lundi 28 février 2011
Tiger Woods n'est pas au bout de ses peines...
Et maintenant, quinze mois se sont écoulés depuis le dernier triomphe de l'ancien numéro 1 mondial sur le circuit de la PGA. Une séquence pour le moins inquiétante qui voit l'Américain céder le 3e rang mondial ce matin à Graeme McDowell.
On commence à se demander si le Tigre sera capable de gagner un tournoi cette année!
Johnny Miller, l'ancien joueur devenu analyste à NBC, compare la carrière de Woods à celle de Mike Tyson. Ce n'est pas peu dire.
Tyson, un boxeur redoutable qui est devenu le plus jeune champion de l'histoire des poids lourds à la fin des années 80, est entré dans une spirale professionnelle descedante au moment où il fut accusé de viol en 1992, après un divorce et une défaite improbable face à Buster Douglas.
Le parallèle est tracé avec Woods dans la mesure où le fameux accident avec la Cadillac familiale fut le début d'une tempête dont Woods ne semble s'être pas encore remis à 100%. Du moins, dans son jeu.
Le mirage de Augusta pourra-t-il servir la cause de l'ancien #1 mondial?
Une date limite qui n'en est pas une!
C'est connu, la majorité de l'action se passe dans la dernière heure avant l'heure de tombée. À ce moment, d'habitude, les échanges se multiplient à la vitesse de l'éclair. Néanmoins, j'ai beaucoup de misère à saisir toute l'importance que nous tous, passionnés du hockey, ainsi que les différents médias accordent à cette période...
Surtout depuis la fin du lock-out qui a amené le plafond salarial. Plus souvent qu'autrement, les équipes doivent maintenant ajouter du talent en tenant compte de ce plafond, ce qui complique la tâche de chacun des DG.
L'élément qui était absent, le cap salarial, fait avorter tout échange majeur. Maintenant, ce sont surtout des joueurs de 3e ou 4e trio qui change de camp.
Donc, difficile pour moi de comprendre la frénésie de TSN, en ondes depuis 8h ce matin pour la couverture de cette date limite. Je comprends qu'il faut analyser et décortiquer, mais à un moment donné, ils ne sauront plus quoi se dire autour de la table!
mercredi 23 février 2011
Le Canadien, un club énigmatique...
Autant il peut être mauvais contre les clubs de bas de classement, autant il peut battre les meilleurs de la Ligue, à tout moment. Une belle preuve hier, à Vancouver, où ils ont battu les meneurs au classement général à l'heure actuelle.
En regardant la première période, hier au Rogers Centre, je me grattais la tête et je me demandais bien comment cette équipe ait pu perdre à Edmonton et à Calgary tout en ne marquant d'un seul but... Ça relève du mystère!
Par ailleurs, je suis bien content de l'éclosion du petit David Desharnais, un joueur qui a longtemps été sous-estimé. Une belle histoire de persévérance et une autre belle preuve que, dans le hockey d'aujourd'hui, il n'est pas nécessaire d'être une armoire à glace pour tirer son épingle du jeu. Chapeau à l'ancien des Saguenéens de Chicoutimi, que j'ai eu la chance d'admirer de très près pendant plusieurs saisons...
Retour à domicile demain pour les Habs, face aux Leafs de Toronto, qui vont bien par les temps qui courent et qui s'approchent dangereusement d'une place en séries.
Quel club Jacques Martin aura-t-il sous la main?
Peter Stastny plante l'Avalanche
Un de ces échanges du dernier week-end a impliqué les Blues de St. Louis et l'Avalanche du Colorado. Le prometteur défenseur Kevin Shattenkirk, l'attaquant en puissance Chris Stewart et un choix de deuxième ronde sont passés aux Blues en retour d'Erik Johnson, Jay McClements et d'un choix de première ronde.
Cet échange a retenu l'attention de Peter Stastny, le légendaire Slovaque, ancienne vedette des Nordiques de Québec, ancêtre de l'Avalanche. Sans retenue, il a qualifié l'échange de destructeur, ni plus ni moins, pour l'organisation.
