vendredi 25 mars 2011

March Madness: le magnétisme des négligés

On est en plein milieu du March Madness, ce tournoi de basketball universitaire où 64 équipes, bonnes ou moins bonnes, en découdent pour déterminer qui sera coiffer du titre de champion national au terme d'une saison régulière et d'un tournoi de conférence. Une vraie religion chez nos amis du Sud.

Année après année, les grosses universités, les grosses pointures réussissent toujours à s'élever au rang des meilleures équipes. Qui n'a jamais entendu les noms de Duke, North Carolina, Michigan, Florida, Syracuse et Dieu sait que j'en passe...

Mais ce qui m'a toujours fasciné dans ce tournoi, c'est de voir les négligés de TOUS les parieurs faire leur petit bonhomme de chemin dans le tournoi. Des équipes presqu'inconnues du grand public, issues de conférences "mid-major" comme on les appelle (c'est à dire des conférences un peu moins forte que les équipes des grandes puissances, comme le Big East ou le Big 10) et qui réussissent à se frayer un chemin jusqu'au deuxième week-end, et même parfois jusqu'au Final Four.

Je me souviens du cas de Gonzaga. Basée à Spokane, dans l'état du Washington, elle a fait sa première apparition au tournoi en 1995. Quatre ans plus, elle s'est frayée un chemin jusqu'à la finale régionale, à la grande surprise de tous, en battant les grosses pointures qu'étaient comme Stanford et Florida avant de plier contre UConn.

Le tournoi de cette année ne fait pas exception. Dans les 16 équipes restantes du deuxième week-end, pas moins du quart sont semés entre 10 et 12. Sans oublier l'université Butler, cette même équipe qui est devenu l'an dernier la cinquième équipe issue d'une conférence "mid-major" au cours des 20 dernières années à se frayer un chemin jusqu'au Final Four, semé #8 dans sa région, qui a accédé à sa finale régionale hier soir, en battant Wisconsin.

Je me régale de voir autant d'underdogs performer de cette façon lors de cette classique annuelle. Ça donne des frissons quand on voit de grandes surprises hypothétiques devenir réalité parce qu'on sait que, dans un match sec, tout peut arriver...

Le magnétisme généré par ce genre d'équipe, des formations de cols bleus qui ont beaucoup moins de ressources que les grandes écoles, est ce qui me colle à mon fauteuil quand je prends le temps de regarder des matchs de ce tournoi fabuleux.

Un derby de démolition

Bien triste soirée pour Jacques Martin, hier soir, au TD Garden de Boston.

Tous les éléments étaient en place pour le match le plus important de la saison pour les Glorieux. Montréal était à trois petits points des Bruins, on voulait venger Zdeno Chara en les battant sur la patinoire et Mark Recchi a fait passer les docs du Canadien pour des menteurs.

Martin devait bien se demander, après le match, quelle tornade venait de démolir son club. Un verdict sans appel de 7-0, une humiliation en règle devant une salle comble qui n'en demandait pas tant.

(Ah oui, j'oubliais: évidemment, il n'y a pas eu de casse, comme c'était prévu...)

Mine de rien, les Rangers se pointent maintenant à deux points du Tricolore pour le 6e rang dans l'Est. Remarquez que d'affonter le Lightning au lieu des Bruins en première ronde serait peut-être une bonne affaire pour le Canadien!

jeudi 24 mars 2011

Il ne se passera rien

Tout le monde fait un plat avec le match de ce soir à Boston. Pour la première fois depuis la retentissante mise en échec de Zdeno Chara sur Max Pacioretty, Canadiens et Bruins s'affrontent.

Les médias en profitent pour parler de "revanche", un bien grand mot dans le camp des Habs, quand on sait que physiquement parlant, les hommes de Jacques Martin n'ont aucune chance contre les Big Bad Bruins...

Le hockey va demeurer le plan de match de Jacques Martin, vous pouvez parier votre chemise. Malgré tout le hype autour de ce dernier affrontement cette saison entre ces deux clubs du Original Six, il ne se passera pas grand chose. Comme à peu près tous les matchs-revanches où on prévoit de la casse...

