Sans dire que c'était le meilleur Super Bowl de tous les temps, force est d'admettre que nous avons assisté à un très bon spectacle dimanche soir à Dallas. Les Steelers de Pittsburgh auront réussi à faire un match de cette classique en deuxième demie, après une première moitié nettement à l'avantage des Packers de Green Bay (21-10).
En bout de ligne, la plus vieille loi du football nous a donné un autre exemple de son intransigeance: 90% du temps, le match se joue au niveau des revirements. Et les Steelers, surtout Big Ben Roethlisberger, ont payé cher pour les trois revirements qu'ils ont commis... contre aucun pour les Verts.
Trois revirements qui ont donné 21 points aux Cheese-heads. Si on fait un p'tit calcul rapide, ça fait 25-10 au lieu de 25-31... sans compter ce que l'offensive des Noirs auraient pu contribuer s'ils avaient pu garder le ballon. Bravo à la défensive du Wisconsin, qui a largement dominé celle des Steelers dans une confrontation qu'on attendait (mais où était Troy Polamalu dimanche soir?).
Chapeau à Aaron Rodgers, couronné du titre de MVP du match. Un honneur pleinement mérité. Il a été sur le target pas mal toute la soirée et il aurait eu toute une ligne de stats si ses receveurs avaient capté des lancers faciles (j'ai vu au moins cinq drop-pass...)
La stratégie des Packers, celle d'éviter à tout prix Polamalu, aura été la bonne. Comme mentionné plus tôt, le Frisé n'a pas été un facteur dimanche soir. Rodgers l'a carrément évité en lançant partout sauf dans la zone où le 43 des Steelers se trouvait. Simple comme stratégie, mais c'était la chose à faire.
Maintenant, les Packers se profilent comme étant de sérieux prétendants pour les années à venir. Un quart dominant, qui a seulement 27 ans, mais aussi un noyau tout aussi talentueux que jeune. Sans compter que le DG Ted Thompson ne perdra pas beaucoup de joueurs via l'autonomie dans l'entre-saison.
Ça promet.
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