J'ai tendance à donner raison à Stastny. Shattenkirk a démontré de belles choses jusqu'ici malgré son jeune âge. Pour un, Johnson tarde à devenir le joueur qu'on croyait qu'il allait devenir, lui qui est un ancien premier choix universel.
Certes, il faudra attendre un peu avant de vraiment proclamer un gagnant de cette transaction.
Et l'Avalanche, qui a mis fin hier, justement à St. Louis, à une vilaine séquence de neuf défaites de suite, préparerait d'autres transactions.
Le droit du gros Albert
Pour ma part, je pense que le gros Albert a acquis tous les droits de tracer la ligne directrice de sa renégociation de contrat.
Pour un, Pujols ne veut sûrement pas que les négos deviennent une distraction pour son équipe, même si son club est équipé pour faire face à se genre de chose. Deuxièmement, son titre de M. Baseball à St. Louis lui donne le plein droit de faire ce qu'il veut, à sa manière.
On ne parle pas ici d'un réserviste ou d'un chausson qui joue un match sur 4. Mais plutôt d'un des meilleurs de l'histoire de la game, rien de moins!
Je ne suis pas étonné du tout qu'une entente n'est pas été conclue avant le début du camp d'entraînement. Les Cards ont la réputation de ne rien presser dans ce genre de chose (voir le cas Matt Holliday) et ils ont une carte cachée qui pourrait jouer aussi en leur faveur... Tony La Russa!
Selon Jon Heyman, de SI.com, le gérant, très près du gros Albert, exercerait une influence non-négligeable qui pourrait devenir un atout pour un éventuel nouveau contrat.
Une histoire à suivre... l'hiver prochain!
mardi 15 février 2011
L'éclosion de Milos Raonic
Je sais, c'est un "petit" tournoi celui de San Jose, un "250" dans le jargon du tennis, mais quand même. Raonic a ainsi confirmé les espoirs qu'on a vu en lui à l'Omnium d'Australie, où il s'est rendu à la ronde des 16 après avoir passé par les qualifications.
En voilà un qui a compris un des principes du tennis masculin: avec un gros service, tu peux te rendre assez loin. Raonic se sert de sa charpente (6 pieds et 5 pouces) pour servir des plombs à ses opposants. Mais, pour espérer se faufiler parmi les meilleurs, Raonic devra travailler les autres aspects de son jeu. Bonne nouvelle, le jeune de 20 ans en est pleinement conscient.
Le défi est emballant. Surtout quand ça fait des lunes que le Canada n'a pas eu de représentant digne de ce nom sur la scène mondiale.
Raonic est à Memphis cette semaine. Et il affronte Verdasco d'entrée de jeu.
mercredi 9 février 2011
Joel Quenneville en veut plus
Le club est inconstant (27-22-3 en date d'aujourd'hui) et peine à aligner les victoires. Ils ont d'ailleurs perdu quatre de leurs cinq derniers matchs.
L'entraîneur Joel Quenneville a cru bon rappeler à ses ouailles, hier à Edmonton, les vertus de l'effort et de l'intensité dans un entraînement de 45 minutes où les coups de patin étaient à l'honneur.
Tous les joueurs semblent être d'accord avec Quenneville qu'un coup de barre doit être donné. Parce que, faut l'avouer, les Hawks ont l'air de tout sauf de champions en titre depuis le début de la saison...
Un premier aperçu du résultat ce soir, alors que les Blackhawks sont en viste à Edmonton.
Who ya' got #4
Un autre "deux en deux" pour le CH, qui a quand même bien paru la semaine dernière avec trois victoires sur quatre dans de tels situations.
Grosse perte que celle de Marc Savard pour les Bruins. Ce dernier a annoncé hier qu'il serait à l'écart du jeu pour le reste de la saison suite à une (autre) commotion cérébrale. Ça sent la fin pour le p'tit #91, si vous voulez mon avis...
N'empêche, le DG Peter Chiarelli va tout faire pour essayer de remplacer cet attaquant du top six de son échiquier.
Le CH, lui, s'est fait prendre les culottes à terre dimanche par les Devils, à domicile de surcroît. Je pense que Jacques Martin et sa bande seront mieux préparés ce soir face à un club qu'il talonne au classement.
Pas de doute, c'est un match de quatre points ce soir et dommage que je sois sur la route pour voir ce match-là!
