Depuis que je suis tout petit, soit depuis que je pratique le sport, peu importe la discipline, qu'on me répète que la préparation est importante. Et, croyez-moi, ça l'est encore plus quand on est un arbitre dans la mi-trentaine qui en décout avec des jeunes de 16 à 20 ans sur la patinoire.
Préparation physique: se mettre en forme durant la période estivale, bien s'alimenter, bien dormir et s'offrir une discipline pour ne pas commettre d'excès, garder la forme durant la saison. Préparation mentale: exercices de visualisation, renforcement positif, connaître l'importance du match à venir, connaître aussi les joueurs, les brasseurs de merde, connaître les entraîneurs et leurs habitudes.
Tout ça dans le but certain d'accéder au succès.
Pour des athlètes, tout ces éléments pour aller chercher le dixième de seconde, la mille à l'heure ou les dix verges qui, en bout de ligne, feront la différence entre le gagnant, celui dont on se rappellera, et l'éternel deuxième, celui qui est relégué aux oubliettes!
Ça m'amène à Rory McIlroy. L'Irlandais de 22 ans a soufflé tout le monde au U.S. Open et il ira en découdre au Royal St. George's cette semaine pour l'Omnium Britannique.
Ouf... le St. George's... un endroit pas très hospitalier pour les golfeurs. Attendez-vous à un fort vent, peut-être nordet, pour ralentir les ardeurs des joueurs. Le St. George's est ce qui se rapproche le plus de la lune, apparemment...
Or, combien de ronde de golf a joué McIlroy depuis sa victoire au Congressional le mois dernier?
Zéro.
Désistement à l'Open de France. Idem au tournoi d'Écosse.
Je crois aux aptitudes de McIlroy. Je pense que, mentalement, sa victoire au U.S. Open a fait oublié sa déconfiture au Masters. Mais de ne pas jouer de golf compétitif entre deux tournois majeurs avant de s'attaquer à un monstre, où vous devez battre non seulement le field, mais aussi le terrain... sans oublier les attentes, inévitables attentes, qui ont gonflé de manière démesurée depuis un mois. Je me dis alors que c'est un suicide professionel. Pour ce week-end, en tout cas.
C'est une drôle d'approche. Je comprends qu'il pratique. Qu'il frappe des balles. Mais de jouer en compétition nous amène des situations qu'on ne peut vivre seul sur le terrain de pratique.
McIlroy, bien sûr, ne s'en fait pas avec ça. Pour lui, c'était la meilleure préparation que de prendre congé.
À lui de me faire mentir, maintenant.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire