mardi 28 juin 2011

Le triste sort des Dodgers de Los Angeles

Qui aurait cru qu'un jour, au sein de la toute puissante et richissime Major League Baseball, on verrait une équipe se servir du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux États-Unis pour se protéger de ses créanciers?

C'est pourtant le triste sort de Frank McCourt. Il vient de mettre son équipe, les Dodgers de Los Angeles, dans les mains de la juridiction américaine. Voilà une belle patate chaude pour le commissaire Bud Selig, celui qui avait permis l'achat des Dodgers malgré des problèmes évidents de manque de liquidité.

Le résultat est atroce: dans un marché énorme, assez grand pour permettre la coexistence de deux franchises, les Dodgers essuient des revers, non seulement sur le terrain, mais aux guichets aussi, où l'année s'annonce catastrophique.

Le règne de McCourt, long de sept ans, aura été un désastre sur toute la ligne.

Et le pauvre Don Mattingly, à son année recrue à la barre des Dodgers, qui est pris au beau milieu de ce fiasco grossier. Évidemment, tout en classe, Mattingly refuse de faire une relation directe entre les problèmes de McCourt et les performances sur le terrain. Mais tout le monde sait que les Dodgers avaient autant besoin de ces problèmes administratifs qu'une série de bottés au derrière...

Mais, comme le dit Bill Plaschke, du L.A. Times, c'est Frank McCourt qui a tout perdu. Et les Dodgers, eux, ont encore tout.

L'histoire. Les victoires en Séries Mondiales. Vin Scully. La patte gauche de Fernando Valenzuela. Pedro Guerrero. Ron Cey. Le foutu circuit de Rick Monday.

Rien n'est vraiment perdu, finalement, à Los Angeles.

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