça, Staubitz va sûrement demander une revanche lors du prochain match. On attendra pas longtemps. Ce vendredi, les deux clubs s'affrontent à Vancouver.

À moins que la direction des Canucks discipline eux-mêmes le beau Rypien?

mardi 19 octobre 2010

La légende de Cliff Lee prend forme

Plus on avance dans les séries d'après-saison et plus le phénomène Cliff Lee prend de l'ampleur!

Le gaucher des Rangers du Texas, acquis des Mariners de Seattle à la date limite des transactions, est en train de fournir tout un retour sur l'investissement. Il a offert une clinique au redoutable alignement des Yankees, hier soir lors du troisième match de la série de championnat de la Ligue Américaine, pour ainsi permettre à son équipe de prendre une avance de 2-1.

Après une performance sans faille contre les Rays, il a servi la même recette aux gars de Joe Girardi: 8 manches, 2 coups sûrs accordés, 13 retraits au bâton. Andy Pettitte a fait de son mieux pour garder les siens dans le match, mais il a été surclassé par l'autre patte gauche...

La légende de Cliff Lee ne cesse de grandir. Lee domine les majeures avec 5 matchs de plus de 10 retraits sur trois prises en séries, et ce en seulement huit départs! Sa fiche est à 7-0, sa MPM se chiffre à 1,26 en 64 manches et un tiers. Il a déjà éventé 67 frappeurs adverses.

Ceci dit, les Yankees n'ont pas le choix: ils doivent gagner les trois prochains matchs! Le but, c'est évidemment d'éviter Lee pour une ultime rencontre, qui se jouerait au Texas par-dessus le marché...

Le contrat s'avère énorme, surtout quand on a A.J. Burnett comme partant ce soir pour le match #4. Le droitier a été minable depuis la fin de juillet et les Bombardiers n'ont gagné que 2 des 12 matchs auxquels Burnett a été le partant au cours de cette période. Et j'ai hâte de voir comme va-t-il réagir après 17 jours d'inactivité.

Pas besoin de vous dire que ça va sentir les carottes cuites si jamais les Rangers gagnent ce soir.

vendredi 15 octobre 2010

L'écart est encore grand

Tout le monde est un peu excité à l'idée de voir les Gaiters de Bishop's rendre visite au Rouge & Or de l'Université Laval. L'affrontement aura lieu dimanche sur le terrain du PEPS, à Québec.

Oui, un match d'écart sépare les deux équipes au classement. Oui, c'est le match qui décidera du vainqueur de la conférence Québec du football universitaire canadien. Oui, les Gaiters sont une équipe améliorée, une équipe très bien dirigée par Leroy Blugh qui a compté 20 points de plus que le R&O dans leur duel face aux Carabins.

Mais, croyez-moi, l'écart est encore énorme entre les deux équipes.

Difficile de parier contre Laval, qui a battu Montréal sur la route et qui a montré de belles choses dans un match corsé. On a beau dire que c'est parfois trop facile pour eux, revenir de l'arrière en deuxième demie est une marque de commerce des grandes équipes. Les gars de Glen Constantin ont fait le coup à Montréal samedi dernier.

Je peux, par contre, apprécier la progression de Bishop's. Ça faisait un bout qu'on avait pas vu les anglos de l'Estrie pointer aussi haut dans le classement, et ça c'est franchement rafraîchissant.

Je ne crois pas que les Mauves ont une chance, néanmoins, d'inquiéter le Rouge & Or, même si leur défensive s'est nettement amélioré et qu'ils sont sur une erre d'aller après des victoires face à Sherbrooke et Montréal.

On assistera à un sixième couronnement consécutif du R&O.

jeudi 14 octobre 2010

À l'image de Guy Boucher

Grosse victoire hier soir pour le Lightning de Tampa Bay. Ces derniers ont joué les trouble-fêtes à l'occasion du match inaugural local du Canadien. Une victoire en prolongation, 4-3, à l'image de l'entraîneur qui les dirige...

