Hier soir, je vais voir sur TSN le score à Indianapolis. New England 31, Indianapolis 14 au 4e quart; je me suis dit "ça y est, les Colts vont en perdre une première, je peux aller au lit..."
Je me lève ce matin, je syntonise SportsCentre et je vois, dans le bas de l'écran, à droite: NE 34 IND 35.
Quoi? Je rêve encore? Je suis encore endormi?
Non, c'est plutôt Bill Belichick qui s'est endormi sur les lignes de côté, hier. Avec 2:08 à jouer, avec une avance de 6 points (34-28), Belichick à opté pour y aller sur un 4e jeu et 2 verges à franchir... à sa propre ligne de 28!!!
Résultat: les Pats arrivent à court du premier jeu, un jeu qu'ils auraient pu contester, mais non, ils étaient à court de temps d'arrêt. Donc, impossible d'aller à la reprise vidéo...
Revirement donc, les Colts reprennent le ballon au 28 des Pats et avec le résultat que l'on connaît.
Ce matin, les Colts sont à 9-0; les Pats à 6-3.
Simplement cette dernière ligne nous en dit beaucoup sur la lourdeur de la décision de Belichick. Au lieu de pouvoir défier les Colts pour la meilleure fiche de la AFC, les Pats devront se contenter du championnat de division. Et d'un seul match à domicile en séries, contrairement à deux s'ils sont champions d'association.
Certains approuvent la décision de Belichick; faut certainement reconnaître le courage du Capitaine Capuchon dans cette décision qui fait jaser. Mais comme Peter King, de SI.com, qui décortique et illustre bien le jeu fatidique, je pense que le call de Belichick n'était pas le bon.
Il faut se demander à quel point BB a confiance à sa défensive face à un quart comme Peyton Manning. Pour vouloir garder l'attaque sur le terrain dans une situation aussi délicate, il faut croire que Belichick ne croyait pas sa défensive capable de stopper Manning sur une distance de 70 verges en moins de 120 secondes...
Un message qui va être captée par tout le monde, ou presque, dans la NFL.
Une crampe au cerveau qui pourrait coûter l'avantage du terrain quand les deux clubs se reverront en finale d'association... ou peut-être avant. Une décision qui pourrait donc revenir hanter les Patriots.
AJOUT: néanmoins, 12 heures plus tard, Belichick réitère: il aurait fait la même chose. Il croit vraiment que c'était, pour lui, la meilleure façon de gagner.
On a beau dire ce qu'on veut, Belichick a des nerfs d'acier. Il va faire face à une critique virulante cette semaine, mais il persiste et signe. C'est ce qui fait de lui un des grands entraîneurs de l'histoire de la NFL.
lundi 16 novembre 2009
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