I GOT THE HABS, avec une grosse performance de Carey Price en bonus.
Regard vers le Super Bowl XLVI
Pourquoi ne pas regarder plutôt vers l'avenir et tenter de découvrir, tout comme John Clayton, de ESPN, quels seront les équipes aspirantes au Super Bowl XLVI, présenté au Lucas Oil Stadium d'Indianapolis?
Difficile de ne pas mettre les Packers dans ce panier pour l'an prochain. Ils ont, une fois de plus, prouvé que la tête de série n'a plus aucune importance en séries (ils étaient semés #6 dans la NFC). Un bon quart et une bonne défensive, voilà une recette qui est gagnante à tout point de vue. Pour cette raison, les Steelers seront dans le mix aussi pour l'an prochain.
Je vois aussi les Patriots, bien entendu. Tom Brady a été dominant cette saison, mais maintenant il devra trouver un moyen de retrouver la magie qu'il avait en séries avant de perdre le Super Bowl contre les Giants de New York. Mais avec Bill Belichick derrière lui, on n'est pas trop inquiets. En voilà un qui sait tirer le maximum de ses joueurs.
Les Colts d'Indianapolis seront dans le coup. Ils ont fait les séries cette année avec une armée de receveurs recrues et Peyton Manning s'en est quand même bien sorti dans les circonstances. Les retours de Dallas Clark et Austin Collie vont régler ce problème.
Dans la NFC, les Falcons d'Atlanta seront à surveiller. Matt Ryan est un quart en pleine montée; il devra maintenant s'afficher lors des grandes occasions, lui qui est 0 en 2 jusqu'à maintenant en carrière en séries d'après-saison.
Un paquet d'autres équipes se profilent. Les Saints de la Nouvelle-Orléans seront toujours une menace tant que Drew Brees sera le partant au poste de quart. Les Ravens de Baltimore, avec leur excellente défensive, est une autre équipe qui peut aspirer se rendre au match ultime.
Parmi les clubs en montée, j'ai hâte de voir la progression des Rams de St. Louis, avec le jeune Sam Bradford, qui a quand même tiré son épingle du jeu l'an dernier. Les 49ers de San Francisco, finalement, vont peut-être enfin jouer à la hauteur de leur potentiel sous la tutelle de Jim Harbaugh.
D'ici là, espérons que Roger Goodell et l'Association des joueurs de la NFL auront réussi à trouver un terrain d'entente.
La consécration pour Aaron Rodgers et les Packers
En bout de ligne, la plus vieille loi du football nous a donné un autre exemple de son intransigeance: 90% du temps, le match se joue au niveau des revirements. Et les Steelers, surtout Big Ben Roethlisberger, ont payé cher pour les trois revirements qu'ils ont commis... contre aucun pour les Verts.
Trois revirements qui ont donné 21 points aux Cheese-heads. Si on fait un p'tit calcul rapide, ça fait 25-10 au lieu de 25-31... sans compter ce que l'offensive des Noirs auraient pu contribuer s'ils avaient pu garder le ballon. Bravo à la défensive du Wisconsin, qui a largement dominé celle des Steelers dans une confrontation qu'on attendait (mais où était Troy Polamalu dimanche soir?).
Chapeau à Aaron Rodgers, couronné du titre de MVP du match. Un honneur pleinement mérité. Il a été sur le target pas mal toute la soirée et il aurait eu toute une ligne de stats si ses receveurs avaient capté des lancers faciles (j'ai vu au moins cinq drop-pass...)
La stratégie des Packers, celle d'éviter à tout prix Polamalu, aura été la bonne. Comme mentionné plus tôt, le Frisé n'a pas été un facteur dimanche soir. Rodgers l'a carrément évité en lançant partout sauf dans la zone où le 43 des Steelers se trouvait. Simple comme stratégie, mais c'était la chose à faire.
Maintenant, les Packers se profilent comme étant de sérieux prétendants pour les années à venir. Un quart dominant, qui a seulement 27 ans, mais aussi un noyau tout aussi talentueux que jeune. Sans compter que le DG Ted Thompson ne perdra pas beaucoup de joueurs via l'autonomie dans l'entre-saison.
