C'est la victoire fracassante de Rory McIlroy au Congressional qui aura retenu l'attention de bien des gens, ce week-end.
Certes, la facilité déconcertante avec laquelle le Nord-Irlandais a pulvérisé l'opposition aura marqué l'histoire de cette classique vieille de 111 ans. Mais ce que je retiendrai, surtout, c'est que la leçon apprise à la dure au Masters, qui avait vu McIlroy trébucher en laissant filer une avance de quatre coups lors de la dernière journée, aura servi le jeune golfeur de 22 ans.
Samedi soir, il affirmait sans gêne qu'il savait ce qu'il avait à faire pour boucler la boucle afin de ne pas louper la chance de mettre la main sur un premier titre du Grand Chelem.
Ce que McIlroy a démontré, c'est une maturité hors du commun pour un golfeur de son âge. Plutôt que de voir ça trop gros, il a plutôt géré l'hécatombe d'Augusta de la meilleure manière possible en mettant le golf en juste perspective, dans le but de devenir un meilleur golfeur et pour mieux réagir dans de pareilles circonstances. Chapeau.
Pas de doute, le golf, et le sport en général aussi, s'internationalise. C'est un cinquième tournoi majeur de suite qui échappe aux golfeurs américains.
Maintenant, les yeux seront dorénavant tournés vers McIlroy. Il est devenu le 2e plus jeune gagnant d'un tournoi du Grand Chelem (22 ans et un mois), devançant même Jack Nicklaus (Tiger Woods est le seul à avoir gagné un tournoi majeur à 21 ans).
Il n'en fallait pas plus pour lancer les comparaisons...
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