D'autant plus que le toujours très crédible Gary Bettman a eu une rencontre avec les DG des deux équipes en présence pour les mettre en garde contre tout débordement. Houuuu....

Chose certaine, le vieux Mark Recchi n'a rien fait pour se faire des amis à Montréal, doutant de la sévérité des blessures de Pacioretty. Le dinosaure qu'est Recchi sait trop bien que si on veut lui faire payer ses mots ce soir sur la glace, il a des Lucic et des Chara pour s'occuper du dossier...

Ochocinco dans la MLS...

Ne reculant devant rien pour faire parler de lui, le receveur de passes des Bengals de Cincinnati, Chad Ochocinco (ou Johnson si vous préférez), s'est enrôlé au camp d'entraînement du Sporting Kansas City... de la Major League Soccer!

Ochocinco nous a tous rassurés: sa présence à ce camp d'une durée de quatre jours n'a rien d'un battage médiatique planifié. Il veut simplement profiter du fait qu'il est en lock-out dans la NFL pour élargir ses horizons...

Me semble, oui...

Tout porte à croire que cette idée "géniale" semble irriter au plus haut point l'état-major des Bengals, à commencer par l'entraîneur Marvin Lewis. En réunion à La Nouvelle-Orléans, mardi, ce dernier ne s'est pas gêné pour critiquer Ochocinco...

J'ai déjà hâte aux retrouvailles, quand le lock-out va se terminer...

mercredi 23 mars 2011

Pas si vite avec James Reimer

Même si leurs chances de participer aux séries sont minces (5 points de retard avec 8 matchs à jouer), l'éclosion du gardien James Reimer est une histoire qui fait jaser dans le camp des Maple Leafs de Toronto.

Encore hier soir, Reimer a blanchi le Wild au Minnesota, 3-0. Il a arrêté coup sur coup quatre échappées des joueurs du Wild au cours de ce match, en route vers une dixième victoire sur la route en 14 décisions.

Tout ça sous les yeux de ses parents, qui ont roulé pendant sept heures (Reimer est natif de Winnipeg) pour venir voir à l'oeuvre le rejeton.

N'eut été d'un début de saison désastreux, les Leafs seraient sûrement dans la course pour une place dans le tournoi printanier. L'arrivée de Reimer, un choix de 4e ronde en 2006, se veut une nouvelle rafraîchissante dans le camp des hommes de Ron Wilson. Malgré un récent passage à vide, il est celui, ni plus ni moins, qui est à la source de cette remontée fulgurante au classement.

Reimer vient-il régler tous les problèmes devant les buts? N'allons pas trop vite, si vous le voulez bien. Reimer a un potentiel énorme, mais n'empêche que, pour l'instant, il n'a que peu de millage dans la LNH (29 matchs).

Comme le dit si bien Damian Cox, ce matin, il faut être très prudent. Il espère que les Leafs ne placeront pas toutes leurs billes sur Reimer l'an prochain. Cox mentionne qu'on devra trouver un vétéran qui saura bien seconder Reimer dans sa tâche et qui sera présent si jamais le jeune a une déficience en cours de route.

Un dossier qui sera intéressant à suivre au cours de l'été.

mardi 22 mars 2011

Une cible parfaite (mais bravo quand même)

La LNH a finalement tranché: Matt Cooke va rater au minimum 14 matchs, au maximum 17, pour son coup de coude vicieux à la tête de Ryan McDonagh, dimanche dernier à Pittsburgh.

En le suspendant pour le reste de la saison et la première ronde des séries éliminatoires, la Ligue envoie un message clair qu'elle ne tolérera plus ce genre de comportements barbares sur la glace. Ce n'est pas compliqué, les joueurs doivent retrouver le respect qui les caractérisait jadis.

Oui, j'applaudis la décision de la Ligue, mais je dois admettre que la cible était parfaite pour établir une base pour les futurs suspensions. On était en présence d'une spécialiste de ce genre de coup interdit, suspendu déjà à plusieurs reprises dans le passé. C'était donc facile de faire de Matt Cooke un exemple, un voyou qui avait déjà, dans le passé, dépassé les bornes et qui s'en est souvent sorti qu'avec une petite tape sur les doigts.