Ça promet.
vendredi 4 février 2011
Le choix du Trente: le Super Bowl XLV
J'avoue que le choix est difficile. Deux excellentes défensives, deux quarts-arrières qui excellent sous pression. Mais un qui a un peu plus d'expérience. Faut pas oublier que Ben Roethlisberger connaît le tabac, lui qui a déjà deux championnats dans sa poche. Aaron Rodgers est tout un athlète, mais je pense qu'il ne peut encaisser autant de coups que le gros Ben face à une défensive physique...
Parce que, pour le reste, tout est pas mal équivalent.
Le choix du Trente: PITTSBURGH par 6.
mardi 1 février 2011
Les pauvres Cavaliers de Cleveland
Le départ de LeBron James, qui a quitté les Cavaliers de Cleveland pour se joindre au Heat de Miami l'été dernier, avait été accueilli avec colère dans la ville de l'Ohio. Une bien mauvaise nouvelle, en effet, pour une concession qui ne s'était pas rendu à la Terre Promise avec James et qui comptait bien sur lui pour les mener à cet endroit, un jour...
J'avais bien hâte de voir comment les Cavaliers se débrouilleraient sans King James.
Après un début prometteur (ils ont battu les puissants Celtics de Boston d'entrée de jeu), on s'est vite rendu compte que les Cavs ne feraient pas le poids cette année. Les blessures d'Anderson Varejao et de Mo Williams sont également venues mettre du sable dans l'engrenage. Les Cavs se débrouillent avec un alignement qui fait pitié, soir après soir.
La preuve: il risque, ce soir, de perdre un 22e match de suite, alors qu'ils reçoivent les . Ils sont à 2 petits matchs du record absolu de la NBA, détenus par les Grizzlies de Vancouver de 1995-96 et les Nuggets de Denver de 1997-98.
Comme on peut le lire ici, "La Décision", cet inutile mise en scène de ESPN pour annoncer le choix de la nouvelle équipe de LBJ, aura mené à "La Débâcle".
C'est comme si le destin voulait que les Cavs soient d'éternels perdants...
Est-ce la fin de Tiger Woods, tel qu'on l'a connu?
Il dresse un intéressant parallèle entre la carrière de Tiger Woods et celle du boxeur Mike Tyson. Deux hommes qui ont marqué leur sport; deux hommes qui étaient au sommet de leur art jusqu'à un événement vienne bousculer le déroulement de leur carrière...
Tyson était imbattable. Un tueur en série, presque. La force la plus intimidante de la boxe à l'époque, le plus jeune champion du monde des poids lourds. Puis, le faux pas: un KO essuyé au mains d'un pur inconnu, négligé à souhait, James "Buster" Douglas, dans un combat à Tokyo. Tyson n'a jamais été le même boxeur par la suite.
La même chose peut être dite pour Woods. Sa victoire au U.S. Open de 2008 sur une seule jambe a peut-être sonné le glas de l'Américain. Chirurgie au genou, ses déboires personnels, ses problèmes d'élan, tout simplement l'âge... voilà autant de facteurs qui font dire à Posnanski que les meilleurs jours du Tigre sont peut-être derrière lui.
N'empêche, le Tigre aura dominé son sport comme pas un:
C'est toujours possible pour Woods de rejoindre Jack Nicklaus pour le plus de victoires en tournois majeurs. Mais, plus le temps passe, plus le contrat devient colossal.This is why even the best who ever played — Nicklaus, Palmer, Watson, Faldo, whoever — didn’t win half the tournaments they entered or one-third of the tournaments they entered or even a quarter or one-fifth of the tournaments they entered. From 1962 to 1980, Nicklaus’s prime, he won 17 major championships — a glorious achievement. He finished second (or tied for second) 14 more times, which blows the mind. But that also means that he finished below second 45 out of 76 times. And that’s the man who won more than anyone.
(...)
This makes what Tiger Woods has done — from 1999 to 2008, 10 years, he won 13 of the 38 majors he entered, and 58 of the 173 PGA tournaments he entered — beyond legendary. But people cannot possibly expect Tiger Woods — at his age, after surgery, after his slog through the tabloids and, mostly, after his golf swing confusion — to become that player again.