Plus qu’une semaine avant la fin du calendrier régulier dans la LNH et on constate que plusieurs candidats intéressants se profilent pour l’obtention du trophée Jack-Adams, remis annuellement à l’entraîneur de l’année dans la ligue.
Une des questions fondamentales : est-il plus facile pour un entraîneur : 1) de tirer le meilleur d’une équipe favorite ou 2) d’obtenir des résultats malgré un bassin de talents limité et/ou le nombre de blessures qui peut survenir au sein d’une équipe pendant une saison?
Difficile à dire, mais peu importe la réponse ou les critères, voici ma liste des hommes de hockey qui méritent considération cette année :
• Alain Vigneault, Canucks : oui, ils avaient les chevaux, mais il a quand même fallu qu’il fasse performer son équipe malgré les attentes élevées dans son cas. Malgré les blessures à cinq défenseurs réguliers à un moment donné, la machine des Canucks a roulé à fond de train, avec comme résultat que le trophée du Président est dans la poche, avec une avance de 11 points! • Dan Bylsma, Penguins : il a gardé son équipe dans la course aux séries malgré la perte des deux meilleurs joueurs offensifs de son équipe (Crosby et Malkin) en misant sur un jeu un peu plus défensif . Tout un tour de force. Sans compter que les chances sont fortes que les Pens ait l’avantage de la glace en première ronde.
• Mike Babcock, Red Wings : un peu la même situation que Bylsma, puisqu’il a dû se débrouiller sans Pavel Datsyuk (19 matchs) et Brian Rafalski (19 matchs). Pas de problème quand tu as un vétéran défenseur (Lidstrom) qui produit comme à ces belles années. Année après année, les Wings sont dans la course et Babcock a son gros mot à dire dans ces succès.
• Jacques Lemaire, Devils : difficile de passer sous silence le travail de « Coco » Lemaire, qui a littéralement dressé la barque chez les Démons. Malheureusement, son embauche est survenue un peu trop tard, de sorte qu’une exclusion des séries va diminuer ses chances de l’emporter. Mais il obtiendra des votes quand même.
• Guy Boucher, Lightning : quelle embauche de Steve Yzerman. L’ancien des Wings savait ce qu’il faisait quand il a fait de Boucher son entraîneur-chef. Un virage à 180 degrés pour Tampa Bay, qui fera les séries cette année après avoir terminé au 12e rang dans l’Est l’an dernier. On dirait que tout ce que touche Boucher se transforme en succès. Le Lightning est un club à surveiller au cours des prochaines années…
• Jacques Martin, Canadiens : oui, il est un entraîneur qui pratique un système défensif, mais force est d’admettre qu’il a fait des merveilles avec une équipe décimée par les blessures, notamment en défensive. Quand tu perds Andreï Markov, Josh Gorges et Jaroslav Spacek, les effets peuvent être catastrophiques. Pas ici, puisque le Tricolore va se qualifier malgré tout pour les séries. Une qualification signée Carey Price et Jacques Martin.
Mes finalistes : Vigneault, Bylsma, Boucher.
Mon gagnant : Boucher. Un choix sentimental, je l’avoue. Mais pour arriver à un redressement de la sorte, ça prend un coach qui a un plan, mais aussi des joueurs qui achètent le plan de l’entraîneur, et ce n’est pas tous les entraîneurs recrues qui ont cette capacité de bien vendre leur salade. Guy Boucher a ramené le Lightning dans la respectabilité et il doit être récompensé.
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