Néanmoins, ils ont pris la bonne décision. Reste maintenant à savoir si ce standard sera maintenu dans le cas où c'est un joueur-vedette qui pose un geste similaire. Il est souhaitable que oui, mais on a le droit d'en douter, surtout après avoir vu Dany Heatley n'écopé que de deux matchs pour un geste pourtant similaire à celui de Cooke...

La culture de la LNH vit-elle un tournant en ce qui a trait à ses mesures disciplinaires? J'en doute encore, tout comme Damian Cox, du Toronto Star. Ce n'est pas une suspension qui va nous faire changer d'idée, mais plutôt la constance dans les décisions. Colin Campbell doit tout faire maintenant pour ne pas sombrer dans le "deux poids, deux mesures".

Bravo aussi à Ray Shero, conséquent de A à Z dans ses propos. Disant vouloir punir gravement les auteurs de ces gestes lors de la réunion des DG, la semaine dernière à Boca Raton, Shero n'a pas changé son discours d'une miette même si l'agresseur était un de ces joueurs.

lundi 21 mars 2011

Une belle opportunité

On verra maintenant si la Ligue Nationale de Hockey est une ligue sérieuse...

Matt Cooke, encore lui, a expédié au pays des rêves Ryan McDonagh, le défenseur des Rangers de New York, hier à Pittsburgh.



Voilà l'occasion qui se présente pour la LNH de montrer qu'elle est sérieuse dans ses intentions d'enrayer les coups à la tête gratuits comme celui d'hier. Voilà la chance de passer un message clair dans une situation rêvée où on est en présence d'un joueur qui n'en est pas à ses premiers gestes débiles dans sa carrière...


J'ai bien hâte de voir ce que Mario Lemieux pense maintenant des coups à la tête une fois que la sanction contre Cooke sera connu. Rappelons-nous que le Grand Mario avait été très critique envers le message que pouvait passer la Ligue suite à un match ternicieux entre les Penguins et les Islanders de New York.

Paradoxal quand même que Cooke, un artiste du cheap shot, évolue dans la même équipe que le meilleur joueur de hockey au monde, à l'écart du jeu présentement pour un coup à la tête...

En attendant, voici une collection des meilleurs moments de Matt Cooke...

mardi 15 mars 2011

L'affaire Chara et la LNH

Tout le monde a sa petite opinion sur le dossier Chara-Pacioretty.

On peut dire ce qu'on veut, y'a personne pour me faire à croire que Chara ne savait pas où il se trouvait sur la patinoire au moment de se faire déborder par Pacioretty. Évidemment, comme d'habitude, la LNH n'a pas mis ses culottes et aucune sanction additionnelle a été porté au dossier du grand Slovaque.

Je dois avouer que, sur le coup, complètement secoué par les images qui se défilaient sous mes yeux, mon analyse a été biaisé sur le coup de l'émotion. L'image d'un Pacioretty inerte sur la patinoire, sortant de la patinoire sur une civière, m'a fait craindre le pire.


Plusieurs parlent d'une décision courageuse de la part de la LNH, d'autres d'un manque de protection pour les joueurs sur la patinoire. Les opinions semblent partager, mais un fait demeure: comme le dit Philippe Cantin, de La Presse, le processus d'enquête menant à une suspension doit être revu.

Je m'explique mal comment on a pu parler à à peu près tout le monde d'impliqués dans le dossier, à l'exception de la victime elle-même!

Qu'importe, historiquement, la LNH n'a jamais été porté vers des positions avant-gardistes, et la solution en cinq points de Gary Bettman ne fait rien pour changer les choses non plus. On a beau créer les meilleurs comités du monde avec les anciens joueurs les plus crédibles, il n'en demeure pas moins qu'il va se passer beaucoup de temps encore avant de voir de vraies solutions concrètes pour aider à protéger les joueurs.

vendredi 4 mars 2011

Poussée irrésistible des Leafs

C'est drôle comment parfois, deux ou trois changements au sein d'une équipe de hockey peut avoir des effets bénéfiques.