Tampa s'est ajusté après une première période difficile et ils ont continué à presser les joueurs du Canadien toute la soirée. De sorte que les Floridiens ont comblé des déficits de 0-2 et 2-3 pour finalement repartir avec les deux points, suite au but de Ryan Malone.

Le Lightning a joué à la manière Guy Boucher. De l'échec-avant sans arrêt, beaucoup de lancers et, surtout, ils n'ont jamais baissé les bras malgré le retard qu'ils affichaient au tableau. Oui, définitivement, la philosophie a changé dans cette équipe et on peut facilement sentir l'influence des Boucher et Yzerman.

Boucher, très dynamique derrière le banc, a d'ailleurs savouré cette victoire bien spéciale après coup.

Pour ce qui est du CH, il a prêché par indiscipline, notamment en fin de match quand P.K. Subban s'est fait prendre, ce qui a mené au but égalisateur. Dommage, parce que Carey Price n'a vraiment rien à se reprocher, lui qui a fait face à 48 tirs.

Et, si vous voulez mon avis, contrairement à certains, je ne crois pas qu'il y avait matière à pénalité en fin de match quand Dustin Boyd s'est fait accroché le bâton par Malone. Malone ne fait que retenir le bâton, ce qui est légal. En plus que Boyd y va d'un plongeon...

Difficile début de saison à Pittsburgh

La saison est encore jeune, mais il m'apparait surprenant de voir les Penguins de Pittsburgh avec une fiche de 1-3. Les Pens ont échappé un troisième match de suite dans leur nouvel aréna, 4-3 hier contre les Maple Leafs de Toronto.

On semble vouloir jeter la pierre sur Marc-André Fleury, plutôt chancelant dans les trois défaites des siens (Brent Johnson a l'unique victoire, lundi au New Jersey). Fleury a, notamment, donné un mauvais but contre le Canadien et été battu hier soir par le géant Jonas Gustavsson.

Il y en a d'autres, comme Dave Molinari, du Pittsburgh Post-Gazette, qui blâme l'entraîneur Dan Bylsma pour le manque de préparation de ses troupiers. Il prétend que, par conséquent, le coach n'a sûrement pas su tirer le meilleur de ses joueurs jusqu'à maintenant.

Il faut aussi dire que quand tes gros ténors, Crosby et Malkin, n'obtiennent que 2 points en 4 matchs, difficile de gagner des parties avec régularité...

Attendons quand même. Les Penguins ont l'expérience et, surtout, beaucoup de temps encore pour s'en sortir.

mercredi 13 octobre 2010

Home opener à Montréal

La ville qui est hockey est un brin excité puisque c'est le match local inaugural, ce soir, au Centre Bell.

Comme mise en scène, on ne pouvait pas trouver mieux. Le Lightning de Tampa Bay et sa filière québécoise, menée par Guy Boucher et Vincent Lecavalier, débarque en ville. Le Lightning, ça semble être l'équipe chouchou des francos du Québec en ce début de saison. Après tout, ils ont aussi Martin St-Louis et Simon Gagné dans leurs rangs, des québécois pur-laine et les gens semblent vouloir s'identifier à cette jeune équipe prometteuse.

Surtout que la représentation francophone au sein du CH n'est pas ce qu'elle a déjà été!

N'empêche, beaucoup de travail attend Guy Boucher et le nouveau DG Steve Yzerman. Les dommages causés par l'ancienne administration a laissé des traces et il fallait presque repartir à zéro. Mais Yzerman, fort de ses expériences avec les Wings de Détroit et l'équipe olympique canadienne, amène la crédibilité et le bagage nécessaires pour faire de cette équipe une formation qui va peut-être même participer aux séries dès cette saison.

Les talents de coach de Boucher sont déjà largement reconnus, mais le gars reste humble et veut dévier les réflecteurs vers ses joueurs. Psychologue de formation, Boucher ne tombera pas dans le piège de tout le hype qui sera créé par les médias pour son premier match officiel à l'étranger derrière le banc d'un club de la LNH.

Vous pouvez compter sur Boucher pour bien préparer ses joueurs.

Le CH, lui aussi, a besoin d'être prêt.

