mardi 10 mars 2009

Congédiement de Carbo: panique à bord ou geste nécessaire?

Henri-Paul Rousseau a le sourire fendu jusqu'aux oreilles ce matin!

Sa justification publicisée des ennuis de la Caisse de dépôt, hier midi, a pris le bord quand l'onde de choc provoqué par Bob Gainey a secoué le Québec, sur l'heure du souper: Carbo est viré!

À 16 matchs de la fin de la saison régulière, c'est une décision audacieuse et un pari risqué pour Gainey. Si le CH ne se classe pas pour les séries, on s'imagine mal comment Gainey pourra rester en place. Quitte ou double, comme l'écrit si bien Jean-François Bégin.

Le plus intriguant là-dedans, c'est que les opinions diffèrent. Plusieurs y voient un geste de panique alors que d'autres appuient la décision de Gainey en y voyant là un geste nécessaire qui saura relancer l'équipe.

L'unique Réjean Tremblay, toujours dans La Presse, voit dans tout ça une décision de panique, ni plus ni moins, dicté autour de la nécessité de faire bouger les choses afin de sauver cette saison du centenaire. Rappelez-vous les commentaires du président Boivin, qui a lui-même parlé de Coupe Stanley en cette année mémorable...

Chose certaine, les décisions douteuses de Carbo lui auront jouer un mauvais tour. Son inexpérience et son manque de communication flagrant avec ses joueurs auront également contribué à sa destitution après près de deux saisons à la barre du CH.

Les joueurs l'ont-ils laissé tomber? Autre hypothèse plausible auquel corrobore les "ex" Michel Bergeron et Jacques Demers. C'est connu que, plus souvent qu'autrement, les joueurs dictent la façon de faire de plusieurs manières, quand ils en ont assez avec le bench boss: la complaisance dans la victoire ou la défaite, l'indiscipline à outrance et le manque d'intensité dans leur jeu.

Reste qu'un congédiement d'entraîneur, c'est toujours un peu navrant. Je sais bien qu'un entraîneur est engagé pour être viré en bout de ligne, n'empêche qu'on a la gachette facile quand ça fait pas notre affaire! Spécialement à Montréal, où la direction du CH est loin d'être un modèle de stabilité pour les entraîneurs qui y sont embauchés.

Avec 9 des 10 prochains matchs au Centre Bell et face à plusieurs adversaires de deuxième ordre, Gainey a tous les éléments pour passer pour un visionnaire.

Ça commence ce soir avec Edmonton.

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