Prenons l'exemple des Maple Leafs de Toronto. Les Leafs, une des risées de la Ligue en début de saison, connaissent leurs meilleurs moments de la saison, avec une fiche de 10-2-4 à leurs 16 derniers matchs. Ça coïncide avec les départs de Kris Versteeg, François Beauchemin et, plus récemment, Tomas Kaberle.

Les Leafs se sont même payés le luxe, hier soir, de battre les Flyers dans leur domicile...

Menés par le jeune gardien James Reimer (Toronto a une fiche de 16-8-5 depuis son premier départ le 1er janvier dernier) et par un Phil Kessel qui a enfin retrouvé le fond du filet, les Leafs ne sont qu'à trois points d'une place en séries dans l'Association de l'Est.

Tout un revirement de situation.

Et il faut (enfin) applaudir le travail du DG Brian Burke qui, lors de la dernière période des échanges, a obtenu beaucoup de choix au repêchage qui vont accélérer la reconstruction d'une équipe qui, soudainement, en a peut-être moins besoin! Sans oublier l'ajout de Joeffrey Lupul.

Enfin un peu de lumière au bout du tunnel dans la capitale ontarienne...

mercredi 2 mars 2011

Le suicide politique des Conservateurs à Québec

L'annonce de l'arrivée de Quebecor, une entreprise privée, dans le dossier du nouvel amphithéâtre à Québec, allait-elle finalement permettre au gouvernement fédéral de Stephen Harper d'inclure ses billes dans le montage financier de la construction du bâtiment.

Après avoir rejeté à quelques reprises l'implication des Conservateurs dans le projet, la ministre Josée Verner a, de nouveau, réitéré hier que son gouvernement ne participera pas financièrement à la construction du Colisée 2.0. Le Provincial et la ville de Québec devront se débrouiller sans eux...

Cette prise de position pour le moins étonnante annonce la fin des Conservateurs dans la région de Québec. Après avoir laissé miroiter l'espoir d'une participation avec un plan d'affaires, puis avec la participation du secteur privé, voilà que le PCC ferme la porte une troisième fois au projet de Régis Labeaume (qui semble d'ailleurs ne pas en croire ses yeux).

Comme suicide politique, on a rarement vu mieux.

Si, au moins, la position du fédéral aurait été claire en partant, il n'y a personne qui s'insurgerait aujourd'hui. Mais, au contraire, tout au long du processus, on a fait croire à tous qu'un investissement était possible et, surtout, qu'il était à venir.

Malgré cela, la détermination de Labeaume n'a pas empêché les partis en jeu d'en venir à une entente, samedi dernier.

Colisée 2.0: PKP is the man!

C'est Quebecor, avec Pierre-Karl Péladeau en tête, qui vient de s'entendre avec la ville de Québec pour la gestion du futur amphithéâtre multifonctionnel. Après des négos serrées, paraît-il, PKP est maintenant notre homme et il a maintenant le mandat de ramener une équipe de la LNH à Québec.

Au moins, ses intentions ont toujours été claires à ce niveau. Depuis le début, PKP rêve du retour de la LNH à dans la Vieille Capitale pour surtout concurrencer les méchants moineaux de Bell, qui contrôle à peu près tout ce qui se nomme hockey dans la Belle Province.

Maintenant, avec l'ajout de ce joueur majeur, Québec est nez-à-nez avec la ville de Winnipeg. Même que le MTS Centre est peut-être un peu petit pour recevoir un club de la taille des majeures. N'empêche, le tableau est clair: si un club de l'Association de l'Ouest est dans le trouble, il y a Winnipeg. Si la même chose se produit dans celle de l'Est, Québec sera prêt.

Tout est une question de temps, mais je pense qu'il ne faut pas brusquer les choses. Le facteur Gary Bettman en est un aussi qu'on va suivre. Le commissaire de la LNH ne semble pas favorable, à l'heure actuelle, à des mouvements de franchise. Mais en regardant les bancs vides qu'il y avaient, hier soir à Atlanta, Call Me Gary devra se rendre à l'évidence que ce n'est pas tous les marchés américains qui ont du succès, actuellement.