Cliff Lee propulse les Rangers en série de championnat

Il avait toujours la réputation d'être dominant durant les séries, notamment lorsqu'il s'est éxécuté l'an dernier avec les Phillies de Philadelphie. Décidément, Cliff Lee n'a rien perdu de son efficacité et de sa capacité à livrer la marchandise sous pression. Deux fois plutôt qu'une, il aura battu les Rays de Tampa sur leur propre terrain lors de cette série de première ronde.

Sa performance d'hier aura permis aux Rangers du Texas de participer pour la première fois à la série de championnat de la Ligue Américaine.

Lee a été en parfait contrôle toute la soirée. Il a touché la cible avec régularité en utilisant trois lancers qui ont déstabilisé à souhait une offensive qui avait pourtant marqué plus de 800 points en saison régulière.

Sa "stats line" pour la série: deux départs, deux victoires, 16 manches lancées, deux points mérités, 11 coups sûrs accordés et 21 retraits au bâton. Qui dit mieux?

Les Rays étant maintenant éliminés, Lee et les Rangers vont maintenant s'attaquer aux Yankees de New York, dans un 4 de 7 qui va débuter vendredi.

Le défi est tout aussi intéressant pour les troupiers de Ron Washington. S'ils affrontaient une bonne offensive, ils feront face à encore mieux contre une équipe qui a profité des décisions judicieuses du gérant Joe Girardi en fin de saison régulière.

Ce dernier, sans nécessairement donner le championnat aux Rays, a ménagé ses munitions en vue des séries, sachant fort bien qu'une place dans le carré d'as était, à toute fin pratique, assurée. Girardi, le gérant le plus sous-estimé des majeures, en a pris pour son rhume dans les médias new-yorkais pour avoir mis la pédale douce. Mais sa tactique a tourné en sa faveur, les Yankees liquidant facilement des Twins qui avaient l'air bien timides en première ronde...

Et, en contre-partie, les Rays ont hérité du cadeau empoisonné que sont les Rangers du Texas.

Les Yankees goûteront-ils, eux aussi, au mortel poison?

vendredi 8 octobre 2010

Les Leafs, oui les Leafs, battent le CH

Ça doit certainement crier un peu ce matin à Montréal suite à la défaite d'entrée de jeu de la nouvelle saison pour les Canadiens, hier à Toronto.

Dehors Price, pourquoi le "C" à Gionta et ramenons Guillaume pour remplacer Pouliot. C'est parti! Bonne saison à tous les fefans.

J'ai pas détesté la performance de Price hier. Je ne l'ai pas trouvé faible sur aucun des buts. C'est plutôt les gros canons qui semblaient plutôt dormir au gaz hier. Quand tes marqueurs sont Dustin Boyd et Jeff Halpern, j'imagine qu'il y en avait une couple qui s'étaient laissés endormir par les interminables présentations d'avant-match...

L'absence des Cammalleri, Markov et Hamrlik s'est fait sentir surtout en avantage numérique. On peut comprendre qu'avec un PP chapeauter par P.K. Subban à l'arrière, ça peut être laborieux. Pas que Subban est mauvais, mais il est jeune et il faut lui laisser du temps.

Perdre, c'est une chose. Perdre contre les Leafs de Toronto, c'en est une autre. Un "deux points" qu'on pourra facilement se remémorrer à la fin du marathon.

Le retour de Cammalleri va servir d'étincelle à ce club-là demain soir à Pittsburgh. Ce ne sera pas facile, surtout que les Penguins ont louppé leur entrée dans leur nouvel aréna, le Consol Energy Center, hier soir, face aux Flyers. Ils vont attendre les Rouges avec une brique pis un fanal.

Lincecum encore meilleur que Halladay...

La tendance observée durant la saison régulière semble vouloir se répéter durant les séries éliminatoires en ce qui concerne les lanceurs des ligues majeures. Les artilleurs continuent d'enregistrer les performances magistrales. Suite à Roy Halladay, mercredi, hier ce fut au tour de Tim Lincecum, des Giants de San Francisco, d'offrir une prestation de son immense talent.

Le Freak, comme on le surnomme, a passé quatorze Braves dans la mitaine hier dans une victoire de 1-0, dans le premier match de la série. Deux coups sûrs alloués, seulement un but sur balles, Lincecum n'a pas été très avare d'entrée de jeu. Les pauvres Braves ont passé la soirée à frapper du vent et à avoir l'air fou à la plaque...

Rien de bien rassurant pour un alignement qui est privé de Chipper Jones et de Martin Prado.

Lincecum, selon moi (et selon Don Rosenheck aussi), a été encore plus dominant que Halladay dans son match sans point ni coup sûr. Ses offrandes n'étaient pas frappables! En deuxième manche, les Braves se sont élancés sur neuf lancers et les neuf fois, ils ont fendu l'air. Trois retraits sur trois prises avec neuf lancers...

Visiblement, il y a quelques partants qui semblent venir d'une autre planète depuis le début des séries!

Et les Braves, eux, ne sont pas au bout de leurs peines. Ils affrontent Matt Cain, un autre qui a l'habitude d'être solide au monticule.

jeudi 7 octobre 2010

L'offensive des Yankees

On l'avait prévu: si les lanceurs des Yankees sont dans le trouble à un moment ou un autre, il y a l'offensive qui est là pour sauver les meubles. Ça pas vraiment pris beaucoup de temps avant qu'on puisse s'en rendre compte.

Non, C.C. Sabathia n'avait pas l'étoffe qui le caractérise habituellement. Pas le même bras, pas le même mordant dans ses lancers. Mais tout de même, il récolte la victoire grâce à des munitions qui peuvent produire des feux d'artifices à tout moment.

Granderson, Posada, A-Rod, Jeter, Swisher, nommez-les. Sans oublier Mark Teixeira, qui a cloué le bec aux Twins en début de 7e avec le circuit décisif. Des coups sûrs opportuns.

Ce sont les Twins qui doivent s'en vouloir aujourd'hui d'avoir louper cette première chance. À 3-0 et avec un Francisco Liriano franchement surprenant, ils étaient en voiture. Mais la décision de Ron Gardenhire de garder Liriano au monticule contre Granderson en 6e pourra peut-être revenir le hanter plus tard...

Gagner 3 des 4 prochains matchs, une lourde commande s'il en est une.

Roy Halladay ou le gars qui n'a pas raté son premier match en séries

J'imagine que quand tu passes onze ans de ta vie dans une organisation (Toronto) qui n'est pas capable de gagner (pour plusieurs raisons) et que là, subitement, tu te trouves avec une équipe aspirante qui te permet d'ENFIN de participer aux séries, tu ne veux pas manquer ton coup.

Peut-on dire que Roy Halladay ne l'a pas manqué, son coup, hier soir? À ses débuts en séries d'après-saison, il a lancé le deuxième match sans point ni coup sûr de l'histoire des majeures en séries.

C'est bien simple, le Doc a été dominant d'un bout à l'autre. Un virtuose. Quand ce n'était pas la rapide qui bougeait, c'est la cassante qui faisait des ravages. J'avais jamais vu un lanceur être aussi en contrôle de tous ses lancers. Une performance magique que je vais me souvenir longtemps.

L'année des lanceurs, qu'ils disent. Pas à peu près! Halladay en était à son deuxième "no-no" cette saison, après avoir muselé les Marlins de la Floride le 29 mai dernier.

La performance d'hier du 34 est une autre preuve que les Reds devront faire l'impossible pour avoir une chance de battre les Phillies dans cette série. Si Halladay était l'entrée, hier, Roy Oswalt sera le plat principal pour le match #2 de demain. Ce ne sera pas de la tarte pour les pauvres Reds...

mercredi 6 octobre 2010

Les choix du Trente: les séries de division 2010

Les séries d'après-saison débutent aujourd'hui dans les Ligues Majeures et c'est maintenant le temps pour moi de me mouiller un peu quant à l'issue des séries de division de cette année.

