Bon, nous y sommes enfin. Les séries de la Coupe Stanley commencent demain et j'ai hâte. Hâte d'envahir ma blonde de deux games de hockey, minimum, à tous les soirs sur la 50 pouces. C'est d'ailleurs la particularité de la première ronde. Y'a du hockey tout le temps à TV. Du bonbon, même s'il fait beau dehors!
Surtout que ma saison sur glace est maintenant terminée... j'aurai tout le loisir de me coucher à ces heures tardives lorsqu'il y aura des matchs dans l'Ouest...
Allons-y d'une petite analyse des huit séries en présence. Des séries qui s'annoncent quand même intéressantes.
Conférence de l'Est
Halak seul au combat: si je pouvais, je choisirais Washington en 3! Surtout de la manière que le CH a joué dans la dernière semaine, difficile de croire que les Habs peuvent réaliser le miracle attendu. Le pauvre Jaroslav ne pourra faire tout à lui seul, face à une attaque-missile comme celle des Caps. Même la frénésie des séries à Montréal ne viendra pas à bout d'Ovechkin et sa bande. Seul interrogation pour Washington, c'est devant le filet. Mais José Théodore n'est pas Brian Boucher. WASHINGTON EN 5.
Comment parier contre Brodeur?: les Flyers, comme Montréal, ont peiné pour entrer dans la danse du printemps. Leur contrat s'appelle les Devils du New Jersey et Martin Brodeur. Les Oranges ont les éléments à l'attaque et en défensive pour challenger les gars de Coco Lemaire, mais la différence dans le filet est tellement flagrante que c'est un crime de choisir Philadelphie pour avancer. NEW JERSEY EN 6.
La chance des Bruins: la position idéale dans l'Est pour un underdog était la 6e place. Face à un club qui marche par séquence comme les Sabres de Buffalo, tout est possible. Surtout pour une équipe comme Boston, qui pourrait faire appel au jeune Tuukka Rask devant le filet. Buffalo, un club imprévisible, aura besoin de tous ses outils, mais surtout d'un Ryan Miller en pleine forme pour venir à bout des Noirs. Je me demande bien si, justement, ce Miller s'est bien remis de la défaite des USA à Vancouver... BOSTON EN 7.
Un bon contrat pour Ottawa: on souhaite bonne chance aux Sénateurs face à Pittsburgh. Ils viennent de perdre AK27 et on la lourde de tâche d'affronter les champions défendants. Malgré une fin de saison en dents de scie, difficile de gager contre les chances des Pens. Crosby est tout un meneur et il fera la différence. Si la logique est respectée, ce sera du bonbon en deuxième ronde avec une autre série Pittsburgh–Washington. PITTSBURGH EN 5.
Conférence de l'Ouest
Des chokers, oui, mais on se calme quand même: c'est connu, San Jose a de la misère en séries. Depuis l'éternel. On dirait que c'est à cause de Joe Thornton! Mais de là à penser que l'Avalanche va leur jouer un tour en partant, on va se garder une gêne. C'est déjà tout un exploit pour la troupe de Joe Sacco de s'être qualifié. Et attendons une autre ronde avant d'envoyer les Sharks en vacances. SAN JOSE EN 5.
Gros club, pas de gardien: les Hawks sont talentueux, et y'en a plusieurs qui les mettent en finale de la Coupe dès cette année. Leur problème est dans les poteaux, où ils n'ont pas la stabilité qu'ils pouvaient avoir l'an dernier avec Nikolaï Khabibulin. Antti Niemi ou Christobal Huet... disons que c'est loin d'être un duo convaincant. Les Prédateurs vont leur sacrer une frousse, mais je me fis au talent des Toews et compagnie. CHICAGO EN 7.
C'est le temps de briller pour Luongo: le gardien montréalais s'est enlevé l'étiquette de loser aux JO, mais son jeu est quand même erratique depuis la pause olympique. C'est maintenant le temps de passer à un autre niveau lors du tournoi printanier. De réaliser l'exacta "médaille d'or-Coupe Stanley" doit sûrement être une motivation de choix pour Luongo. De plus, les Canucks sont supérieurs aux Kings à tous les niveaux. VANCOUVER EN 6.
Phoenix dans la série de la mort: à la Coupe du Monde, il y a le groupe de la mort. Ici, c'est la série de la mort. Personne ne voulait tomber sur les Wings, cette équipe aguerri qui fait peur à tout le monde, surtout depuis un mois. Les surprenants Coyotes auront la lourde tâche de dérailler le train bourré d'expérience de Détroit. C'est la frénésie à Phoenix avec une si belle saison, mais j'ai l'impression que Détroit va casser le party assez rapidement. DÉTROIT EN 5.
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