N.Y. Yankees vs. Minnesota

Le problème avec les Yankees, c'est qu'après C.C. Sabathia, la profondeur fait défaut au niveau des partants. Andy Pettitte représente un point d'interrogation, tout comme Phil Hughes. A.J. Burnett, lui, a tellement été mauvais cette année qu'on l'a tout simplement écarté de la rotation des séries. Heureusement, ils ont l'attaque pour compenser leur manque au monticule. Ils ont marqué le plus de points dans les majeures cette saison et si A-Rod connait des séries comme l'an passé, ce sera difficile de parier contre le club à Joe Girardi.

Les Twins, eux, vont se débrouiller sans Justin Morneau, l'âme de cette équipe. Une grosse perte, même s'ils ont toujours Joe Mauer et Jim Thome en attaque. Au monticule, étrangement, les Twins sont peut-être la seule équipe qui peut compter sur un personnel de releveurs équivalent à celui des Yankees. Brian Fuentes et Matt Capps ont bien fait en relève à Joe Nathan, perdu pour toute la saison.

Néanmoins, j'ai beaucoup de misère à croire que les Yankees perdront contre le Minnesota. Mais ce ne sera pas facile. LE CHOIX DU TRENTE: NEW YORK EN 5.

Texas vs. Tampa Bay

Les Rays, en gagnant le titre dans l'Est de l'Américaine, ont peut-être hérité d'un cadeau empoisonné en affrontant les Rangers du Texas, une équipe qui a dominé sa division d'un bout à l'autre en 2010.

La clé pour les Rangers sera de savoir si Josh Hamilton est en pleine santé. Hamilton, top shape, peut charrier le club sur son dos et il est le candidat logique au MVP dans la AL. Mais il a mal aux cotes et j'ai hâte de voir s'il pourra donner sa pleine mesure face à un club coriace qui devra utiliser sa vitesse pour créer des points.

Au monticule, ça s'équivaut pas mal. La confrontation entre Cliff Lee et David Price est intéressante. Dans l'enclos, les deux équipes affichent du talent et de la profondeur. Ça se jouera peut-être à ce niveau...

Pour avoir tenu tête aux Yankees toute la saison, je pense que les Rays devraient sortir gagnant afin de nous donner une série de championnat rêvée... LE CHOIX DU TRENTE: TAMPA BAY EN 4.

Cincinnati vs. Philadelphie

Ce sera la série la plus brève, pour une seule raison: les partants des Phillies. Halladay, Hamels et Oswalt. Simplement de prononcer les noms de ces trois gars-là et vous savez que vous n'êtes pas vraiment devant une partie de plaisir... Les Phillies sont les grands favoris au départ, restes maintenant à savoir s'ils pourront répondre à la commande. Plus que les lanceurs, l'offensive va bien avec le retour en forme du trio Ryan Howard, Chase Utley et Jimmy Rollins.

On respecte la saison des Reds, mais on voit mal comment les hommes de Dusty Baker pourront faire jeu égal face à un alignement aussi mortel que celui des Phillies. Les Reds sont jeunes, énergiques et, oui, ils ont tenu tête aux Cards durant la saison régulière, mais j'ai bien peur qu'ils ne pourront résister au trifecta des bras bioniques... LE CHOIX DU TRENTE: PHILADELPHIE EN 3.

Atlanta vs. San Francisco

Les Giants ont le vent dans les voiles suite à leur poussée de fin de saison qui leur a permis de devancer les Padres dans la division Ouest. Encore ici, les Giants peuvent compter sur de solides partants, menés par Tim Lincecum, même si ce dernier a connu une saison en deça de son standard habituel.

J'ai bien hâte de voir la confrontation des recrues entre Jason Heyward, des Braves, et le surprenant receveur Buster Posey. Heyward devra vraisemblablement trainé son club offensivement durant cette série, étant donné l'absence des Chipper Jones et Martin Prado. C'est beaucoup pour des jeunes épaules de 20 ans...

Une défensive alerte et un stoppeur dominant sont d'autres facteurs qui m'incitent à choisir les hommes de Bruce Bochy. LE CHOIX DU TRENTE: SAN FRANCISCO EN 4.